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Full text of "La survivance (1931-11-25)"

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La langue tient étroitement à Ia 
râce. Elle en est l'expression la plus 
nette, Ia manifestation la plus haute... 
Le style porte la marque de l'individu. 
La langue porte l'empreinte de la-race, 


Mgr PAQUET. 


Ed 

Ù “Quand un fils, canadien français, 
: parle à sa mère dans une autre langue 
que celle qu’elle lui à apprise sur ses 
genoux, je me demande si ce fils aime 
sa mère.” 

Les doux souvenirs de l'enfance, les 
tendres caresses de celle qui lui a 
donné le jour; les premiers mots qu'il 
bégaya en cette belle langue; il les a 
donc oubliés? 


>] <20-0-emen vee-m+ eue anse -en-0-20-000-0 me came.) 


10010 109e rue Téléphone 24702 


Organe officiel de l'Association Canadienne-française de l'Alberta 
{imprimé par l’Imprimerie la “Survivance” 


Vol. IV. 


EDMONTON 


À propos d'un anniversaire 


11 y a exactement un an aujourd’hui, en présence d’une 
nombreuse assistance de prêtres et de laïques amis et bienfai- 
teurs de l'oeuvre de presse catholique et française qu'est la 
“Survivance”, S. E. Mgr Joseph Guy, vicaire apostolique de 
Grouard, bénissait les bureaux et les ateliers où se rédige et 


s'imprime l'unique journal canadien français de cette province. | 


A cette occasion, le digne évêque de Grouard avait fait 


“DIEU ET PATRIE” 


s, 
LI 


Pauvre fils! il n’aime plus sa mère. 
Mgr LANGEVIN. 


Abonnements Canada, $2; E.-U. 52.50; Europe, 33 


; ALBERTA, LE 25 NOVEMBRE 1931. 


Nouvelles 


d'Edmonton 


Le concert radiophonique 
français 


Le concera radiophonique français 
irradié par le poste CJCA sous les 
auspices de l'A.C.F.A, lundi, le 23 
novembre, fut un sucès pour le trio 
“Passe-temps'”, qui offrait le pro- 


Chroni de l'A.C.F 
ronique de l’A.C.F.A. 
Les distributions de prix du con- prix de l’école privée à Warwick. 
cours de français de l'A.C-F.A. vont Ce soir a lieu celle de Brosseau- 

bon train. Nous regrettons ne pas Duvernay. 
pouvoir donner plus de détails sur + sk # 


chacune d'elles. Le secrétaire général continuera en 
La première qui doit être mention- | faisant la distribution des prix à La- 
née cette semaine est certes celle qui|fond demain soir. 
eut lieu dimanche soir dernier au ÉS 
Juniorat Saint-Jean. Elle était sous 


ES Éd 


ressortir toute l'importance que l'on devait attacher à une! 


oeuvre qui était appelée à “continuer dans cette partie du pays 
“le geste de Dieu par les Francs”, et à faire respecter tout ce 


qui doit être respecté”. 


M. le Dr J.-L. Petitclerc, président de l’A.C.F.A. en remer- 
ciant, en termes fort choisis, S. E. le vicaire apostolique de 


Grouard, d’avoir béni le nouvel édifice qui abriterait désormais 
Porgane de défense des traditions catholiques et françaises en 
Alberta, déclarait qu'il avait l'assurance que le journal des 
Canadiens français de cette partie du pays vivrait pendant de 
nombreuses années et accomplirait tout le bien qu'il en espérait. 

“Nous sommes des hommes de foi”, avait dit le T. R. P. 
Langlois, O.M.I, provincial des Oblats de la province Alberta- 
Saskatchewan, quelques moments avant que se déroulassent 
les cérémonies de la bénédiction. “Nous avons foi en l'avenir 
que Dieu réserve à notre petit peuple. Pour assurer sa mission 
civilisatrice nous-sommes prêts à tous les sacrifices. . . 

“Nous étions ici avant les chemins de fer, les avions et les 
radios, ajoutait-il. Nous étions ici avant les champs aux blés 
d’or, et nous avons vécu; nous y serôns demain encore quoi qu’il 
arrive, laissant à ceux qui ne comptent que sur l’or pour faire 
des oeuvres de ne point faire face à l'orage.” 


En terminant, le R. P. Langlois rappelait à ses distingués 
auditeurs l'existence des maisons canadiennes françaises et 
catholiques établies en Alberta pour assurer la survivance de la 
foi par la survivance de la langue. Il signalait aussi tout l'intérêt 
que doivent toujours porter les véritables Canadiens français 
au journal qui aspire à continuer l’apostolat de ceux qui ont 
creusé le premier et si rude sillon en ces pays nouveaux. 


Ces paroles prononcées il y a déjà un an n’en gardent pas 
moins une signification toujours profonde et bien actuelle. Il 
importait de les signaler de nouveau afin qu’elles ne prissent 
pas trop vite le chemin de l'oubli. ‘ 


Qu'on les relise souvent afin de ranimer chez les uns et 
fortifier chez les autres l'énergie qui doit soutenir nos convic- 
tions religieuses et nationales. 


Qu'elles soient enfin un sujet de nombreuses et fortes 
réflexions de la part de ceux qui seraient tentés de mésestimer 


le noble rôle que joue et jouera le seul organe de langue française 
en cette province de l'Alberta. 


Maurice LAVALLEE. 
oo, 


Nouvelles [M Roue 
use Ne administration 
de l'Alberta conservatrice 


L’Alberta est à l’honneur 
- à Toronto 


HALIFAX.—La vraie solution au 
chômage est le commerce, et 1a poli- 
tique tarifaire du gouvernement Ben- 


gramme suivant: 


1. Chant: Si mes vers avaient des 
ailes, Mile Bérengère Mercier; 2. 
| Flûte: Sérénade badine, Gabriel Ma- 
jrie: M. Hubert Norbury; 3. Piano: 
Îpas des amphores: Mille Florence 
Bonisteel. Celle-ci accompagnait au 
piano Mlle B. Mercier et M. Norbury. 
4. Chant: Berceuse de Jocelyn: le 
trio; 5. Chant: En dormant: Mlle B. 
Mercier. 


M. Augustin Morin rendit avec 
beaucoup de talent deux chansons 
pour basses: Célébrons le Seigneur, 
Geo Rampies; Philémon et Baucis. 
Mine A. Morin l’accompagnait au 
piano. 

M. le Dr J.-L. Petitclerc, président 
général de l'A.C.F.A. a présenté les 
artistes. 

% *% 


De retour 


Éd 


Le R. P. Arsène Alac, O.M.I, était 
récemment de passage à Edmonton, 
en route pour la mission de Saint- 
Bruno, après un voyage de six mois 
duus son pays natal, la France, où il 
a eu le bonheur de visiter les membres 
de sa famille qu'il n'avait pas revus 
depuis 27 ans. 


# * 


Etudiant qui ira à Oxford 


M. Edward Alexander McCourt, un 
étudiant en cinquième année à l’Uni- 
versité de l'Alberta, sera le prochain 
boursier du prix Rhodes. Cette bourse 
lui permet de passer trois ans à 
Oxford. Il se spécialisera dans l'étude 
de la langue anglaise. M. McCourt 
est originaire de Mullinger, Irlande. 


7" %X 


Is échappent miraculeusement 
à la mort 


Deux hommes et une femme ont 
échappé à une mort quasi certaine 
quand l'automobile où ils se trou- 
vaient enfonça le garde-fou du pont 
de Rat Creek et fit une chute de 40 


la présidence d'honneur de S. E. Mgr 
l'archevêque d'Edmonton qui avait 
voulu accepter l'invitation de l'A.C. 
F.A. d'y être présent. L'Exécutif de 
l'Association était représenté par le 
R. P. Armand Bouchard, OM.I, M. 


Vendredi soir, il fera celle de Saint- 
| Paul. = 
| Samedi, celle de Saint-Edouard. 
| # * # 

Ce qui suit n’est pas encore décidé 
d'une façon définitive. 

Si les conditions de transport le 


Hector Allard, M. J.-O. Pilon et le! permettent, c'est-à-dire, si les occa- 
secrétaire-général. Le supérieur de la |sions se présentent, l'idéal pour le 
maison, le R. P. Henri Routhier, O.|secrétaire général serait d'être diman- 
MI, est également membre de lexé- | che à Saint-Lina après la basse messe, 
cutif. Le P. Routhier a présenté les|ä Thérien, après la grand'messe, à 
orateurs qui furent le secrétaire gé- | Saint-Vincent, dans l'après-midi, et à 


TORONTO.—La province de l'Al- 
berta a remporté de nombreux cham- 
pionnats à la récente Exposition 
Royale d'hiver de Toronto. D'abord, 
M. Eddie J. Shank d'Athabaska s'est 
classé le premier dans la -catégorie du 
blé de printemps. Sur neuf prix ac- 
cordés dans la catégorie du blé de 
printemps, les six premiers, à l'ex- 
ception du quatrième furent rempor- 
tés par des albertains. M. Herman 
Trelle, le détenteur actuel du titre de 
roi du blé dans l'univers, s’est classé 
le sixième. 

M. -Erich Anderson de Wembley a 
décroché la première place dans la 
catégorie de l'avoine présentée dans 
la classe ouverte. Dans la catégorie 
de l’avoine hâtive, M. Herman Trelle 
s’est classé le premier. 


Dans la classe des bouvillons Aber- 
deen Angus, l’Université de l'Alberta 
s'est placée au premier rang et a 
aussi remporté le championnat dans 
la catégorie des bouvillons Shorthorn. 
# 3% 


Un surplus de $348,768 


L'administration des ressources na- 
turelles de l'Alberta a rapporté un 
surplus de $348,768 pendant les six 
premiers mois de l’année. Il appert 
d'une façon manifeste que le gouver- 
nement a bénéficié du transfert des 
ressources naturelles à la province. 
Les comptes publics de l'année fiscale 
se terminant le 31 mars dernier et 
que l'hon. M. R. GC. Reid, trésorier 
provincial, a rendus publics mardi, 
montrent qu'il y ‘a un déficit de 
$2,306,581 dans les revenus généraux. 

‘ À ce déficit il faut ajouter celui du 
département du téléphone qui se chif- 

fre à $144,170 ©. 2. 

= : ne OO 

. MONTREAL.—Les autorités de 


DRE ES 
om orme 


L 
CS 


nett n’a apporté ni commerce ni re- 
venu. Telles sont les deux principales 
idées développées ces jours-ci par 


Y'hon. W.-L. Mackenzie King, dans un | 


discours prononcé à l'association libé- 
rale de la Nouvelle Ecosse. 

Deux fois, dans le dernier demi- 
siècle, dit M. King, le parti Mbéral a 
sauvé le Canada de la dépression: en 
1896 et en 1921, et plus que jamais les 
libéraux doivent se préparer à accom- 
plir cette tâche, comme ils l'ont fait 


-[ dans le passé. 


Les modifications tarifaires de M. 
Bennett entraïnent des altérations 
dans une mesure sans égale dans 
l'histoire, continua M. King. Le ré- 
sultat de ces changements, ce ne sont 
ui la protection ni le revenu, mais la 
prohibition dans le commerce. Si 
grands ont été les changements, que 
les fonctionnaires du ministère du 
Revenu National en ont été troublés. 
Et il est possible qu’un désastre se 
produise dans le ministère avant que 
nous sachions où nous en sommes. Les 
intérêts commerciaux du pays ont été 
compromis par suite de l'incertitude 
créée par la politique de M. Bennett. 

Le chef libéral préconisa la nomi- 
nation d'une commission pour résou- 
dre le problème du chômage, et s'op- 
posa au fait de confier de grandes 
sommes d'argent à un seul ministère. 
Le premier ministre, ‘dit-il, après 
avoir promis de mettre fin au chôma- 
ge, à consacré la plus grande partie 
de la session d'urgence de 1930 aux 
changements tarifaires. On a voté une 
somme de $20,000,000 pour le chômage, 
mais on n’a dépensé que $4,000,000 au 
cours de cette année financière. Pres- 


que tout le reste a été dépensé au 


cours de la présente année financière. 
Mais les conditions ont empiré, et, à 


l'immigration, à . Montréal, estiment |la session générule, après avoir violé 
que. 500 -personnes; principalement des la coutume, M. Bennett alla plus loin: 
Ariglais, ont été ‘déportés tous les!il demanda le pouvoir. absolu de pui- 


sont pas des indésirables, mais des |jugerait à propos de dépenser, don: 


‘émigrés venus chercher du travail|nant pour raison le soulagement des 
‘chez nous et qui ont été trompés dans chômeurs. ne 


| leurs espérances: 


ones O0 


e - MONTREAL.--Le personnel de . la 


mois, depuis quelque temps. Ce nelser dans le‘trésor toute somme. qu'il | 


pieds dans le vide. L'automobile fut 
considérablement endommagée mais 
les.occupants se tirèrent de cet acci- 
dent avec des blessures légères. L'ac- 
cident a été causé par l’état glissant 
|au chemin à la suite d’une fine pluie 
qui était tombée au cours de l’avant- 
midi. : 


k + % 


M. ÿ5.-M. Douglas est banqueté 


Samedi dernier, M. J.-M. Douglas, 
ex-maire de la ville, a été le héros 
d'une splendide réception organisée 
par de nombreux amis à l'‘Edmonton 
club”. À cette occasion, on lui pré- 
senta un magnifique plateau en ar- 
sent. Lorsqu'il adressa la parole à ses 
amis, M. Douglas déclara qu'il sera 
toujours prêt à travailler en vue des 
intérêts de sa ville. 


. 
4 se se 
ES ÈS Éd 


Les secours aux chômeurs 


Plusieurs points contentieux ont été 
étudiés ces jours-ci par l'hon. J.-E. 
Browniee, le maire D.-K. Knott et le 
commissaire David Mitchell afin de 
déterminer la manière la plus efficace 
de distribuer .les secours aux chô- 
meurs. Le maire Knott déclarait lun- 
di que l'on était venu à une entente 
sur quelques-uns des points discutés. 
Il est presque certain que la somme 
destinée à payer. l'exécution des tra- 
vaux de chômage ne dépassera pas le 
million. k 


- 


| MONTREAL.—S. E. Mgr Gauthier 
a annoncé qu'il avait présenté à Rome 
à qui de droit, des milliers de signa- 
tures relativement à la Béatifcation 
de Marguerite Bourgeois et que la 
Congrégation des. Rites était autori- 
sée à ouvrir les procès de béatifica- 
tion. : : : ‘ 


OTTAWA—On annonce que lhon. 
H.-H, Stevens, ministre du commer- 
ce, ira à Honolulu, 
chain. pour rencontrer le ministre du 
commerce et des douanes de Nouvelle 
Zélande et discuter avec lui un noùu- 


MONTREAL:-MM. J. Ménard. et | veau traité ‘de commerce entre les 
A. -Arcand, journalistes, ont..été ac-|deux pays. | 


néral et S. E. Mgr O'’Leary. 
Monseigneur a sollicité un congé 
pour les junioristes le jour de la Ste- 
Catherine, anniversaire de l'ouverture 
de la première école au Canada. 
Dimanche après-midi dernier la 
distribution des prix fut faite pour 
les écoles de Morinville. L'Exécutif 
était représenté par notre président 
général, par le R. P. J. Béliveau, SJ. 
recteur du collège des Jésuites, par 
MM. Hector Allard et Auguste For- 
| get. M. Omer Saint-Germain, député 
de Saint-Albert, était présent. 
* + + 
Au moment .de commencer cette 
chronique nous recevons un mot de 
notre premier vice-président général, 
M. le Dr L.-O. Beauchemin, de Cail- 
gary, nous informant que tout a mar- 
ché à merveille à Pincher Creek -où 
il a représenté l’exécutif à la distri- 
bution de prix dimanche. 
Éd % Éd 
Notre deuxième vice-président, M. 
Paul-E, Poirier et M. Léo Belhu- 
meur, représentaient l'exécutif di- 
manche soir à la distribution de prix 
des écoles de Vimy. 
ee # 
La distribution des prix qui devait 
avoir lieu à Legal dimanche soir der- 
nier a été remise à une date uitérieu- 
re. PRES ë 


00 


* *# * 
M.'le Dr J.-H. Riopel, de Legal, et 
M. Jean-Marie Fontaine, B.S.A., de 
Saint-Aibert, représentaient l'Exécu- 
tif à Picardville après la grand'messe, 
à la distribution des prix. 
*# + + 
Au même moment de la journée, le 
R. P. Henri Routhier, OMI, et M. 
J.-H. Trembiay parlaient au nom de 
l'Association à la distribution de-prix 
à Villeneuve. 


*# * 2 
Et de leur côté, à Saint-Charles de 
Mearns, M. Maurice Lavallée, direc- 
teur de la “Survivance” et M. Auguste 
Forget, de Morinville, en faisaient 
autant. 
Ye Éd ÈS 
Mercredi matin dernier, le secrétaire 
général fit la distribution des prix au 
couvent de Red Deer. Nous croyons 
plus sage de ne pas dire pour le mo- 
ment ce que nous attendons du cercle 
local. 
sf: 


% +: 

Même remarque pour le cercle de 
Castor où le secrétaire général repré- 
sentait l'Exécutif à la distribution des 
prix mercredi soir dernier, A cette 
distribution de prix du concours de 
français ‘de l'A.C.F.A. s’ajouta la re- 
mise de deux médailles présentées par 
M. François Jabeuf, . président du 
cercle local, aux gagnants d'un con- 
cours oral en français. 

ÉG LS LC 

Vendredi dernier, après la classe, 
inotre deuxième vice-président géné- 
ral, M. Paul-E. Poirier, représentait 
l'Exécutif avec M. l'abbé Roméo 
| Ketchen, à la distribution de prix à 
{l'école Splan à Winterburn. M. Bro- 
deur, président du cercle de l’Imma- 
culée Conception d'Edmonton les ac- 
compagnait. De là, comme d'ailleurs, 
les membres de l'Exécutif sont reve- 
nus enthousiasmes. 

se Éd +: 

Quelqu'un nous racontait qu'il avait 
réellement été ému à la distribution 
de prix à Saint-Albert dimanche 


| 


| Bonnyville le soir. 

Cela demande de la coopération et 
de la bonne volonté. Il suffit d'un 
accroc à ce projet pour faire rater la 
balance du programme. S'il se dérou- 
lait tel que projeté, le secrétaire gé- 
néral pourrait être à Fort Kent lundi 

| après-midi, le 30 novembre, et au Lac 
Froid le soir. 

Au commencement de décembre, il 
y a plusieurs réunions de comités de 
l'Association qui auront lieu à Ed- 
monton. Il faudrait que le secrétaire 
général fût présent. Il y a réunion de 
[Eu le 10 décembre. Puis, il y a 
les distributions de prix dans la ré- 
‘gion de la Rivière de la Paix. Elles 
devraient être faites avant les fêtes. 

Cela demande de la bonne volonté, 
de ia coopération, et des “occasions”. 

*% + # 

Les indications sont que l’A.C.F.A. 
peut finir l’année 1931 en coup de 
vent. C’est à vous de le vouloir, ap- 
portez votre petite part, et il en sera 
ainsi. Voyez comme le mouvement est 
bien parti, 


se 
Log 


Ed de DS 
Donnelly a atteint son objectif! 
Nous n'avons jamais douté qu'il en 
serait autrement. 
Le nombre des membres de ce cer- 
cle est plus que doublé. 
#  % 
Athabasca, Lamoureux 
sont les cercles qui ont 
objectif à date. 
*% * EG 
‘Pourtant le cercle de 
venir s'ajouter à ces trois premiers. 
# # + É 
Quelqu'un de Saint-Albert nous a 
posé la question suivante: 
“Qui vous dit que notre cercle n'at- 
teindra pas son objectif?” 
Nous n'avons pas été en mesure de 
répondre. Nous le serons le 2 janvier 
| prochain. 


et Donnelly 
atteint leur 


ste 


ie Éd 


Nous avons reçu une remise du| 
cercle de Cluny. 


x l 

Le cercle Saint-Joachim a fait par-| 
venir $150 à l'Association. Voilà en- | 
core un cercle qui a plus que doublé 
le nombre de ses membres. Son ob- 
jectif sera certainement dépassé a- 


vant la fin de l'année. | 
A cet effet, il organise une soirée | 
pour dimanche le 6 décembre. On 
vous a dit que le prix d'entrée serait 
un piano. Mais ce n’est pas ce qui 
semble intéresser le plus les gens 
d'Edmonton, c’est plutôt le débat qui 
est au programme. Ce débat se fera 
parleront contre l'Association et deux 
en sa faveur. MM. J.-W. Pigeon et 
‘Paul-E. Poirier, deuxième vice-prési | 
dent général prendront la négative, | 
tandis que MM. L.-N. Despins et no-, 
tre président-général, M. le Dr Fe) 
Petitclerc défendront l'Association. | 
EG e | 

Le président du cercle Saint-Joa-| 
chim à M. Pigeon: : 
“Veux-tu me dire pourquoi ils! 
m'ont nommé président du cercle, toi? 
C'est une manière de m'empêcher de! 
parler, ça. Je voudrais bien ne pas: 
être président de mon cercle, je te dis! 
que j'y prendrais part à ce débat-là.! 
Ah, ce que j'aimerais ça! 


autour de l'A.C.F.A. Deux orateurs 
Pris sur le vif: 
_Et M. Pigcon, indigné, reprend: 


Calgary va de 


le mois pro- 


après-midi. L'Exécutif y était repré- 
senté par le R. P. Routhier, OM, 
MM. J.-C. Pilon, J.-H. Tremblay et 
J.-M. Fontaine. 

Il n'y a qu'une chose, nous suppo- 
sons, qui puisse consoler notré ami, le 
R. P. Marcel Chartiez, de n'avoir pu 


“Mon cercle? mon cercle! Attends un | 
peu, mon cercle. .. 

Voulez-vous connaitre la suite, 
vénez à la soirée du cercle Saint- 
Joachim, le 6 décembre prochain. 


ÈS CS ÊS 
Le cercle de Picardville nous fait! 
assister à cette distribution . de prix, |tenir la cotisation de quelques autres 


c'est que pendant qu'elle se déroulait, | membres actifs. 


- [il a baptisé deux enfants qui pren-+ Il a organisé une soirée au profit 


. direction .et du bureau. principal de 
- la Banque. Canadienne Nationale 
vient d'organiser de:sa propre.initia- 
tive une campagne de souscription en 
” faveur de la Société Saint-Vincent de 
Paul. Les cotisations des quelque 250 
membres qui composent ce. personnel 
forment la jolie somme de 1550. :: 


-. : QUEBEC.—M. . Chaïles Maillard, 
". directeur de l'Etolé des Béaux-Arts 
.. «de.-Montréal, ‘a’ été nommé directeur 
- :« général ‘des Ecoles dé, Beaux-Arts de 
- Id: province de: Québ = 


ment’de. fe : Simard: -*. 


ec;:en ‘remplace: |c 


quittés par le juge Monette. Les deux 
prévenus étaient aëcusés d’avoir cons- 
piré avec d'autres “personnes. pour 
porter contre M. Allan Bray, ex-pré- 
sident du comité exécutif de Mont- 
réal, une accusation qu'ils ‘savaient 
fausse, | sue ne 


.QUEBEC:—M. J. C: Magnan, ins- 


pecteur. général des. écoles normales 


de la -province de Québèc, a été ‘élu 
gérant :de la Caisse. d'Economie de 
Notre-Dame . de: Québec, en rempla- 


-C. Mercoux, : décédé :ré- 


l OTTAWA.—Pendant le mois d'octo- 
bre, les exportations au Canada ont 
dépasssé de $9,597,043 les importa- 
tions. Les revenus des taxes de l’accise 
ont atteint le chiffre de $6,254,682 
durant le même mois. L’an dernier, 


‘[en octobre, les. taxes de l'accise n'a- 


väient rapporté que $3,372,652. Ce 
sont là des signes. du relèvement des 
affaires. Si on continue de prêcher 
l'optimisme, l'hiver sera:moins rigou- 
reux:qu'on ne.le.croyait et la ‘pros- 
bérité . nous. reviendra avant - lonig- 


temps. 


LE REVE D 


M. le curé suspendit le grand ta- 
bleau près de la porte d'entrée et 
s'éloigna de quelques pas pour juger 
de l'effet. 

Il lut en haut: SOUSCRIPTION 
POUR LE VINGT-CINQUIEME AN- 
NIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE 
L'IMMACULEE CONCEPTION 
D'EDMONTON. 


Un petit baromètre sur la gauche 
devait marquer les recettes journa- 
lières: un autre plus grand sur la 
droite les recettes additionriées par 
semaine. Les chiffres des graduations, 
100, 200, 300. . . 1,000 et ainsi de suite 
jusqu’à 250,000 étaient bien claires. 
C'était gentil et si tentant. . . comme 
on aurait plaisir à suivre journelle- 
ment la colonne rouge monter. 
monter. . . jusqu'au sommet! 


Le sommet! 250,000 sous! l'attein- 
ärait-on? M. le curé en y pensant 
poussa un soupir. Sait-on jamais? 
On le dépasserait peut-être!! Il avait 
bon espoir. 

Il se rapprocha et ouvrit le tronc 
des offrandes. D'un coup d'oeil il vit 
qu’il était garni, retira les enveloppes, 
compta les sous et mesura une bande 
rouge qu'il colla sur le petit baromè- 
tre. Ce n'était pas trop mal pour un 
commencement. 

En sortant, une bonne dame le salua 
et l’arrêta pour lui dire la grande 
nouvelle: L'Ancien était revenu. . . On 
l'avait vu. . . C'était pour l’anniver- 
saire. . . Certain. 

M. le curé se réjouit. C'était un si 
bon vieux, l'Ancien, si aimable, si 
complaisant, toujours prêt à rendre 
service. Réellement c'était la Provi- 
dence qui lenvoyait. 

L'Ancien était de la paroiïsse depuis 
toujours. Il avait aidé à bâtir 
l'église. On était accoutumé de le voir 
tous les dimanches dans “son banc”, 
à côté de sa “vieille”, avec ses che- 
veux blancs, son pardessus à col de 
velours, bien propre. 

Il avait été marguiller, faisait sou- 
vent la quête, collectait les places de 
bancs, plaçait parfois le monde. Il 
s'empressait aussi au presbytère dans 
les grandes occasions. 

Personne ne savait son âge. IL avait 
eu une nombreuse famille. Les en- 
fants en grandissant l'avaient quitté 
pour aller gagner leur vie ailleurs. On 
avait fêté ses noces d’or et toute la 
paroisse en était. Puis un beau jour sa 
vieille” tomba malade et mourut. 
On crut que lAncien y passerait 
aussi, tant sa douleur fut grande. . 
El erra quelque temps solitaire et 
triste; puis un beau matin... partit... 
On le disait en visite chez ses enfants 


| dans l'Est, aux Etats, un peu par- 


tout. .. 
Il manquait vraiment et on le re- 
grettait. . . et voilà qu'il était revenu, 


quième anniversaire de la paroisse, de 
sa chère paroisse. .. 

Ses amis lui apprirent les nouvelles. 
Une grande souscription était ouverte 
pour payer la dette. Si elle n'était 
pas payée pour la fin de l’année le 
bruit courait que l'église serait ven- 
due. Cela le surprit d'abord, puis le 
remplit d’une terrible indignation. 
Vendre l'église pour laquelle il avait 
tant travaillé et tant contribué!! Cette 
nouvelle gâta la joie de son retour, le 
rendit tout. . . chose. À force d'y 
songer il en prit la fièvre et se mit 
au lit... 


No 3. 


E L'ANCIEN 


Et voilà comment la chose arriva 
un certain matin. La police contenait 
à distance la foule des curieux amas- 
sés, les enfants avaient déserté la 
classe et les femmes au premier rang 
pleuraient et se lamentaient. Un 
“contracteur” inconnu commandait 
une troupe d'hommes poussant par 
les fenêtres du soubassement de gros 
billots qui tombaient avec un bruit 
sourd Puis les “crics” entrérent en 
jeu et lentement, petit à petit l’église 
s'éleva. Par la muraille éventrée on 
commença à voir les échafaudages, 
les fournaises, tous les coins qui lui 
étaient familiers. 

Un train d’énormes traverses s’al- 
longeait sur le trottoir, jusque dans la 
rue, les arbres étaient coupés pour 
faire de la place. 

Maintenant l'église, d’un seul bloc 
s'avançait d'un mouvement impercep- 
tible et continu sur de gros rouleaux 
de fer creux. Deux chevaux tour- 
naient lentement un treuil autour 
duquel s’enroulait un gros câble. 

Quand la grande masse de briques, 
dominée par le clocher, se trouva 
dans la rue elle apparut immense, 
gigantesque, de toute l'immensité d'un 
triste destin qui s'accomplit. 

Puis un “engin” fut accroché et 
lourdement l’église se mit en mar- 
che... 

Pendant longtemps la foule éplorée 
suivit des yeux le clocher familier qui 
s'éloignait. . . pour toujours. 

Lorsque l’Ancien, les yeux pleins de 
larmes vit la place vide, le trou béant, 
les débris de toutes sortes qui jon- 
chaient le sol de ce qui avait été ‘son 
église”, son coeur se serra d'une dou- 
leur atroce. .. 

CS Ed % 

En se réveillant le lendemain, la 
tête lourde, les membres engourdis, il 
se dressa sur son lit, épongea son 
front moite de sueur, puis se leva 
soucieux, s’habilla songeur et fit sa 
prière. Soudain la cloche de l’angélus 
sonna comme de coutume. L'Ancien 
se précipita à la fenêtre. . . La croix 
du clécher brillait entre les arbres à 
la même place. .. 

Ce n'était donc qu'un affreux cau- 
chemar. . . Alors une idée lui vint. Il 
{s’approcha du coin où était sa valise, 
en souleva le couvercle, en retira une 
boîte ‘en fer et l'ouvrit avec précau- 
tion. Les polices d'assurances, les ti- 
tres, tout était en place. En dessous 
se cachait la réserve en cas de besoin. 
Il tira un paquet et examina les bil- 


-llets, en choisit un, le plia, le glissa 


dans sa poche, remit chaque chose en 
place et referma la valise d’un tour 
de cief. 

Le second coup de la messe sonnait 
quand l'Ancien entra à l'église. Il 
s'arrêta près du tronc sous le tableau 


des sourcripteurs, déposa son billet 


i tout rajeuni, pour fêter le vingt-cin- dans la boîte, puis gagna son banc et 


s'agenouilla comme de coutume. . . 

Quand il sortit, l'office terminé, il 
rencontra M. le curé qui, la recette 
comptée, inscrivait les noms. Au mur 
le baromètre avait fait un grand saut. 

L'Ancien salua le curé et avec un 
petit air malin en pointant la colonne 
rouge qui avait grimpé jusqu'au som- 
met: 

—M. le curé, si ça continue, votre 
baromètre va bentôt “buster”. . . 

BP. J. 

Toute contribution devra être en- 
voyée à M. abbé J.-R. Ketchen, 
10830 96e rue, Edmonton. 


Le cercle de l'Immaculée Concep- 
tion veut arriver en tête de la pro- 
vince pour le nombre d'enfants ins- 
crits dans les rangs de l’A.C.F.A. 


A cet effet, M. l'abbé Roméo Ket- 


‘chen, accompagné du secrétaire géné- 


ral a parlé aux enfants de sa paroisse 
lundi après-midi de celte semaine. 


Ne croyez-vous pas qu’il est possible 
de finir l'année de l’A.C.F.A. en coup 
de vent. 


. , 
Éd É se 


Les professeurs bilingues, détenant 
certificat de notre province, sont tou- 
jours priés de s'inscrire au secréta- 
riat. 
de 


A A 
CE Ho 


Voilà que la chronique s’allonge et 
nous n'avons pas parlé de la dernière 


assemblée de l'Exécutif comme: c'était! 


notre intention. Pourrons-nous 
faire la semaine prochaine? 


le 


En attendant, il est bien permis de 
rapporter, .croyons-nous, que lorsqu'il 


dront part au concours de françaiside }J'A.C.F.A. _aui a lieu ce soir, à|y a assemblée de l'Exécutif ou lorsque 


dans quelques: années. 
3% 
Maintenant, 


voyons les distributions 
à venir. : ° - 

A l'heure où cette chronique parai- 
tra”la distribution des prix aura été 
faite à Vègreville, mardi le 24 Le 
secrétaire général probablement -ac- 
compagné du R. P. Routhier, O.MI, 
y auront. représenté l'Exécutif de l'A. 


CFA. ie 
|: Cet”après-midi, 


jour dela 


‘Sainte- 


l'occasion de la Sainte-Catherine. n| 
y a partie de cartes, goûter, etc. 
k ss F x je o | 

A Falher, le cercle organise une 

soirée pour le 8 décembre. 
: Éd Éd 3% 

Le dimanche suivant, le 13 décem- 
bre, le cercle de l'Immaculée Concep- 
tion aura également une soirée au 
profit de l'Association. On profitera 


.[de la circonstance pour faire la dis- 
‘|tribution .des prix du. concours . de 
| Sainte-| français aux. élèves de l'école au: 
=... Catherine, a lieu la. distribution - de’| Sacré-Coeur. : . Date 


les autres membres se dérangent: pour 
aller représenter l'Association, notre 
trésorier-général, M. H.-E. Patenaude, 
qui a eu une attaque de paralysie il y 
a quelques mois, et qui prend toujours 
du mieux, dit à sa femme: “Eh, si ce 
bras-là peut revenir comme:il faut 
une fois!” .. 


Ces lignes ne sont pas destinées à 
être lues par son médecin. 


Ubalde BAUDRY,. 
… ‘ -. Secrétaire-général.. 
. AR, 


La préférence accordée 
aux dominions 


LONDRES.—Le gouvernement na- 
tional anglais a réussi, vendredi, à 
donner au président du Board of 
Trade des pouvoirs extraordinaires en 
faisant franchir rapidement par la 
Chambre les diverses étapes d'un bill 
contre le dumping. Ce bill a reçu la 
sanction royale aussitôt après son 
adoption par les deux Chambres. 


Les marchandises canadiennes ne 
seront pas taxées par la législation 
d’'antidumping du gouvernement na- 
tional qui accorde au président du 
Board of Trade le droit d'imposer un 
droit maximum de 100 pour 100 sur 
lun grand nombre de produits LE. 
Hore-Belisha, secrétaire parlementai- 
re du Board of Trade, déclara que les 
produits du Canada et des autres 
: dominions ne seraient pas aflectés. 
Les dominions, dit-il au milieu d'ap- 
plaudisséments, jouiront de la préfé- 
rence, et celle-ci sera de 100 pour 100. 

L'hon. Walter Runciman, président 
‘du Board of Trade, déclara que des 
importations anormales ont été faites 
en Grande Bretagne depuis quelques 
mois. Les importations ont augmenté 
en octobre et pendant la première 
partie de novembre. Au cours des huit 
mois de la présente année, l’importa- 
tion mensuelle moyenne des articles, 
de la classe trois, auxquels s’applique- 
ra l'antidumping, a représenté une 
somme de $103,000,000. En septembre 
ce chiffre-était de $113,000,000 et en. 
octobre de $136,000,000. Pendant les 
dix premiers jours de.novembre, on a | 
importé.sur.le pied de $175,000,000 par 
mois. | | N- : 


v 


PAGE 2 : 


4 
$ 


$ 


R L 


F1 Propos religieux, littéraires et féminins 


Le Kopaume 
LÉ Fos 
| de l'Jntérieur 


Maman! Maman! 


& 
$ 


ç 


LA SURVIVANCE 


DES AVIONS PASSERENT … 


C'était cette semaine. 


Pressez ce mot utile, il devient ter- 


Je passais en auto sur la magnifique {rible. 


route de Paris à Fontainebleau, route 
où l’on se tue si gaiement à 100 et 
même à 150 kilomètres à l'heure— 
Voir le garagiste d’avant-hier. 

Le ciel était bleu, de ce bleu tendre 
qui est spécial aux paysages de l'Ile- 
de-France. Les jeunes blés ondulaient 


.{doucement sous un vent du Sud, et, 


à perte de vue, les betteraves étiraient 
leurs minces lignes vertes entre les 
terres couleur de Sienne brûlée. 

Nous venions de dépasser les deux 


Quelles plus heïles syllabes latines ont un plus doux SON | immenses et si inutiles hangars des 
que celles que forment ce mot presque divin que balbutient les dirigeables d'Orly, quand le ciel se 
enfants à leur mère? Maman! C'est le cri qui rappelle à celle à 
qui il est jeté par des lèvres innocentes que c’est le fruit de ses 
entrailles, que c’est un peu d'elle-même qui s'en est détaché 


pour lui survivre. 


piqueta de points noirs, et un lointain 
vrombissement emplit tout l'espace. 
Vivement, je fis arrêter. 
Et je me trouvais, sur le talus, à 


Maman! mot tragique qui fait tressaillir toutes les femmes | côté d'un officier qui, lui aussi, vou- 
jusqu'au fond de leur étre. Maman! syllabes musicales qui eX-:lait voir ce qui se passait 1à-haut. 
priment tant de choses et font rayonner tant de bonheur Iors- ; 
qu'un sourire les accompagne, Maman! cri d’invocation de la 
faiblesse à la force, cri de protection contre le danger. 

Maman! cri d'appel d’une ême en détresse qui cherche sa 
voie, son salut. Maman! mot qui désarme les bourreaux, qui 
fonû les coeurs les plus endurcis lorsqu'il est jeté par l'excés de 
la souffrance comme un appel de clémence, à l’apaisement de Ja 


douleur. 


Toutes les mères d’instinct en connaissent la signification; 
aucune d'elle ne se méprend sur la pensée qu'il veut exprimer, 
car les nuances les plus subtiles de la prononciation du mot ma- 
man, leur coeur les enregistre mieux que ne le ferait une longue 


explication. 
C'est vers la maman que 


se dirigent les premièrs regards 


du nouveau-né; c’est vers la maman que se porteront les pre- 
miers pas du jeune bébé; c’est à la maman, nourrice attentive 
et prévenante que le premier mot du langage sera adressé. 

Lea Providence a chargé la femme du rôle de la maternité. 
Pour accomplir ce noble but, elle l’a douée des qualités néces- 


saires à cette fin, comme elle 


a assigné à l'homme la tâche de 


pourvoir à sa subsistance, de veiller à sa défense et de concou- 
rir au maintien et à la survivance de sa famille. 


Le rôle de la mère est un 


rôle de sacrifice et d'abnégation. 


Si les joies de l’âme sont exaltées chez elle, par le bonheur que 
l'enfant né de son sang lui procure, elle ne doit ce contente- 
ment qu'au prix de souffrances physiques et morales qu'il Jui 


faut endurer, de sa naissance 


jusqu’à la mort. 


. Qui dira les tourments d’une mère au chevet de son enfant 
malade? Qui pèsera sa douleur lorsque la chair de sa chair aura 
fini de souffrir et que son âme se sera envolée pour l'éternité? 
Qui pourra comprendre le calvaire d’une mère assistant impuis- 
sante à le conjurer, à l’éloignement, à la désertion, au renie- 


ment moral de son enfant? 


Le lien que les unit si invisible qu'il soit à nos yeux est trop 
fort pour que le coeur le plus sensible de ces deux êtres ne res- 
sente pas toutes les sensations de la douleur ou de la joie. 

Par ce lien, plus encore spirituel que matériel, la mère de 
famille est la gardienne de l'avenir. L'enfant sera ce que la 
mère en aura fait. La société vaudra ce que l’enfant aura valu. 

Tempérament, caractère, instruction, éducation, peuvent 
être modifiés par des circonstances indépendantes de la volonté 
d’une mère, mais il n'en reste pas moins vrai que le fonds de la 
mentalité d'un enfant reflétera d’une manière indéniable au 
cours de sa vie, les impressions latentes du milieu dans lequel il 
aura été élevé, dans lequel il aura vécu. 

L'influence bienfaisante de la mère, si celle-ci a été elle- 
même éduquée pour remplir sa belle mission, restera impré- 
gnée dans le coeur de son enfant qui malgré ses fautes aura un 
jour le remords de ses mauvaises actions et endemandera le 
pardon dans cette formule de sa première enfance, Maman! 
qu’il jettera comme un appel de secours. 

Respectons donc toujours celle à qui nous donnons ce doux 
nom. Comprenons qu'après nous avoir donné là vie, nourri de 
son lait, guidé nos premiers Pa$, consolé nos peines, instruit de 
son expérience, nous ne pouvons avoir sur cette terre un con- 


seiller plus fidèle, un amour 
mère, 


L'histoire toute entière de l'humanité nous en fournit la!” 


plus profond que celui de notre 


preuve au Cours des âges. Les nations les plus avancées en ci- 
vilisation, celles qui ont produit des chefs-d’oeuvre immortels, 
sont celles où la famille a été la base de la société, où la mère 


a été respectée et honorée. 


Les exceptions à cette règle n'ont été et ne seront toujours 


que des monstruosités comme la na 
peut-être dans le but de nous mie 


ture se plait parfois à créer, 
ux faire apprécier ce qu'il y 


a de beau dans le bien, de laid dans le mal. 


Aussi, 
le rôle que 


ste se 


ba CS La 


Le spectacle, certes, en valait la 
peine. 

Des escadrilles d'avions se suivaient, 
à intervalles réguliers, toutes avec la 
même formation triangulaire. , . bi- 
plans de bombardement au milieu. : . 
monoplans de chasse sur les ailes, .. 
avions plus rapides en éclaireurs. 

Cette force aïilée s'avançait avec 
rapidité, impérieuse, très haute dans 
le ciel. 

Tous les gens regardaient, les 
paysans accouraient sur leurs portes, 
les oiseaux se taisaient, les hoeufs de} 
labour eux-mêmes, la tête maintenue | 
par le joug, faisaient un effort pour 
apercevoir la cause de l'immense ru-1 
meur qui roulait au-dessus d'eux. 

L'officier me regarda. 

—Quand ce sera pour de bon, lui} 
dis-je. . . quelle horreur!. .. 

—Une horreur non encore vue, 

Ti y eut un silence entre nous deux. 

—Et pourtant jf le faut. . , Vous 
avez des Scouts dans votre paroisse, 
M. le curé? 

—Oui. . . quatre troupes. .. 

—Leur devise. . .2 

—Toujours prêts! 

—Eh bien, . . elle doit étre aussi la 
nôtre, 

— Evidemment. 

LA % 

Nous fimes quelques pas ensemble. 

C'était un cayitaine, fin, cultivé, 
belle téte d'officier français. 

—Notez, me dit-il, que je partage 
votre sentiment. . . L'homme va se 
charger de détruire sa planète. Attila 
et ses Huns étaient des novices dans 
la sauvagerie en comparaison de nous, 
demain. 

. L'adversaire qui arrivera Je 
premier, ne sera-ce que d’une heure, 
fera ce qu'il voudra. .. Il écrasera. . . 
brülera. . . asphyxiera, .. 

—Et taut ce que la piété, l’art et le 
génie ont accumulé de chefs-d'oeuvre 
depuis le fond des âges. . ? 

— Rien ne comptera pius. . 
femmes. .. ni les enfants... 

—Pas même des villes qui appar- 
tiennent plus à l'humanité qu'à une 
nation. . ? Florence. . ? Venise. . ? 

—Vous pourriez ajouter Paris. . . 
Munich. . . Rome. . . Mais, vous savez 
. en temps de guerre, quand les 
peuples sont dressés l'un devant l'au- 
tre. . . Rappelez-vous Louvain . . . 
Reims. .. 

—Et, militairement, peut-on barrer 
la route à l’agresseur? 

—Actucilement, non. 

EG * 


. ni les 


{ 


Et là, au bord du chemin, le capi- 


mères chrétiennes, souhaitons que vous restiez dans|tèine m'esquissa un rapide schéma: |les positions enviées, les charges ho- | , 
la nature vous a assigné. Il est assez beau, assez noble, | —D'abord, presque fatalement, ce |norables ne vont-elles pas à ceux quilque relatif en ce monde: il faut se 


Le paysage, de nouveau, déroulait 
aux glaces de l'auto l'appel apaisant 
des prairies et des bois. 

Mais je ne les voyais plus. . . 

Je pensais à ce vernis brillant de 
la civilisation qu'un incident, toujours 
possible, peut briser, . . Et alors la 
bête féroce originelle, toujours aux 
aguets, surgit, prête à tout. 

Oui, pauvre progrès humain, au 
nom duquel les bonzes du siècle der- 
nier ont proféré solennellement tant 
de paroles. . . tu n’es qu’un vain mot. . 
tu n'es qu'un serpent qui se mord Ia 
queue. . , 


ste de 
+ k 


ste 
2 2 


Aussi, comme on comprend ceux 
qui, dans tous les pays, n'en prennent 
pas leur parti, de cette trahison de Ia 
science. . . ceux qui affirment que le 
salut existe, mais qu'il est dans Celui 
qui à dit: ‘“Aimez-vous donc les uns 


les autres. . ’ Et en celui-là seule- 
ment, 
S'aimer!. . . Quel plus beau pro- 


Le rôle de l'épouse 


Mme de Meintenon disait aux élè- 
ves de St-Cyr: “Vous n'avez que deux 
choses à faire, une fois mariées: servir. 
Dieu et contenter votre mari. Fuyez 
les mauvaises compagnies. Aimez ia 
présence de votre mari, ne Vous Ca- 
chez jamais de lui; soyez une bonne 
chrétienne, une bonne femme et une 
bonne mère.” 


RE 


‘ Le rôle de l’épouse n’a pas changé, 
ces paroles sont toujours vraies et 
résument la vie d'une femme chré- 
tienne. Elle ne doit pas être de ces 
femmes qui ne parlent et n’'agissent 
que sous l'impression du moment, et 
l'idée qui leur passe par la tête, de 
celles qui, ne savent qu'inventer pour 
faire plier leur mari à leur fantaisies, 
qui ne s'occupent que de colifichets, 
de toilettes. Quel plaisir un homme 
peut-il trouver dans la société d'une 
femme pareille. 


Une femme doit éviter le plus pos- 
sible tout ce qui pourrait étre un 
sujet d’ennui pour son mari dans sOn 
intérieur. Qu'en rentrant chez lui, il 
trouve au contraire un visage sol- 
riant, un accueil affectueux, des en- 


l'rires qui accueiïllaient autrefois sa 


gramme. . .? Est-ce une utopie que de|fants propres, heureux aussi d'em- 


convier tous les peuples à tendre vers! Prasser leur père, enfin une maison 
sa réalisation? |gaie et bien tenue où il sente la main 


Et, si on le repousse, quel sera| délicate et affectueuse de sa femme 
s dans les arrangements, ét dans tout 
[ce qu'il aime et qui l'intéresse. Une 
femme doit penser à son mari, cher- 
cher à satisfaire ses goûts en préve- 
nant ses désirs. 


encore l'arbitre de demain sinon la 
force brutale et toute la sauvagerie 
du progrès? 

Et, une dernière fois, je regardais ; ns 
s'amincir, là-bas, au fond de l'horizon, | Il ne faut pas qu'une femme se dise: 
tous ces petits points noirs qui pou- “Je suis mariée et n'ai plus besoin de 
vaient porter, chacun, 2,000 kilogs defaire des frais pour Ron Ma: il 
charge utile. .. m'aime, je puis être tranquiile et vivre 

Sans doute, il faut cela. selon ma fantaisie. C’est le contraire 

Mais, tout de même, qu'elle doit se dire. 
rêver d'autre chose. . . 

Pierre l'ERMITE. 


* 


laissez-moi 
Pour une épouse les premiers mois 
du mariage sont une époque bien im- 


Oo portante; il faut donc qu'une jeune 
° ° | fille comprenne bien ses devoirs; il ne 
L à politesse chez SOL faut pas qu’elle se dise comme le font 


plusieurs: mon caractère est comme 
ceci, comme cela; mon mari s’y babi- 
tuera, et je vais tout de suite le mettre 
au pl. C'est un raisonnement faux. 
Une jeune fille ne doit plus penser à 
elle dés qu'elle est mariée, et doit faire 
plier son caractère devant celui de 
son mari Avec de l'amour el de la 
volonté, elle y arrivera même assez 
facilement. 


| 

On me raconta un jour le . 
suivant: 

Un vieil Irlandais, gérant d'une 
compagnie industrielle, était occupé à 
l'arrière de la manufacture quand un 
employé vient l'avertir qu'une dame 
l'attend au bureau. Le bonhomme 
aussitôt s'empresse, d'une main ra-| 
juste sa cravate, de l’autre son toupet, 
tandis que le sourire conventionnel 
éclaire déjà sa physionomie. Au bout 
de deux minutes, il réapparaît, fu- 
rieux: “Ce m'était pas une dame qui 
était là, s'écrie-t-il, c'était ma fem- 
me!” 

Cette histoire m'a fait rire. Elle mel 
semble moins gaie depuis qu'un peu | Une jeune Nomime cherche avanti 
d'observation m'a appris combien le tout en se mariant, une compagne 
manque d'égards qu'elle révèle, si fré- | POur son foyer, une femme qui par(a- 
quent entre mari et femme, est déplo- Be ses joies mais aussi ses peines, et. 
rable. IL a fait dans plus d'un ménage | qui jui aide à les supporter avec cou- 
trébucher le bonheur. irage; montrez-lui que vous êtes capa- 

Pourquoi certains hommes s'imagi- |ble d’être cette femme désirée. 
nent-ils ne devoir à leur femme au-l C'est par la surveillance de sa con- 
cune des politesses, des menues pré-|duite, par l'oubli d'elle-même, par sa 
venances qu'ils prodiguaient à leur|bonne volonté dés les premiers temps 
fiancée? Pourquoi maintes jeunes|du mariage qu'une jeune épouse pré- 
filles, sitôt mariées, se croient-elles| pare son bonheur dans l'avenir, 
également dispensées, vis-à-vis del Mais restons dans le vrai. Il ne faut 
leur mari, des mille petites attentions | bas compter sur des jours sans nuage: 
qui ont, bien souvent, gagné son!le bonheur parfait n'est pas de ce 
coeur? monde; il faut savoir se contenter de 

Elles paraïîtront devant fui enlai-|celui que Dieu nous envoie, 
dies par un accoutremeht ridicule et| Souvent une jeune femme ne trouve 
défigurées par une coiffure en désor-|pas chez son mari l'idéal qu’elle avait 
dre. Les mots aimables, les ciairs sou-|rêvé, de la tristesse, mélancolie, 

Encore une fois, le bonheur n'est 


Dès les premiers jours du mariage 
une jeune femme doit étudier le 
caractère de son mari, et tâcher de 
bien comprendre sa nature, connaitre 
ses goûts, pour savoir toujours ce qui 
peut lui faire plaisir. 


ee 


plaintes quelquefois; mais sait-elle si 
venue ont disparu. son mari trouve en elle toutes les 
De nos jours, les succès en affaires, | qualités qu'il cherchait! 


Comment amuser 
es enfants 


Plusieurs d'entre nous, mesdames, 
se plaignent de leurs enfants. Hs 
occupent tout votre temps, vous ne 
pouvez sortir, nt recevoir, ni méme 
lire; et si vous condescendez à les 
amuser, ils ne sont jamais satisfaits. 
C'est peut-étre, permettez-moi de 
vous le dire, que vous ne savez pas les 
amuser! Trop de personnes s’imagi- 
nent qu'en remplissant les bras de 
leurs bambins de jouets coûteux elles 
obtiendront une après-midi de tran- 
quillité. Ce n'est pas cela, il faut leur 
montrer à jouer, comme on leur mon- 
tre à parier, à marcher. Cela vous 
demandera deux ou trois leçons, puis | 
votre bébé, votre petite fille.ou votre 
petit garçon organiseront eux-mêmes 
les jeux que vous leur aurez enselgnés. 


Tout d’abord, les enfants ne sont 


[pas difficiles à amuser. Voyez plutôt 


un bébé d'un à trois ans, la moindre 
chose l'intéresse;—une boite, une 
image, un fuseau de fil, tout autant 
que son crochet, sa balle et ses ati-} 
maux en caoutchouc. Il peut tourner 
et retourner sans se lasser, le même 
objet entre ses petites mains, le jeter 
à terre et courir à quatre pattes pour 
le reprendre, l’agiter au bout de son 


TT ME 


25.NOVEMBRE 1931. 


Les riens qui rendent 


insupportables 


L'art de se rendre insupportable est 
un art très facile à exercer, qui exige 
fort peu d’études. Certains tics ner- 
veux, une mauvaise habitude suffi- 
sent pour exaspérer les nerfs suscep- 
tibles et rendre la personne là meil- 
leure parfaitement désagréable. 

Il y a, en effet, de ces petits riens 
prescrits sévèrement par Je savoir- 
vivre, et dont l'effet est d'exaspérer 
ceux qui doivent Îles supporter; les 
délinquants, en les imposant, font 
preuve d’un manque corhpiet du souci 
de plaire, de se rendre agréables, 
d'une absence de finesse et de délica- 
tesse, que toutes les qualités qu'ils 
possèdent ne suffisent pas souvent à 
remplacer. 

Tout en causant, ils se livreront à 
un petit nettovage de leurs dents, 
grattant de-ci, grattant de-là, avec ce 
petit bruit sec que produit le cure- 
dent, ou bien ils se nettoieront les 
oreilles, taïlleront leurs ongles, les 
limeront, comme ils pourraient se 
livrer à toutes ces opérations dans la 
solitude inviolée 4 cabinet de toi- 


| lette. 


Ii est de ces soins que les imperfec- 
tions de la nature, les infrmités hu- 
maines, rendent nécessaires, mais qu'il 
est inutile de dévoiler. On a le devoir 


bras en gazouillant. Et qu'est-ce que de se tenir en parfait état de propreté 
ceci vous demande?, .. Jui fournir unlen employant les moyens usuels: 
û ei ù e . ET s 
jouet, s'il ne l'a trouvé lui-même, et\bains, douches, frictions, débarbouil- 
le surveiller discrètement. lages fréquents, et cependant ce sont 
Lorsque le bébé est un peu plus choses qui doivent demeurer ignorées, 
vieux, quatre à six ans, et plus äl évoquant des idées trop réalistes qu'il 
12 e 
commence à s'intéresser à des jeux}est Préférable de ne pas soulever. 
plus compliqués. Ii aime à assembler Sans souci du vertige qui Renan 
des cubes, à bâtir des châteaux en disposer les personnes présentes, d'au- 
dominos, à trainer des voitures, des|tres, tout en causant, remuent un de 
El Li g 
animaux, à caresser ou maltraiter une leurs pieds ou $e balancent sur leur 
poupée, à regarder des images. Plus !Siège, lèvent leurs mains en faisant 
tard encore, il jouera de préférence retomber la paume sur le bras du 
avec des machines de pompiers, des|fauteuil, battent une retraite, une 
soldats de plomb, un chemin de fer | marche sur la vitre, ou sur la table, 
mécanique, des billes si c'est un gar-|Sétendent fout leur long sur ne 
çon; une poupée, un ménage, si c'est chaise, dans une pose étalée, qui n'est 
une fille; des livres, des jeux de so- | ni &racieuse, ni polie pour les pérson- 


ciété, pour les deux. 


Mais il y a aussi les jeux qu'on 
organise soi-même, et qui sont au 
Moins aussi amusants que ceux qu’on 
achète tout faits. 


Les enfants dans leurs jeux repro- 
duisent des scènes qui les ont frappés, 
copient les actions de leur aîné en 
auto, en chemin de fer, en aféroplane 
même, celui-ci aimerait être mar- 
chand, celui-ià dirigerait volontiers 
un hôpital pour les poupées, celle-ci 
un restaurant, une école, . . Avez- 
vous idée du peu qu'il faut pour réa- 
liser tous ces désirs? Quelques chaises. 
Avec une demi-douzaine de chaises, 
disposées de telle ou telle manière, 
vous aurez un auto confortable, un 
magasin bien achalandé, un hôpital 
de premier ordre. N'est-ce pas très 
simple? 


Il y à aussi les jeux en plein air,:! 
c'est encore plus facile. On joue à! 
cache-cache, au chat, à la balle, à la 
toupie, on saute à la corde, on prend 
des courses, on fait des concours de 
sauts, ou bien on s’'imagine être une 
bande de voleurs que la police pour-| 
suit ou une armée en campagne. . . 
Et le temps passe vite à travers tous 
ces jeux; les petits rentreront joyeux | 
et non boudeurs comme lorsqu'ils ont 
passé la matinée sur un banc. 


N'est-ce pas, mesûames, qu'il est: 
facile d'amuser les enfants. Un peu | 
de patience, un peu de surveillance; | 
tout est là. Essayez d'enseigner à vos | 
enfanis quelques-uns des jeux que je! 
voûs ai suggérés; vous me raconterez! 
vos succès; ou vos déboires. .. 


nes qui se trouvent là. 
BONENFANT. 
—————200—— 
La station précédente 

Le vieux monsieur sentencieux re- 
garda avec condescendance le jeune 
homme rouge, suant et soufflant qui 
venait de s'écrouler sur la banquette 
du compartiment, dans ce petit train 
de banlieue. 

IL haussa les épaules et remarqua: 

—Vous devriez faire du sport, mon 
ami... vous avez l'air éreinté d'avoir : 
couru après le train. De mon temps, 
jeune homme, je . .. 

Le jeune homme interrompit: 

—Je ne sais nas comment on courait 
de votre temps. monsieur, mais je 
sais que j'avais manqué ce même train 
train à la station précédente! , .. 


Dé 


coura gée ? 


Dans Les cas de: 


t 
Î 
comporte assez de satisfaction pour qu'il soit et reste le but de|°°"* l'attaque brusquée. Alors, essayez |savent les obtenir par leur affabilité contenter de ce que nous avons et —— 000 —— Rs 
votre vie. de vous représenter le travail que; pour tous, non moins que par leurs|s'armer de courage pour supporter les Logique ' Mauque d'appétre 
Ange du foyer, ne le désertez pas, vous en êtes l'âme, vous feront seulement 500 axions, Avec, talents? Or, cette qualité, pas plus|petites et les grandes misères de la ; ; pu Yrritabilité ‘ 
en êtes la gardienne. Que les sophismes des théories du bolche chacun, une charge utile de 2,000 |que les autres, ne s’'improvise en un! vie. Plus un homme est attaché à sal —Atcusé, vous aviez pour complice : HEURES d'estomac, de doz 
eu “0 lu RENE “sl sour 1 , : g M aime srfenti un chenapan de Ja pire espèce. : C reins 
visme ne vous atteignent pas pour vous reléguer au rang des Kilogs - Le plafond quils! jour. Ceux-là ne l'acquerront proba-|femme, plus il aime la perfection en P fn PRRCSpReE | Irrégularités 


peuvent aujourd'hui ne |Blement jamais qui n’y auront pas été |clie. 
permet ni de les apercevoir ni de les | formés dès leur jeune âge; et c'est 
entendre. . . | $ | l'exemple, non pas les recommanda- 

—ÆEt les tirs de barrage. . {tions ou les ‘gronderies, qui re) 


bêtes. 


Que les théories modernistes ne viennent pas acCaparer 
votre esprit sous le fallacieux 


supérieurs, de liberté d'esprit, de volonté, personnelle pour vous 


—Dame! monsieur le juge, je n'ai] 
l 


à à Périodes do 
lpas trouvé d’honnête homme pour! AOubles A pe 
LP Î 
m'aider. 


causés par 
PANENMIE 


Si une femme se fait une piqure 
d'épingle et qu'elle levenime, elle 
aura bientôt une plaie cuisante, sou- 


2 
Différence 


priver de ce plaisir de dévouement, de sacrifice qui git au fond de 


, 


, Proche üe vos oreilles, ces 
ue Céleste, Maman! Maman! 


Juies SAVARIN. 
EE 


Mot qui finit la 
Mot par qui le 


Mais aujourd'hui, je sens 
Le mot qui contient 


N'avaient pour sens 


‘ Chasseurs 

Olive Bouffigue est un fin chasseur, 
le plus adroit chasseur à vingt lieucs 
à la ronde, et ses Proucsses synégé- 
tiques ne se comptent plus. 

—Mais enfin, dit un jour nn de ses 
confrères en Saint-Hubert, comment 

* faites-vous pour tirer indifféremméft 
le gros et le petit gibier? 

—Que vous alliez à la chasse au 
lièvre ou à l’alouette, je ne vous ai 
Jamais vu partir qu'avec du gros plomb, 

——Té, bagasse! s'exclamait Boufñ- 
gue, rien de plus simple, je presse 
plus ou moins fort sur la gâchette. .. 


ÂAdieu!. .. Je t'ai souvent prononcé d 
Sans comprendre, en quittant les & 
Ce que tu contenais de tristesse et 
Quand l’homme dit: “Retour” et que Dieu dit: “Jamais”. 


Adieu. 


Adieu! Mot qu’une larme humecte sur la lèvre: 
joie et qui tranche l'amour; 


départ de délices nous sèvre: 
. Mot que l'éternité doit effacer un jo 


ur! 


ans ma vie, 
tres que j'aimais! 
de lie, 


Le que ma bouche prononce 
ut puisqu'il est plein de toi: 
Qui tombe dans l'abime et qui n’a pour réponse | 
Que l'éternel silence entre une image et moi!. .. 


Et cependant, mon coeur redit, à chaque haleine, 
Ce mot qu'un Court sanglot entrecoupe au Milieu, 
Comme si tous les Sons dont la nature est pleine, 


unique, hélas! qu’un grand adieu! 


A de LAMARTINE, 


| 


Radiomanie 

L’auto vient de capoter. 

La femme, s'adressant à son mari 
radiomane, gisant sur le bord du che- 
min, sous son radio portatif Es-tu 
blessé? 

Le mari radiomane.—Chut! Je viens 
justement de Capter New York. 


Mariage d'amour 
—Vous épousez une femme possé- 
dant un revenu de $10,600 et .vous 
voulez me faire croire que vous faites 
un mariage d'amour! 
—Mais oui! J'aime l'argent. 


+ 


—Une plaisanterie pour les femmes |sionne ies enfants. 


nerveuses! .. La guerre de demuin, si 


Pour nous. Canadiens français, la 


la folie humaine ja déchaine encore, | politesse est plus qu'un mérite dési- 


sera chimique et aérienne: elle ren- 
versera toutes les données des guerres 
précédentes. . . 


-—Et les gaz. . ? 


se classent en cinq catégories: 
Les suffoquants (gaz chlorés): 


Les toxiques (acides cyanhydrique);|P°UVETnEUT anglais cet éloge: 


Les lacrymogènes (gaz .bromés) ; 

Les vésicants (ypérite); 

Les sternutatoires (arsines). 

.. Les produits chimiques employés 
dans leur composition sont d'un usage 
courant dans beaucoup d'industries de 
paix. Par exemple, il suffit de modifier 
le procédé de fabrication et de varier 
les dosages pour avoir de la soie arti- 
ficielle ou de la poudre de guerre la 
plus meurtrière. .. 

- Alors, c’est une appréhension 
perpétuelle, quand on vit à côté de 
nations rancunièmes ou excitérs, qui 
ne cachent pas leur volonté de re- 
commencer une partie perdue ou mal 
gagnée. Vous voyez bien, M. le curé, 
que, malgré notre faim de la paix, 
nous sommes obligés de penser au 
pire. . - 
+ 


L'heure pressait. 

J'avais une conférence à présider, 
et lui, un rendez-vous militaire, 

Nous nous sommes ‘serré la. main. 

Mais, en remontant dans la voiture, 
ie pensais à la cruauté d'une certaine 
stience humaine. 

‘Tout à l'heure, j'admirais la ten- 
dresse du ciel de mon pays, et, subi- 
tement, ce ciel devenait guerrier. . . 

J'avais oublié le soleil, pour ne plus 
voir que des avions promenant Jà- 
haut ce que le capitaine appelait leur 
charge utile, ee el 


{ 


diner à Ja maison. 


rable: elle est un devoir. 

Dans tous les pays, quand on veut 
parler de distinction parfaite, de 
belles et bonnes manières, ne dit-on 


- {pas: ia politesse française? Cette re- 


: | ée n’a-t- té l 
—Quel inconnu encore que ce fac-|10mmeée n'a-t-elle pas été l'une des 


tur-làf Les gaz actuels de combat | 


étincelles qui ont allumé à l'étranger 
l'amour et l'admiration de la France? 

Nos pères aussi méritèrent d'un 
“Ils 
sont un peuple de gentilshommes” 

Si nous négligeons la politesse, ne 
détruisons-nous pas en nous un peu 
du rayonnement de notre patrie? 

Ayons l'orgueil de notre race. Nous 
sommes les porte-étendard de sa ré- 
putation: c'est sur chacun de nous 
qu'on juge le Canada français. 

Mme Annette ST-AMANT. 
Ê 0 0 0————— 


Soyons droits 


Certaines gens semblent avoir fondé 
leur vie sur la feinte et la ruse, sur 
l'oblique et le tortueux: ils portent 
jusqu’à l'extrême raffinement Tart de 
réussir par l'astuce et les secrètes 
habiletés; aussi se MmoOoquent-ils des 
honnétes gens, assez en retard sur 
leur siêcie pour avoir encore la sim- 
plicité de suivre tout droit le chemin 


* 
du devoir. 


Leissons dire et restons de vrais füs 
de 12 lumière, Croyons toujours que 
marcher droit est aussi la vraie pru- 
dence. 


100 
Au tribunal 


. 


Le Jjuge-Vous êtes condamné à 
deux ans de prison. Avez-vous quel- 
que chose à dire? . 

1 Le condamné, — Voulez-vous * avoir 
lobligeance de téléphoñer à ma fem- 
me pour lui dire que je n'irai: pas 


lvent difficile à guérir. 

11 en est de même pour les carac- 
tères, et c’est malheureusement trop 
souvent que dans Jes ménages on 
élargit les petites blessures au lieu de! 
les panser; on gâte ainsi la vie et celle | 
de ses enfants. 

En évitant mutuellement ce qui 
peut blesser, en cherchant à se don- 
ner des goûts ct des inclinations ré- 
ciproques, on ne peut moins faire que 
d'être heureux même on arrive sou- 
vent, au boub de quelques années, à 
penser et à sentir de même, 

Les jeunes femmes surtout qui de- 
vraient être les gardiennes du bon- 
heur au foyer, jouent souvent avec ce 
bonheur et le détruisent par la légè- 
reté, avant qu'il ait pris racine, car il 
ne faut pas confondre l'amour avec 
l'affection solide et sérieuse qui s’ap- 
puie sur l'estime et entraine la con- 
fiance et l'abandon du coeur et de ja 
pensée. Un jeune homme peut avoir 
encore cette affection, cette estime: 
les jeunes femmes n'y pensent pas, 
sans faire naître ces deux sentiments, 
elles ne peuvent avoir le bonheur du- 
rable et complet. Sans sen rendre 


toute autorité morale sur son mari, 
qui peu à peu, fnira par se dire qu'il 
à épousé une enfant gâtée et la trai- 
tera comme telle. Elle n'aura aucune 
influence sur lui, et leur ménage ren- 
trera dans la catégorie nombreuse de 
Ceux qui vivent en bonne intelligence 
selon le monde, mais sans les liens du 
coeur; le mari est à ses affaires ou à 
ses plaisirs, et la femme aux soins de 
son intérieur, souvent aussi à celui de 
sa toilette ou ses occupations favori 
tes. Un mari.aime une femme gra- 


Mesdames, 
toujours bonnes, aimabies pour votre 
mari: Qu'il ‘se sente’ chez lui. mieux 
que partout ailleurs, qu'il se le dise 
en arrivant auprès de vous. . 


Compte ‘une jeune femme peut perdre; 


cieuse, souriante et d'humeur égale. | À 
appliquez-vous -à être! Ë 


{ 
-——Ÿ a-t-il une grande différence ! 
entre une jeune fille et un soldat? | 


—ÆÉlle se peudre la face... et il fait È 


| 
l 
} 


face à la pouäre. 


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25 NOVEMBRE 1931. 


L'année dernière 


Du 25 novembre au 2 décembre 


29672 
pe Rév. P. F. Willaert est nommé 
recteur de l’Université grégorienne, à 
Rome. 

É — 26 — 

—Un tremblement de terre fait plus 
de 20 morts dans le sud du Japon. 

—R. Franco arrive au Portugal en 
avion. 

M — 

—AÀ Québec, 2e journée universitaire 
des étudiants de Laval: messe et 
banquet. 

—M. A. Godbout, député de L'Islet, 
est nommé ministre de l'Agriculture, 

—L'hon. J.-E. Ouellet et le Dr V. 
Roy passent au Conseil législatif. 

—L’hon. L.-A. Taschereau est as- 
sermenté comme trésorier provincial. 

—Le prix Nobel de paix “1930” est 
attribué à F. B. Kellogg. 


— 928 — 

—L’hon. A. Godbout, nouveau mi- 
nistre provincial de l'Agriculture, ex- 
pose son programme à la séance du 
Conseil de l'Agriculture, au Parle- 
ment. 

—L'ohn. H. Fersasoi premier mi- 
nistre «'Ontario, est nommé haut- 
commissaire du Canada à Londres. 

—A Athènes, mort de Constantin 
VI ancien patriarche oecuménique de 
l'Eglise grecque, qui avait été expulsé 
de Constantinople par les Turcs en 
janvier 1925. 

— 29 — 

—Le DO-X est sérieusement en- 
dommagé par le feu, à Lisbonne. 

—L'église de St-Michel de Rouge- 
mont est incendiée. 

—Un cercle de jeunesse féminine 
est fondé à Québec. 

—A Varsovie, le maréchal Pilsudski 
démissionne. | 

LS 90 

—Les élecions en Uruguay: les libé- 
raux sont victorieux. 

—M. Slavek constitue un cabinet 
en Pologne... 


DECEMBRE 

— 1 — 
—AÀ Londres, l’hon. M. Bennett ré- 
pond énergiquement à J. H. Thomas. 
—Le projet de réformes financières 
du chancelier Bruening prend force 
de loi par décret du président Hin- 

denburg. 
—000—-- 


Une devise 

Laquelle d'entre vous, en lisant la 
devise d’un personnage éminent, n’a 
pas un instant regretté de n'avoir 
pas aussi comme guide de chaque 
heure, de chaque devoir, un mot, une 
phrase, quelque chose enfin qui soit 
la réponse nécessaire à tous les actes 
de la journée. 

Avoir une devise c’est bien beau à 
dire, mais encore faut-il savoir la 
choisir pour qu'elle convienne à cha- 
cune de nous. 

Permettez-moi de vous en citer 
trois parmi lesquelles vous pourrez 
choisir. “Excelsior”. C'est-à-dire tou- 
jours mieux. C'est bien n'est-ce pas!! 


du même âge récita devant la tombe 


LA SURVIVANCE 
ms 


DODODOOOYDOSDOODOO DODLELEDOGLOYSOOESSOOSD@ 
RSS S SNS É ESS ITE IE I ES OOSOODOOODOODOODOOODODROCDOSOOOODEO 


L'école sans Dieu 


Les fruits qu’elle donne 


Il y a quelque temps, une petite fille 
de douze ans étant morte, dans cer- 
tain coin de France, une compagne 


(suite) 


Les moeurs du peuple de la Rivière- 
Rouge au siècle dernier, telles que 
décrites dans l'Epopée canadienne, 
accusent l’immoralité la plus révol- 
tante et la plus inconcevable. L'auteur 
ne craint pas de montrer les métis, 
enfants dociles de l'Eglise, stricts à 
observer tous leurs devoirs religieux 
et se livrant en même temps, le plus 


ouverte, ce morceau composé au nom 
de l’école par l'institutrice, et rappor- 
té par les journaux: 

“Toutes tes compagnes éplorées, 
réunies près de ton tombeau, viennent 
te dire un dernier adieu. 

“Pour _toi le néant infini qui à 
précédé ta naissance, a repris son 
cours. Il en sera ainsi pour nous et 
pour tous ceux que nous affection- 


par Donatien FREMONT, 
directeur de la “Liberté”, Winnipeg, Manitoba 


nistres. Depuis 1870, un nombre de 


plus en plus grand d’entre eux ont 
fait des études et rempli avec honneur 
des positions en vue. Les anciens mé- 
tis ont laissé une réputation de pro- 
bité, de droiture et de dignité de vie 
dont n'importe quel peuple pourrait 
se proclamer fier. Sans doute, les in- 
fluences héritées des aïeules ont fait 
longtemps d'eux un peuple à part, 
ayant son existence propre, qui parti- 


nons. 
“Tu n'as connu dans ta courte vie 
que peu de joie et de bonheur. Que 


naturellement du monde, à tous les 
excès de conduite. Il croit sans doute 
expliquer et justifier une fois pour 


cipait à la fois de la dolente indépen- 
dance des Indiens et des habitudes de 


LODSLODSISSÉ CO OO ® SSSR SSSR SIDE RES o Lee ÉÉLOQTEIIS OLIS ASE DDOOOOSOSOP 
Les métis tels qu'ils ne sont pas 


À propos de l’oeuvre de M. Constantin-Weyer 


Une “souricière” pour 
prendre les mouches 


M. Marris, un entomologue anglais, 
a inventé récemment un appareil 
“souricière” qui a donné des résultats 
assez bons pour qu'on le recommandât 
aux cultivateurs du Zouzouland. Il 
sera au plus haut point intéressant de 
voir ce que donneront ces “souriciè- 
res”, utilisées sur un grand pied; jus- 
qu'ici, les méthodes employées avaient 
donné de faibles résultats. 

De construction très simple, les 
souricières Marris sont à la portée de 
presque le premier menuisier venu. 
Chacun peut prendre de 100 à 200 
mouches par jour, lorsque le temps 
est propice. 

Il convient d'ajouter que la mouche 
tsé-tsé n'est pas un insecte aux ins- 
tincts grégaires: que, au cours de son 


Une équipe de terrassiers 


Nous recevons le communiqué sui- 
vant du Souvenir Canadien Inc.: 


Lundi, le 2 novembre, à Gaspé, sur 
DOOEOOELEDOSOOS jle terrain acquis pour y ériger la 
“Basilique nationale du Canada au 
Christ-Roi’, une équipe de terras- 
siers aux ordres de la firme Roberge 
et Drolet, de Québec, les plus bas 
soumissionaires, a commencé les tra- 
vaux préliminaires nécessaires en vue 
de la construction de ce monument de 
la piété nationale du Canada envers 
le souvenir de ses origines chrétien- 
nes. 

Ces premières opérations, que diri- 
ge l'architecte de la basilique, M. 
Geo. Rousseau, consistant en travaux 
de déblaiement, de sondages, de nivel- 
lement, de terrassement et de drai- 
nage, qui devront permettre d'entre- 
prendre, à bonne heure, le printemps 
prochain, les excavations et puis la 


; | | PAGE 3 
a —_—_—a 
722202000002002000000209008 La Basilique du Christ-Roi 


a commencé les travaux 


préliminaires en vue de sa construction sur 
le sol historique de Gaspé 


longtemps, la mortelle étreinte dont 
elle nous enserre: à savoir qu’il im- 
porte d'’apaiser le courroux du ciel, 
d'implorer miséricorde, pardon et ré- 
génération—au moyen d'un acte de 
foi propitiatoire, solennel et national! 


C'est ainsi qu'en agissait la France, 
“pénitente et dévouée”, au lendemain 
de ses désastres de 1870, en faisant 
ratifier et proclamer d'utilité publi- 
que, par ses députés à l'Assemblée 
législative, le “voeu” de dresser sur la 
butte de Montmartre la basilique na- 
tionale du Sacré-Coeur! C'est ce que 
ft encore la France, en 1917, par le 
voeu national de son épiscopat, ef 
aussi la Belgique, son alliée, par le 
voeu de l'éminent cardinal Mercier, 
pour la basilique du Sacré-Coeur, à 
Bruxelles, à l'heure où le sort de la 
guerre du droit semblait tourner con- 
tre les Alliés. De même en ce qui 
concerne le “voeu de l'univers catho- 
lique pour obtenir la paix au monde”, 


par l'érection d’une basilique au Sa- 
cré-Coeur, à Jérusalem, prononcé à 
Toulouse, France, en 1918, par l'ar- 


fondation des assises de l’imposant 
édifice. 


toutes cette singulière anomalie en 
écrivant: 


“La plupart des fidèles de la Ri- 
vière-Rouge avaient une religion à 
base de foi très simple, très étroite et 
très solide, qui influait peu sur les 
moeurs, mais qui faisait de Yobser- 
vance des pratiques formelles de Ia 
religion une condition sine qua non 
de salut.” (Vers l'Ouest, p. 186) 

Voici un brin de conversation entre 
un métis et le Père Martin qui illustre 
bien cette mentalité. Le missionnaire 
rappelle que c'est péché de danser. 
(Pour éloigner certains abus regretta- 
bles, les bals n'étaient permis qu'à 
l'occasion des mariages.) 


“La figure de MacDougg se mua en 
une curieuse expression de rusg en- 
fantine. 

—Oui-da, fit le missionnaire. Et si 
tu meurs avant! 

—Ça n'a pas de bon sens, mon père, 
quoi ce que tu dis là. ..… "Si on se sent 
malade, on danse pas et pis voilà tout. 

. Et si on se sent bien, on danse et 
puis on va à confesse après.” (Vers 
l'Ouest, pp. 91-92.) 

Cette idée que la recette merveil- 
leuse de Ja confession, employée à 
temps, fait disparaitre magiquement 
toute souillure et dispense de tout 
souci d'expiation, reparait fréquem- 
ment sous la plume de l'écrivain. Riel 
lui-même, le plus intelligent et le plus 
instruit des gens de sa race, raisonne 
là-dessus comme le plus rustre de ses 
compatriotes. L'auteur de Ia Bourras- 
que nous le montre au moment où 
Mme Hamarstyne, follement amou- 
reuse du jeune chef, vient de se don- 
ner à lui. 

“Quand elle revint à elle, elle san- 
glota, tout en l’accablant de paroles 
désagréables. 11 comprit alors qu'elle 
craignait terriblement la damnation. 
Faisant alors un retour sur lui-même, 


ton sort soit adouci par la pensée que 
dans notre société si cruelle et si im- 
parfaite, la vie nous réserve encore 
plus d’amertume que de jouissances, 

“Cette mort, ou plutôt l'Etre sup- 
posé qui lui commande, qui t'a si bru- 
talement et si tôt ravie à ta famille 
et à nous, qui t'a cueillie comme une 
fleur à peine éclose, ne peut être que 
bien méchant ou bien inconscient. 

“T1 frappe les innocents et laisse 
trop souvent aux coupables la santé, 
la gloire et la fortune. 

“Il t'a donné la souffrance. 

“Il t’a fait la victime de l’égoïsme 
d'une société toujours réfractaire à 
la solidarité sociale. 

“I1 a encore voulu que tu meures à 
douze ans. 

“Vraiment, on ne pourrait donner | 
aucure excuse à cette céleste iniquité. 

“Dors en paix, ma chère “Esther, tes 
compagnes, tes amies, ta maîtresse, ta 
famille ne t'oublieront jamais. 

“Adieu”. ; 

On combla la fosse et les petites 
filles s'en allèrent jouër. 

Le progrès des idées est certain, et 
cette rhapsodie en forme de leçon de 
chose dépasse sans doute de beaucoup 
la résignation d'un poète blessé par la 
mort de son enfant: “Je viens à vous, 
Seigneur, père auquel il faut croire.” 
Il y a de tout dans ce jargon de l’ins- 
titutrice, et ne trouvez-vous pas assez 
inutile l'idée de souhaiter la paix— 
“Dors en paix. . .”’—à quelqu'un qui 
est entré dans le néant—“Pour toi le 
néant infini. . . a repris son cours”? 

Et puis vois-tu, ma petite fille, 
quand tu n'auras à dire que des bé- 
tises comme celles-là, tu feras mieux 
de te moucher et de te taire. 

Ce n'est pas aux enfants à apos- 
tropher les grandes personnes et 
l'“Etre supposé”, comme tu l'appelles, 
est beaucoup plus âgé que toi. 


“Quand même”. Malgré l'ennui, mal-| Epargne-toi ensuite de dire que la 
gré l'orgueil, “Quand même” malgré |vie nous réserve plus d'amertume que 
tout ce qui nous pousse à rejeter les! de jouissances; ce sont des choses qu'il 
devoirs et les difficultés de la vie.|ne faut point compter. Et la vie n'est 


il la plaignit d'être protestante. Lui, 
catholique, serait facilement lavé par 
labsolution. . .” (La Bourrasque, p. 
74.) 


Enfin la troisième et votre préférée 
je crois: “Plus haut”. 

Voici en deux mots le résumé de la 
phrase si souvent répétée: “Fais de 
ta vie une ascension”. Plus haut que 
les petites misères de chaque. jour, 
plus haut que les embuches de toutes 
les heures, plus haut vers le beau, au- 


dessus du vulgaire, plus haut vérs le] 


bien, en fuyant les bassesses de la 
terre, plus haut vers le vrai en lais- 
sant loin de nous les mensonges mon- 
dains, plus haut, en tout et toujours. 
En disant “Plus haut” nous garde- 
rons la crainte des actions basses, 
l'instinctive répugnance des taches 
avilissantes. Et c’est en répétant “Plus 
haut” que nous ferons de notre vie 
une ascension véritable en étant pour 
les autres des exemples parce que 
notre devise nous aura fait mieux 
comprendre notre vrai rôle de jeune 
fille au foyer d'abord, dans le monde 
ensuite. 
“LENA”. 


-000 


Le maître de l'heure 


L'argent grande plaic sociale de 
l'époque 
L'argent! Il est le seul grand maître! 
de l'heure, et il hous impose une 
morale que nous réprouvons, des dé- 
terminations que nous abhorrons, un 
.but qui n’est pas le nôtre. Il est l'idole 
nationale à laquelle sacrifient. toutes 
les classes de la société. Il est l'objectif 
de toutes les convoitises. Insatiable 
‘de plaisir et de lucre, le monde d'au- 
jourd'hui a perdu toute notion. de 
pondération, de conscience et de jus- 
tice, pour ne sentir que la trépidation 
de la vitesse. . 
C’est la fièvre. . . l’'affolement. . . le 
délire. . . C’est la course à l'argent 
“effrénée, éperdue. L'appât du gain et 
l'amour du luxe mènent le monde et 
lui imposent leur morale: réaliser un 
maximum de profit en un minimum 
de ternps, un maximum de bien-être 
avec un minimum d'effort. Il n’est-pas 
une classe de la société qui n'adopte 
ce principe, condition “sine qua non” 
de ne-pas courir à la ruine, à la mi-. 
sère, au désespoir. : 
Les entreprises louches, les machi- 
nations crapuleuses, les spéculations 
” illégales, les compromissions scanda- 
leuses deviennent Jes grands moyens 
“à la mode pour: amasser de- l'argent. 
‘Le mensonge, la médisance, la calom- 
nie sont: les: baguettes . magiques ‘que 
l'égoïsme et la- -Jaloùsie -mettent: en 


De oeuvre, pour servir le dieu ‘du’ siècle, 


. Jacques de  Cezamy. : “ 


pas si mauvaise, puisque tu reproches 
à la mort de lui avoir soustrait ton 
amie. 

Voilà des fruits de l'école sans Dieu. 


Un autre romancier, M. Robert de 
Roquebrune, qui s'est aussi essayé à 


métis sous un jour très différent: 

“Venu dans l'Ouest au milieu du 
XIXe siècle, les Pères Oblats s'étaient 
voués à l’évangélisation et à la civili- 
sation de cette race étranger, issue 
d’indiennes et de blancs. En quelque 
années, ils en avaient fait des chré- 
tiens qui rappelaient: par leur foi la 
primitive Eglise.’ (D'un océan à Fau- 
tre, p. 138.) 

M. de Roquebrune attribue à tort 
aux Oblats l'évangélisation première 
de la Rivière-Rouge, puisque des prêé- 
tres séculiers y étaient venus dès 


Le chant grégorien 
au phonographe 


ROME—L'Eglise reste fidèle à sa 
ligne d’évangélisation en utilisant les 
moyens de diffusion moderne. Ainsi 
les Bénédictins de Solesmes n'ont pas 
hésité à enregistrer sur disques leurs 
choeurs grégoriens; douze disques de 
gramophones portent actuellement, au 
recto et au verso, des chants grégo- 
riens exécutés sous la- direction de 


ae Gajard, par les moines de 1818; maïs tous les témoignages,— en 
l'Abbaye. Éitens dépit de certaines misères inhérentes 
— "0 


à la nature humaine sous toutes les 
latitudes, — confirment le caractère 
ru de cette chrétienté. 
PARIS.—Dans l’un de ses derniers | Au reste, ces gens, bien que de con- 
numéros, la “Semaine Religieuse de | äition modeste, n'étaient pas tous des 
Paris” a publié un article intitulé: “A 
quoi sert actuellement l'Esperanto?”, 
où il est montré que la langue inter- 
nationale auxiliaire “présentement, est 
bien avant tout un facteur d'expan- 
sion doctrinale”. L'auteur relate briè- de filles se fondait aussi dès 1829. 
vement ce qu'ont fait jusqu'à ce jour | Lors de l'entré ée du Manitoba dans la 


À quoi sert l’Esperanto 


soin des missionnaires avait été d'é- 


faire revivre cette période troublée dede ses souvenirs de mission.” 
l'histoire canadienne, peint le peuple | Bourrasque”, p. 87) 


vie laborieuse des: blancs. Mais le type | existence, une femelle ne produit pas 
classique de l'ancien métis est aujour-| plus de 10 à 11 oeufs, et que le rôle 


d'hui à peu près disparu. Dans tous |du mâle paraît être d'une importance 


les domaines de l'activité, —agricultu- 
re, commerce, industrie—on le trouve 
mêlé à ses concitoyens, parmi lesquels 
il n’est pas toujours aisé de le distin- 
guer. 

*# CE * 

Pour compléter cette mise au point 
au sujet des métis, on nous permettra 
d'y joindre le témoignage d’un illustre 
contemporain. 

Mgr Taché, deuxième évêque de 
Saint-Boniface (1853-1894), ne fut 
pas seulement un zélé missionnaire, 
un administrateur habile et un pa- 
triote éclairé; il a laissé aussi la ré- 
putation méritée d'un écrivain de 
haute valeur. Ses écrits sont indispen- 
sable à qui veut approfondir l'histoire 
de l'Ouest canadien. L'un de ses ou- 
vrages, Esquisse sur le Nord-Ouest de 
l'Amérique (1868), renferme un élo- 
quent plaidoyer en faveur des fils de 
la prairie, déjà fort calomniés à cette 
époque. L'auteur connait évidemment 
ceux dont il parle, lui qui vivait alors 
parmi eux depuis vingt-trois ans. 
Sans nier leurs défauts, il met en 
relief leurs splendides qualités: esprit 
d'observation, intelligence, sensibilité, 
hospitalité, honnéteté, patience dans 
les épreuves. 

L'Esquisse sur le Nord-Ouest est de! 
1868, c'est-à-dire un an avant les 
tragiques événements de Ia Bourras- 
que. On ne saurait trouver un docu- 
ment contemporain plus utile à con- 
fronter avec le texte du roman. Mais 
avant de citer des extraits de ce livre, 
il nous faut consigner l’étrange appré- 
ciation qu’en donne incidemment M. 
Constantin-Weyer. 

“Louis Riel, reçu chez l'évêque, 
examine sa bibliothèque. 

“N se désolait de n'y voir que des 
ouvrages de théologie, ou des mono- 


particulière, Il en résulte qu'une of- 
fensive dirigée contre la tsé-tsé adul- 
te pourrait être particuliérement fé- 
conde. Le système Marris présente 
plusieurs avantages: il est simple, peu 
coûteux; il nécessite un minimum de 
surveillance, et, enfin, il n'implique 
l'emploi d'aucune substance empoi- 
sonnée jouant le rôle d’appât. 
——000. 


Une maladie très 
rare en Egypte 


M. Delbet a présenté à l’Académie 
de Médecine de Paris de nouvelles 
statistiques, communiquées par M. 
Schrumpi-Pierson, confirmant que le 
cancer est une maladie très rare en 
Egypte. Cette rareté vient de ce que 
le sol égyptien est particulièrement 
riche en magnésium. Ce qui indique- 
rait l'emploi des sels magnésiens dans 
le traitement de cette maladie. On en 
fait l’expérience en ce moment dans 
plusieurs services cancéreux. 

M. Hayrem a signalé un excellent 
remède contre les gastro-entérites: il 
s'agit d'un mélange de kaolin et de 
sousnitrate de bismuth. 

000 —————— 
Le français en Bavière 


La Bavière vient de replacer 
français comme 
avant l'anglais. 

Le mouvement d'unification dans 
l'enseignement a gagné jusqu’à pré- 
sent les Etats suivants: Prusse, 
Wurtemberg, Bade, Thuringe, Hesse 
et Brunswick, dont l'effectif scolaire 
constitue ‘76 pour 100 de celui des 
établissement d'enseignement supé- 
rieur en Allemagne. Le français avait 
été remplacé en 1922 par l'anglais 
comme langue principale. 

O0—-— 


le 
langue principale 


Ces opérations préliminaires dure- 
ront plusieurs semaines. Elles fournis- 
sent de l'emploi à une cinquantaine 
d'hommes, soutiens de familles, et 
contribuent de notable façon à alléger 
la misère actuelle du chômage, sévis- 
sant à Gaspé et aux environs. 


Le Souvenir Canadien projette de 
faire durer ces activités bienfaisantes 
pendant une bonne partie de l'hiver 
qui arrive, pour peu que l’encourage- 
ment désirable de ses souscripteurs et 
bienfaiteurs vienne le justifier de 
poursuivre cette expérience économi- 
co-sociale. Sa prochaine entreprise 
serait de faire préparer, pendant 
l'hiver, à Gaspé même et sur tout le 
littoral gaspésien du golfe, la pierre 
et le granit “du pays gaspésien”, qui 
devront exclusivement servir à la 
construction du monument-souvenir. 
À recueillir ces matériaux, à les trans- 
porter à pied d'oeuvre, un nombre 
assez considérables de manoeuvres, au- 
jourd'hui sans emploi, en ces para- 
ges, trouveraient sûrement leur ga- 
gne-pain. 

Ce généreux dessein pourrait-il 
s'exécuter? Cela dépend du concours 
plus ou moins cordial et empressé que 
voudront bien accorder au Souvenir 
Canadien Inc. la population chrétien- 
ne du Canada et ceux qui ont mission 
de la représenter ou de la guider dans 
ses mouvements d’ensemble: gouver- 
nements, municipalités, associations, 
confréries ou individualités. 

On peut espérer que cette condition 
favorable sera réalisée, à en juger par 
la sympathie qui a souri jusqu'ici 
au projet du Souvenir Canadien, et 
par le sentiment vif et profond qui se 
manifeste, à l’heure où la crise démo- 
ralisante semble enfin laisser pres- 
sentir qu'elle dénouera, avant trop 


chevêque du lieu, feu Mgr Germain, 
puis approuvé et encouragé par Rome. 


Rien ne synthétisera mieux l'acte 
de foi, de repentir et de confiance du 
Canada chrétien et catholique, pour 
mériter d’être bientôt libéré du funes- 
te fléau, et protégé, à l'avenir, contre 
tout retour offensif, que le ‘voeu 
tacite”, sinon formel, de notre peuple 
éprouvé, faisant généreusement les 
sacrifices voulus pour assurer, selon 
le désir nettement exprimé du Saint- 
Père, la prompte édification de la 
“Basilique nationale du Canada au 
Christ-Roïi'—la première église de 
cette importance à être dressée en 
Amérique, sous ce vocable si promet- 
teur et significatif: proclamation, par 
tout un peuple, de la royauté sociale 
de Notre Seigneur Jésus-Christ. 


Ce sera une mise en oeuvre magni- 
fique d’une ligne de conduite natio- 
nale en tous points conforme à la 
vérité, si juste et si chrétienne, que 
proclamait fièrement à Toronto, au 
début d'octobre dernier, notre premier 
ministre fédéral, le T. H. R.-B. Ben- 
nett: “Je suis convaincu que seule la 
grâce de Dieu peut sauver le monde, 
plutôt que toutes les théories écono- 
miques!. . .” 


Pour la er canadienne, son 
empressement et son dévouement à 
donner à Jésus-Christ Roi le temple 
“réparateur” et ‘“implorateur” que 
souhaite le Pape, ce sera une adhé- 
sion pratique et salutaire à la con- 
signe, très opportune, que jetait na- 
guère le vaillant évêque-journaliste de 
Fort Wayne, EU.A, S. E. Mgr John- 
F. Noll, à nos sociétés désemparées: 
“Have the world down on his knees! - 
—Que les nations se jettent à ge- 
noux!” 


Communiqué. 


graphies de familles catholiques du 
Bas-Canada, et le seul bouquin inté- 
ressant, pensait Riel, était cette cu- 


En Saskatchewan 


Communistes sont avertis de 
rester tranquilles 


Les 


ASSURANCES 


Quand vous avez besoin de protection consultez un 


rieuse Esquisse du Nord-Ouest que le 
prélat venait de publier, eb& dans la- 
quelle il avait rassemblé quelques-uns 
(La 


Ce dénument présumé de la biblio- 
thèque épiscopale accuse une mécon- 
naissance absolue du vrai Taché, qui 
fut l'un des esprits les plus cultivés et 
l'un des meilleurs écrivains de son 
temps. L'hon. James-E.-P. Prender- 
gast, juge en cher du Manitoba, qui 
l'avait connu dans l'intimité, écrivait 
au lendemain de sa mort: 

“Ce nomade à tout lu. Ce voyageur 
a tout étudié. 11 connaît tous les livres 
et toutes les découvertes. Il se sert de 
l’astrolabe, il mesure les cours d’eau. 
I a été professeur de mathématiques 
et a écrit entre deux missions une 
étude sur les méridiennes. . - Il parle 
culture et construction, développe ses 
théories sur les ciments et les bois. 
Ii cause de chimie et de médecine, 
d’hypnotisme et d'électricité, et c'est 
tant mieux si la science n’a pas tort. 


ignorants et des illettrés. Le premier | Tout ce qu'il sait, il ne le sait pas à la 


manière des autres. En tout, et même 


tablir à Saint-Boniface une école de | dans le domaine scientifique, ce ne 
garçons .qui devait bientôt se trans-|sont pas des aperçus 
former en collège classique. Une école, 


, de simples con- 
naissances, des opinions qu'il exprime; 
ce sont des convictions inentamables 
assises sur le granit le plus ferme.” 


les catholiques pour utiliser l'Espe- | Confédération canadienne, — c’est-à-! (Journal le Manitoba, 28 juin 1894.) 
ranto en vue de mettre ce moyen|üûire à l’époque même des événements Tel était l'homme à la bibliothèque 


d'intercompréhension au service du: décrits dans la Bourrasque,—les métis 
catholicisme, et il conclut: “Des ca- | eurent au parlement de Winnipeg 
tholiques commencent donc, avec 12 | leurs représentants, qui ne se mon- 
sympathie de la hiérarchie, 
ployer pratiquement la langue Espe- | dont quelques- -uns même furent mi-! 
ranto. Et le. périodique d'action ca- 


d'em-|trèrent pas inférieurs aux autres, ul 


si médiocrement pourvue, d'après M. 
Constantin-Weyer. 
(à suivre) 
.Donatien FREMONT.. 
(Le Canada français) 


tholique, ‘“Katolica Vivo” ne fera ROMANS ANR ARE 
qu’augmenter cet emploi de la Rte] Un bérêt au lieu 
internationale, mise au service del d’une couronne 
l'Eglise. Le * ee 
L'archiduc Othon, prétendant au 
trône de Hongrie, fait actuellement sa 
. {troisième année à l'Université de 
LONDRES. — Lord Harewood, qui a|Louvain. Le jeune prince habite, avec 
épousé, en 1922, la princesse Mary, | St’ mère et ses frères et soeurs, le 
met en vente Chesterfield House, Se Rens de Stenockerzeel, près de 
résidence londonienne, et, en location | Bruxelles. Chaque jour, il parcourt la 
Goldsborough Hall, sa propriété du|distance qui sépare le château de 
Yorkshire, les charges fiscales ne lui! l'Université, en bicycle. Agé de 19 ans, 
perméttant plus de maintenir son|le fils de Zita a été proclamé, par sa 
train de maison. famille, roi légitime de Hongrie, et on 


Lord Durham ferme son château de! lui .donne le titre de “Sa Majesté”. 
Lambton et vend ses tableaux. x1!Actucllement, au lieu d'üne couronne, 
possède le célèbre “Enfant rouge", delil Porte le béret des étudiants de 
‘Lawrence; ‘dont un Américain lui Louvain. 
avait, il y a quelques mois, offert un 
demi million de dollars. - 

‘Lord Sackville,. de. son côté, met en 
‘vente deux de: ses : trésors : de son 
château -de. Knole . Park, ‘les portraits 
de. George. IX et de la reine Charlotte, 
‘par: sir” Joshua ns 


Oo 
_Les rigueurs du fisc 


000 


chef riationaliste de l'Inde, à déclaré 
que.la Conférence de:la Table Ronde 
sur. les-affaires de l'Inde est destinée à 
échouer, et il. a. ‘annoncé qu'il 8 ’embar- 
Jauera pour son pays le” 29: novembre. 


LONDRES.—Le mahatmia ul : 


-Cynisme révoltant- 


BELGRADE.--Une fillette de 14 
ans, profitant du sommeil de son père, 
avec qui elle était partie dans une 
forêt pour couper du bois, lui.a tran- 
ché la tête d’un coup de hache. 

La ‘jeune parricide .a commis son 
crime en présence de ses deux petits 
frères, qu’elle a ramenés paisiblement 
au village. Le lendemain, elle est re- 
venue dans la forêt avec sa mère pour 
brûler .le cadavre” | 

Au moment de son arrestation, la 
mère a succombé à une crise cardia- 
que,. mais ‘la fillette à fait. preuve, 
durant son AIPERUERQE, d'un -Cynis- 
me révoltant,. 

MADRID, |Espagne.—Jean Primo de 
Rivera, fils de l'ancien dictgteur, et 
Andres de Las Maries, Chantre de la 
cathédrale de Madrid, sont sous arrêt. 
On ‘les: “accuse d'activités. sntirépubl- 
{cainès. * à : 


en in nn A a a 2 0 in en 


REGINA-—“Le cabinet étudie la 
question des communistes dans la 
Saskatchewan, et il devra prendre une 
décision avant de faire aucune décla- 
ration. Il peut y avoir des poursuites 
contre les officiers du parti dans la 
province, mais le gouvernement n’a 
encore rien à dire. Nous espérons que 
le résultat du procès de Toronto sera 
une leçon aux communistes du Cana- 
da et à ceux de la Saskatchewan: et 
maintenant que l'association est dé- 
clarée illégale, nous croyons que ses 
membres s’abstiendront de toute nou- 
velle activité et se déssasocieront du 
communisme, surtout de tout mouve- 
ment de nature à les amener devant 
la loi.” 

Telle est, en partie, la déclaration 
de l'hon. M. A. McPherson, procu- 
reur de la Saskaichewan, après avoir 
été informé du résultat du procès des 
communistes à Toronto, et avoir ap- 
pris que toute la documentation rela- 
tive à ce procès sera communiquée 
aux gouvernements de toutes les pro- 
vinces canadiennes. 

D'après M. McPherson, la Sasxat- 
chewan ‘serait particuliérement inté- 
ressée, parce que, bien que les com- 
munistes le nient, ils semblent ne pas 
avoir été pour rien aux troubles des 
houillières de Estevan, où (certaines 
lettres ont été saisies qui le prouvent) 
ils ont pris part aux délibérations des 
mineurs. 


000 me 


Comme c’est loin ! 


Un rayon de lumière venant de 
l'étoile Arcturus, à 235 trillions de 


-| milles de la terre, marquera l'ouver- 


ture de la foire mondiale de Chicago, 
en 1933. Ce sera sans doute plus mer- 
veilleux que d’avoir le président des 
États-Unis appliquer au courant élec- 
trique. Ce rayon de lumière stellaire 
sera concentré sur une cellule élec- 
trique au moyen d'un télescope de 40 
pouces à l'observatoire Yerkes, à 
William Bay, Wis, et sera converti 
en un courant électrique. Le rayoh 
qui causera l'explosion a commencé 


son voyage vers la terre en 1893, date |: 


de la dernière foire mondiale de 
Chicago. Il aura par conséquent voya- 
gé à une vitesse de 180,000 milles la 
seconde pendant quarante années 
consécutives pour atteimäre la terre 
en 1933. 


0 (DO 
Un voyageur revenant d'Angleterre 
s'excusait auprès de sa : “femme de ne 
lui avoir pas écrit. 


C'était. mon Antention,. disait-, 


mais je’ ne l'ai pas:pu, parce qu "en j 


arrivant ‘à Douvres on. jeté l'ancre. 


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Te ss 


Le subside 
augmentera 
de $400,000 


Trève d’un an dans la cons-| 
truction d’armements 


GENEVE.—La trêve d'un an dans 


MONTREAL.—La population du 
Québec ayant augmenté de 500,000 
âmes, au cours des derniers dix ans, 


LA SURVIVANCE 
En Afrique-Sud 


Le discours du trône annonce le maïntien de l’étalon-or, 
l'adhésion à la trêve des armements 


LE CAP, Afrique-Sud—Le Parle- cours, a consenti à ia trêve d'une 
ment d’Afrique-Sud est entré en ses-|année dans les armements, pourvu 
sion spéciale jeudi. Le discours du que tous les autres Etats invités à la 
trône, que le gouverneur général, le | conférence de désarmement y con- 
comte de Clarenton, a lu, a révélé isentent aussi. Mes ministres ont pris 
que le gouvernement sud-africain |cette mesure parce qu’ils sont con- 


25 NOVEMBRE 1931. 


ETUDIEZ CETTE 
GRAVURE — 
ET REFLECHISSEZ 


la construction d'armements, à partir 
du premier novémbre, vient d'être 
mise en vigueur dans le domaine in- 
ternational, sur l'initiative d'Aristide | 


on croit que la province de Québec va 
bénéficier maintenant d'un subside 
fédéral de $400,000 plus élevé que celui 
fixé il y a dix ans. 

Le subside a été fixé en 1906, à 80 


j président du conseil de la! À a 
Eee de Nations. Un document qu|cents par habitant, d'après é recen- 
< 1 né t décennal. En 1921, le recen- 
$ de la Société, signé par | Semen 
se dit qu'environ cinquante sement fixait automatiquement le 
Soivenenents ont fait connaître leur subside à $1,868,959 pour he He 
désir d'accepter la trêve et que par|tion de 2,361,199 âmes. On s'attend 


conséquent cette trêve est devenue un |Ce que le subside atteigne maintenant 


! 
fait accompli. 


| 

Un certain nombre de gouverne- | 
ments, fait-on remarquer, rendent 
leur acceptation conditionnelle et la 
basent sur la réciprocité, et cette | 
dernière est également un fait accom- 
pli. Plusieurs réponses renfermaient 
des interprétations et des observa- | 
tions, mais ‘toutes semblent d'accord 


$2,300,000. 
ame Q (DO ——— 
21 députés catholiques 
au parlement anglais 


LONDRES.—Le Parlement britan- 
nique comprend 615 députés. Sur ce 
nombre, il y a 21 catholiques, élus aux 
dernières élections. Le dernier Parle- 


avec la résolution de la Société. Les | ment comprenait 22 membres catholi- 
principaux pays qui ont donné leur ques. Fo des 15 députés travaillistes 
adhésion sont: la Grande Bretagne, | Catholiques ont été réélus ainsi que les 
les Etats-Unis, la France, l'Italie, | deux députés nationalistes irlandais. 
l'Allemagne, le Japon et la Russie. Les seize autres membres catholiques 
A1 y a aussi l'Argentine, l'Uruguay, le!du présent parlement font partie du 
Pérou, la Finiande, la Bolivie, la Bel-| parti conservateur. Dix de ces der- 


gique, le Danemark, le Chili et la niers députés ont été élus pour la pre- 


Fologne. 


A sa réunion finale du 29 septem- 
bre, la Société des Nations a adopté 
une résolution demandant aux gou- 
vernements invités à la conférence 
de désarmement de 1932 de fournir 
une preuve de leur désir d'une heu- 
reusce issue des efforts faits en vue 
d'assurer et d'organiser la paix, et de 
s'abstenir de toute mesure compor- 
tant une augmentation des arme- 
ments. La trêve a été proposée d'abord 
par M. Grandi, ministre des Affaires 
étrangères d'Italie. Le fait que la 
trêve est devenue en vigueur est in- 
terprétée ici comme étant de bon 
augure pour le succès de la conférence 
de février. 


——-000 
La canalisation 
du Saint-Laurent| 


QUEBEC.—La province de Québec 
ne croit pas que ie gouvernement des 
Etats-Unis doit se servir de son ar- 
gent pour développer les ressources 


mière fois aux dernières élections. 
———000—— 
Le programme du 

parti républicain 


NEW YORK.—M. Nicolas-Murray 
Butler, président de l'Université de 
Columbia, a énoncé, à un banquet, un 
programme de quatorze points pour 
le parti républicain dans la campagne 
de 1932. Les principaux points de ce 
programme sont: l'abrogation du 
Dix-huitième amendement; un abais- 


traire au désir exprimé par beaucoup 
de producteurs de produits primaires 
du pays. 


Le discours du trône a annoncé. 
en effet, que le gouvernement sub- 
ventionnera certaines exportations et 
imposera des droits de primage sur 
les importations, afin d'obtenir les 
fonds nécessaires au maintien de l'é- 
talon-or. 


Le discours a aussi fait prévoir une 
législation tarifaire pour faciliter 
l'imposition de droits contre le dump- 
ing, afin de protéger les industries lo- 
cales contre les mauvais effets de la 
dislocation des taux de change. 


“Le gouvernement, déclare le dis- 


maintient l’étalon-or, ce qui est : 


OTTAWA.—L'emprunt de $150,000,- 
000 du service national du Dominion, 
qui est offert au public depuis lundi, 
est la nouvelle la plus intéressante 
lancée depuis quelques mois dans les 
cercles des placiers de banque. Cet 
emprunt a un double attrait pour le 
placier: il contribue au progrès natio- 
nal et il offre un revenu intéressant. 
Le Canada, pour le moment, doit 


PARIS.—L'intérêt que témoigne la: 


L’emprunt du service 
national du Canada 


PETITES NOUVELLES 


vaincus que cette trêve peut beau- 
coup contribuer au succès de la fu- 
ture conférence de désarmement. 

“Les effets du malaise mondial se 
sont manifestés plus particulière- 
ment par l'affaissement du niveau 
des prix de la plupart des produits 
primaires. Ils se sont fait sentir en 
Afrique-Sud à un degré croissant, et 
la situation économique, marquée par 
l'abandon de l'étalon-or en Grande- 
Bretagne demeure un sujet de grave 
préoccupation. ——- 

“x1 faut espérer que les événements 
récents accroïtront l'empressement de 
tous les pays à chercher dans la col- 
laboration internationale un moyen 
de rétablir le commerce entre les 
pays.” 


| 
| 


équilibrer ses propres finances à cau- 
se des marchés défavorables à l’étran- 
ger. Avant de s’'embarquer pour l'Eu- 
rope, le premier ministre R.-B. Ben- 
nett a terminé sa lettre personnelle, 
portant sa signature qui sera envoyée 
aux 117,000 détenteurs attitrés des 
débentures du Dominion du Canada 
par le personnel du ministère des 
finances. 


WASHINGTON.—La balance com- 


sement du tarif; l'équilibre du budget | France aux activités économiques du'merciale des Etats-Unis leur a été 
fédéral; la collaboration avec la So-| Canada vient de se manifester, encore | défavorable pour $36 millions en oc- 


ciété des nations et la Cour de justice! 
mondiale; une conférence internatio- 
nale sur jes réparations; des mesures 
tendant au désarmement et l'étude 
de la situation de l'argent. 

æ—000 


Les Indiens 
lutteront encore 


CALCUTTA, Inde—Dans un dis- 
cours prononcé à une récente réunion 
publique, le pandit Jawaharlal Nehru 


une fois, par la formation à Paris de 
la “Société d'études franco-acadien- 


na ; Î 
nes.” Cette société travaille en coo- | 


pération avec le sénateur Pascall 
Poirier et le service industriel du 
Canadien National. Elle tient ses 
séances dans Iles bureaux de cette 
dernière compagnie à Paris. Le | 
dent de la nouvelle société est M. 
Victor Forbin, auteur d'un livre et de | 
plusieurs articles de revue sur le! 
Canada. 


tobre dernier. Les chiffres respectifs 
furent de $205 millions pour l’expor- 
tation et de $169 millions pour l'im- 
portation. | 

NEW YORK.— Le Dr W.-E.-G. 
Baker, vice-président de la Victor Co. 
de Camden, N.J. vient d'émettre une. 
possibilité ainsi conçue: 

“Le jour n’est pas loin où l’on verra 
toute maison neuve, coûtant $10,000 


SEULEMENT UNE DIFFERENCE 


1c PAR JOUR 


dans le coût de la farine pour la famille 


ES 


Pas de sauterelles mortes--- si vous avez déjà examiné du blé 
nouvellement battu—(et qui ne l’a pas fait, qui vit dans l'Ouest du 
Canada)—vous avez remarqué des batonnets, des graines de mauvaises 


herbes, et des sauterelles mortes. Du séparateur à grain, le blé 


passe 


à la “graïinerie”, de là au moulin,—et ENSUITE? 


Dans les immenses moulins Robin Hood, le blé est d’abord tamisé 


différence du prix 
Hood, et la farine 


Demandez la 


afin de le débarrasser de la paille, des bâtonnets, des insectes, des 
graines de mauvaises herbes, etc. Une puissante succion à l'air aspire 
les fines poussières et les corps étrangers—ensuite commenrée le grand 
lavage, l’écurage et le rinsage du blé. 


Assurez-vous que la farine que vous employez soit bien celle qu'il 
faut pour la consommation de votre table. Rappelez-vous que. . 


. la 
de revient entre la farine PURE et PROPRE Robin 
commune de blé pauvrement moulu est seulement 


de 1c PAR JOUR POUR UNE FAMILLE DE QUATRE. 


L’'EPARGNE VAUT-ELLE CE QUE CA VOUS COUTE POUR LE RISQUE DE LA SANTE, 
LA PURETE DOUTEUSE, LE GOUT SANS SAVEUR ET 
LA PAUVRE VALEUR NUTRITIVE ? 


farine Robin Hood à votre fournisseur 


ou plus, avoir un appartement spécial FOURNIT PLUS DE PAINS - - - DU MEILLEUR PAIN - - - PLUS DE VALEUR NUTRITIVE 
naturelles qui sont purement cana-la dit: “I est impossible à l'Inde LONBÉLE = Tex chaucetes de! Pour la radio. Le théâtre en famille 
diennes; de plus, le projet de canali- d'obtenir le “swaraj” (l'indépendance) l'Echiquier, M. Philip Snowden, qui a | deviendra une espèce d'autre école et 
sation du Saint-Laurent est prématu-|sans de nouvelles luttes. qui po ent été fait pair DÉedra pro- jlà télévision, les vues parlantes, nou- æ mn 
ré, prétend l'hon. Tthanase David, | raient commencer bientôt.” I1 a ajou- à a _lvelles et lectures pénètreront tour à 
; inei j : ; bablement le titre de vicomte Snow-; A 
secrétaire provincial, dans une motion|{6: “De la présente trève découle “une AN en nbéN kon tan ee M TOUS deng es loves de (Pete ane SAINT-VINCENT PATRONNEZ NOS ANNONCEURS 


qu'il a présentée à la Législature de, 
Québec. 


On s'attend à ce que cette motion 
suscite un des débats les plus acri- 
monieux de la session. Le premier 
ministre L.-A. Taschereau, parlant 
récemment durant le débat sur l'a- 
dresse en réponse au discours du trô- 
ne, a dit: “La province de Québec est 
vitalement intéressée dans ses éner- 
gies hydrauliques. Ce sont nos propres 
grandes ressources et cependant per- 
sonne n'a invité la province de Québec 
à participer à toute négociation, en 
aucun temps.” 

a —— 00 —— 


Un nouveau manuel de 
sténographie française 


La maison Gregg, dont le système 
sténographique est répandu dans 
l'univers entier, vient de lancer un 
manuel de sténographie française dû 
au talent du R. P. R.-J. Sénécal, ©. 
MI, depuis de longues années Pro- | 
fesseur de sténographie à l'Université | 
d'Ottawa. 


Le P. Sénécal a travaillé laborieu- 
sement. depuis trois ans, à la prépa- 
ration de cette sténographie françai- | 
se qui est aujourd'hui reconnue com- | 
me unc des meilleures du genre. | 


En vérité, la méthode Sénécal- | 
Gregg, qui sera bientôt admise dans! 
toutes les institutions où s’enseigne la | 
sténographie française, est un nou- 
veau pas vers le progrès, car elle sim- 
plifie et popularise l'étude de la sté- 
nographie, elle permet au professeur 
de donner le maximum d'effort dans 
la préparation de l'élève et demande 
le minimum d'effort chez celui-ci en 
vue de l'exposé clair et précis des 
règles et principes. 


Tous les amis de l’Université sont 
fiers des succès qu'a remportés le b.| 
Sénécal, succès dont l'éclat rejaillit 
sur notre grande institution cana- 
dienne. 


0 00-— 
Ce que signifie le résultat 
des élections anglaises 


MONTREAL. — Stephen Leacock, 
professeur d'économie politique à 
l'Université McGill, commente dans 
les termes suivants le résultat des 
dernières élections anglaises: “Le 
triomphe du gouvernement national 
anglais veut dire le triomphe de 
la stabilité contre le désordre, 
de l'honnêteté contre l'extravagance, 
du sens commun contre 


blanc, rouge-cest ainsi que l'on dé- 


signe le drapeau britannique-—contre a 


le rouge. C'est par-dessus tout, ce- 
pendant, le triomphe de la ‘protec- 
tion tarifaire. Le gouvernement na- 
tional a assez de partisans pour im- 


le com-|P2r le Bureau fédéral de la Statisti- 
munisme — le triomphe du bleu, |{Ue- 


situation impossible qu'il faut termi- 
ner bientôt. Si cela est nécessaire, 
nous reprendrons la campagne panin- 
dienne de résistance passive sans at- 
tendre le retour du mahatma Gandhi, 
bien que nous préférerions l'avoir ici 
comme chef.” 


000 ———— 
La conférence indienne 
“Les nationalistes indiens combat- 
tront jusqu'à l'éternité”. 


meau du Yorkshire, est le lieu de 
naissance de M. Snowden. 


LONDRES-—M. David Lloyd George 
est parti pour Ceylan, en compagnie | 
de sa femme et de sa fille, Mlle! 


lial ne s'interposera pas avec le théà- 
tre public, ce ne sera qu'un supplé- 
ment des journaux, par exemple, en 
envoyant à domicile des discours et 
des photographies. Cette possibilité 
aura certainement pour effet de 


Megen. jeudi. I1 fait ce voyage pour ; changer le train de vie ordinaire que 
rétablir sa santé. On croit qu'il re-|nous menons.” 


viendra à la mi-janvier. 


DUBLIN, Irlande.—La paix la plus lfe 
| complète 


règne aujourd'hui 


u Mme Helen-P. Hoar, épouse de 


dans |feu Samuel Hoar, avocat réputé du 
LONDRES.—Gandhi a affirmé au Etat Libre d'Irlande, telle est la dé- Massachusetts, 


recevront chacun 


comité de structure fédérale de la GIspaton AIG da SOS IER Ent $2,000 à leur AIO Si Re”peivenr 
conférence en table ronde que les Les batailles de rue ont cessé de même|ni ne fument, d’après les clauses de 


“nationalistes indiens combattron 


| que les démonstrations anti- 


gouver-| son testament qui a été homologué à 


jusqu'à l'éternité” pour avoir entière nementales. Catholiques et orangistes | la cour des tutelles de Middlesex. Le 
autorité sur l'armée de l'Inde. “Nous cat mis fin à leurs hostilités. 


subirons le feu, la tempête et la dé- 
tresse”, a-t-il ajouté, “et si Dieu le 
veut, nous traverserons une pluie de 
balles, pour obtenir notre indépendan- 
ce. La nation qui n'a pas pleine auto- 
rité sur ses propres défenses n'est pas 
responsable, et si le peuple britanni- 
que croit qu'il faut encore un siècle 
avant qu'il soit possible de nous con- 
fier l'autorité sur l’armée, alors pen- 
dant ce siècle le congrès nationaliste 
errera dans le chaos. Si l'Inde ne peut 
obtenir une autorité entière sur l'ar- 
mée, alors l’armée devrait étre licen- 
ciée. J'attendrai jusqu'à l'éternité 
pour obtenir l'autorité sur la défense 
nationale." 


Lord Sankey, lord-chancelier, qui 
remplit les fonctions de président du 
comité, a laissé entendre que le gou- 
vernement terminerait la conférence 
Sous peu, mais plusieurs délégués 
ayant protesté qu'il serait impossible 
de rédiger une nouvelle constitution 
indienne sans avoir entendu les opi- 
nions des principaux représentants de 
l'Inde, le gouvernement a décidé de 
prolonger la conférence. 

“Cela me laisse dans le brouillard”, 
a dit Gandhi, “mais je suis prêt à 
passer l'hiver en-Angleterre si cela 
est nécessaire, pour tirer quelques ré- 
sultats tangibles de ces réunions”. 

” Le mahatma avait eu l'intention de 
s’embarquer pour l'Inde jeudi. 
0 — 


Le blé 
212,000,000 de boisseaux ont été 


pédiés au-cours des derniers 
mois 


€ex- 


OTTAWA-—-Depuis les trois derniers 
mois, le mouvement du bié dans le 
commerce international a établi un 
record mondial, selon un rapport émis 


Les consignations mondiales pour 
oût et octobre se sont chiffrées à 
212,000,000 de boisseaux, le plus haut 
point atteint, pendant la même pério- 
de, depuis 1920. En 1998 le mouvement 
avait été de 184,000,000. Le Canada et 


poser un tarif contre les libéraux et| les Etats-Unis ont participé au pour- 


les travaillistes. Le conservateur quil centage de 40.1; la Russie, 


S'opposait jadis lui-même au tarif sur 
les vivres est mort de faim! Jusqu'à 
Manchester qui ‘a rejeté! Ce qui est 
meilleur que des vivres sans tarif, ce 
sont des vivres que l’on.,a les moyens 
de payer.” - ds. l 


25.6 p.c.; 
l'Argentine, 8.4. pc; et l'Australie, 
10.7 p.c. Le rapport souligne le fait 
que le mouvement du blé russe est 
terminé pour l'année alors qu'il attei- 
gnait ses plus fortes proportions dans 
l'automne de 1930. l 


MADRID.—Une protestation de la 
part du Vatican contre le récent dé- 
cret déclarant que les questions de 
divorce seraient à l'avenir soumises à 
la seule juridiction des cours civiles, 
a été communiquée au gouvernement 
de ce pays par le Nonce payal, Mgr 
Tedeschini. Celui-ci déclara que le 
Saint-Siège considère une paréiile 
mesure comme un précédent non jus- 
tifié. 


MOSCOU.—Les femmes forment le 
tiers de tous les travailleurs actuel- 
lement à l'ouvrage en Russie et cela 


que a réussi dans l'oeuvre qu'il avait 


entreprise d'éloigner de plus en plus | 


la femme des travaux doniestiques 
pour Ja faire s’adonner à des travaux 
plus productifs. 

Avant la révolution, les femmes ne 
trouvaient d'emploi que dans les 
théâtres. Leur nombre augmente tout 
le temps. En 1929, il y avait 2,555,000 
femmes à l'ouvrage et l’an dernier ce 
nombre était de 3,506,000. 


WELLINGTON, N.Z. — Le Parle- 
ment a terminé sa session mercredi 
et le gouvernement a décidé de faire 
les élections générales, remises par 
suite d'urgence nationale, Je 2 dé- 
cembre. Les élections de Maori auront 
lieu la veille. Le premier ministre G: 
W. Forbes demandera aux électeurs 
de réélire son gouvernement national. 
On s'attend à ce que les partis de 


ROME.--Chacune des dix familles 
italiennes ayant le plus grand nombre 
d'enfants recevra en cadeau du gou- 
verneur de Rome, à commencer de 
Noël 1932, une demeure à cinq cham- 
bres. Des prix du même genre seront 
donnés tous les cinq ans. 


OTTAWA.—S. E. Mgr l'archevêque 
& annoncé la nomination de M. l'abbé 
René Bergeron, vicaire à Wrightville, 
depuis 1923, au poste de Chapelain de 
lhospice St-Charles, à la place du 
regretté chanocoire Raoul Lapointe. 


M. l'abbé Napoléon Laurence, vi-| 


caire à Saint-Charles, 
Wrightville. 


‘OTTAWA.—L'hon. Maurice Dupré, 
solliciteur général, a été nommé se- 
crétaire d'Etat intérimaire en l’ab- 
sence de l'hon. C. H. Cahan qui est 
parti pour lés Bermudes: : | 


indique que le gouvernement soviéti- | 


l'Union et de la Réforme se coalisent. | 


est nommé à, usines Ogden du Pacifique Canadien 


|père ou tuteur des enfants sera le 


seul à juger, si l'argent doit être payé. 
MACON, Géorgie.—On est en train 
de distribuer, au bureau de poste local, 


iun courrier déposé à la poste il y a 


| quarante ans. Le maître de poste ad- 
1joint C.-B. McElroy aperçut l’autre 
| jour le coin d'une carte eh arrière 
| d'une case de distribution, et décou- 
fée une vingtaine de lettres et de 
cartes datées de 1889. Ce courrier a 
été renvoyé à sa destination originale, 
| avec explications sur le retard. 


| PHHILADELPIIIE— Dix tramways en 
| forme de balle, les premiers au pays, 
| donnent maintenant le service sur la 
tvoie suburbaine de 13 milles entre 
i Philadelphie et Norristown. Ils peu- 
i vent faire une vitesse maximum de 
‘100 milles à l'heure, et aller en moyen- 
ne à 83 milles à l'heure, mais on ne 
leur fait faire que du 70 milles à 
l'heure à présent sur les chemins 
droits. | y : 


MEXICO.—Trois secousses sismi- 
ques, dont l’une d'intensité considéra- 
ble, se sont fait sentir ces jours-ci à 
Pinotepa, dans. l'Etat d'Oaxaca. Quel- 
ques maisons ont été détruites. 


WINNIPEG. — Une coordination 
parfaite du cerveau et des muscles a 
-valu au constable R. G. Pickrell, du 
‘Service des enquêtes du Canadien 
Nationel, de remporter le champion- 
nat américain du tir au revolver. Au 
Camp Perry Ohio, le constable Pick- 
rell à défait les meilleurs tireurs du 


{continent avec un total de 470 sur 
500. 


MONTREAL.—Quatre mille hom- 
hommes ont repris la semaine derniè- 
re leur travail aux usines Angus du 
Pacifique Canadien, qui étaient fer- 
mées depuis la fin de septembre. On 
n'entreprendra pas dans le moment 
de nouveaux travaux de construction, 
mais les employés se borneront à faire 
des réparations. ‘ 


CALGARY.—Huit cents hommes, 
qui chômaient depuis près de deux 
: Mois, ont maintenant de l'emploi aux 


NORTH BAY.—Après avoir manqué 
de travail depuis la fin de septembre, 
les employés des usines du Pacifique 


Canadien ont repris leur travail. Cent |grats, mais. 
auarante-deux hômmes: étaient affec- |] 


tés et Us sont tous-repris aux usines, 


BOSTON—Six petits-enfants de! 


‘marraine, Juliette Lessard, grand'- 


| 
} 
On ne pouvait avoir plus beue Sal 
guration de notre salle paroissiale. 
Température idéale, salle comble, ma- 
gnifique programme jusqu’à la fin de 
la soirée. 


Le 22 novembre 1931 restera une 
date mémorable dans les annales de 
la paroisse Saint-Vincent. 


Avec quelle joie et quel bonheur 
notre dévoué curé voyait le beau suc- 
cès de ses efforts secondés par le dé- 


siens. Aussi se faisant l'interprète de 
tous: ses braves gens il remerciait 
cordialement tous nos bons amis des 
paroisses environnantes: Saint-Paul, 
Sainte-Lina et Bonnyville. 


jours, était venu avec un beau contin- 
gent de ses paroissiens pour féliciter 
et encourager notre curé. 


Le député provincial, M. M. Déchè- 
ne, à tenu par un don à la paroisse 
montrer son dévouement à ses élec- 
teurs et angiens bons amis puisqu'il 
faisait partie de notre paroisse il y a 
quelques années. Cette attention dé- 
licate de notre député a été très ap- 
i précié par les gens de Saint-Vincent. 
On ne saurait trop remercier les ar- 
(Ses de Saint-Paul dont la réputa- 
tion n'est plus à faire pour nous avoir 
| fait rire de si bon coeur, dans leurs 
| deux comédies rendues avec beaucoup 
de brio. M. Léon Fraser et sa soeur 
se sont surpassés, ce soir-là. Mme 
Benoït, Mme Beaudry, MM. Leroux 
et Léon Fraser dans la deuxième co- 
médie ont été des plus heureux et 
savaient admirablement faire ressor- 
4ir tous les moindres détails de la si 
jolie et spirituelle comédie “Les peti- 
tes accordailles”. Ii faut rire de peur 
de mourir sans avoir ri, disait le cor- 
respondant dans son grain de bon sens 
de la semaine dernière. De toutes les 
personnes présentes dimanche dernier 
‘aucune ne pourra se faire ce reproche. 


Un grain- de bon sens.On ee 
encore du bonheur à faire des. in-, 

is il n’y'a que du malheur à 
’être—Mgr de Ségur: | 


. Après s'être sucré le bec avec de Ja 
bonne tire et avoir pris un excellent 
goûter préparé par les Dames de Ste- 
Anne on se sépara en.se promettant 
de revenir encore à Saint-Vincent. 


Dimanche prochain, M. Ubalde 
Baudry viendra dans Paprès-midi dis- 
tribuer à nos enfants les prix du 
concours de français donnés par 
PAssociation canadienne française de 
l'Alberta. 


De -passage au presbytère, M. Al- 
phonse Néron de Midnapore qui est 
venu prêter main-forte au curé et 
qui se propose de revenir encore dans 
notre belle paroisse où il s’est fait 
beaucoup d'amis. 


M. et Mme Edouard Lessard font 
part à leurs parents et amis de la 
naissance. d'une fille baptisée Marie-. 
Ange Albina. Parrain, Cyrille Lessard, 


père et tante de l'enfant, 


vouerment inlassable de ses parois | 
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25 NOVEMBRE. 1931. 


‘Le 14 novembre dernier nos élèves 
inaugurent leur saison de gouret. Une 


-patinoire de 190 par 90 permet à tous | 
d'évoluer à l'aise et de se livrer ‘à Lo 


ses légitimes fantaisies, 


Les équipes s'organisent peu à peu. 
Aux trois équipes de l'an dernier s’en! 
ajoutera une quatrième, parait-il. 

Le T. R. P. Provincial fait sa pre- 
mière visite au nouveau collège. Sous 
la direction de M. C. J. McNamara un 
groupe de séraphiques en uniformes 
blanc et brun.exécute un programme 
de gymnastique. L’article le plus inté- 
ressant pour les élèves termine la 
séance: la demande d'un congé: 
Anton Seiferling, syntaxiste allemand, 
sur l'invitation du R. P, Recteur, im- 
provise cette requête: “Voilà déjà 
plusieurs mois que nous travailions, 
T. R. Père, et nous sommes fatigués, 
Nous vous demandons de vouloir bien 
nous accorder un congé.” Le T. R. P. 
Ambroise accorde la demande et se 
déclare hautement satisfait de l’oeu- 
vre du collège Saint-Antoine. 


Le R. P. Alphonse, préfet de disci- 
pline, souligne de. vues animées le 
* congé du T. R. P. Provincial: “Un 
jour viendra” par Snub Pollaräd (con- 
tre le féminisme) comédie: “Napoléon 
I d’après Lateour-Gayet, drame. 


Samedi soir, nos élèves profitent 
d'une vue animée tirée de Siegfried, 
opéra de Wagner. L'opéra sera joué 
sur Je gramophone pendant que la 
pellicule se déroulera sur l'écran. 


Des pourparlers commencent pour 
l'organisation d'une ligue intercollé- 
giale pour le gouret. 
Oo. 


CLYDE 


Les dames catholiques de l'église 
St-Patrice annoncent Ia tenue d'un 
bazar, d'un souper au poulet et d’une 
partie de cartes le 8 décembre pro- 
chain. Tout le monde est cordiale- 
ment invité. —Corr. 


-000- 
GIROUXVILLE 


(Suite du dernier numéro) 


Qu’adviendra-t-il de l'Ouest cana- 
dien?—Le publiciste se demandait: si 
la Saskatchewan serait voüée à un 
échec au point de vue agricole. La 
réponse est: “IL nous est impossible 
de l'établir, n’ayant pas tous les chif- 
fres requis pour tenter cette démons- 
tration. D'autre part, le Manitoba 
dont le rendement est moindre que 
celui de la Saskatchewan et de l'Al- 
berta, n'a jamais vu sa production 
moyenne descendre en-dessous de 10 
minots de lacre. L’Alberta vit la sien- 
ne tomber à 6 en 1918 et à 8 en 1919. 
Il est vrai que la chose ne s'est jamais 
répétée. La Saskatchewan n'eût qu’u- 
ne récolte d'une moyenne en bas de 
10 minots, en 1919, au rendement 
moyen de 8.5. 


Conclusion. — Quelques analystes 
verront dans ces chiffres la confir- 
mation de leur théorie; la culture 
mixte est le salut! Si les terres vieil- 
lissent, les possédants suivent ia mêé- 
me loi. Is apprennent, s'ils sont pro- 
gressifs, la leçon que leur enseigne 
la grande nourricière. Elle a besoin 
d'être travaillée et fumée et. . . de se 
reposer. On commence à le compren- 
dre au Manitoba. On y viendra ail- 
leurs. 


Tracteurs—Nous ne pouvons que 
dire que les cultivateurs ont abusé 
quasi partout de cette invention, qu’ils 
y ont recouru de façon abusive sans 
égard aux avantages à retirer. C’est 
ainsi qu'un représentant du “Wheat 
Pool” de l'Alberta, M. Louis Norman- 
deau, cultivateur d'expérience, a sou- 
vent affirmé au soussigné qu'un fer- 
mier qui n'avait pas au moins 320 
acres, ne devait pas posséder de trac- 
‘teur. Un vieil habitant traduisait ain- 
si sa. pensée: “Les tracteurs mangent 
de la gazoline et nous sommes des 
producteurs de blé et d'avoine”. 

Les remèdes.—-La culture mixte. On 
sait ou on devrait savoir qu'elle n'est 
pas praticable dans toutes les parties 
‘au territoire, à cause de la nature du 
sol, à cause de l'absence relative d’eau. 
En d'autres endroits, les marchés 


| 


sont trop éloignés et les frais de 
transport -absorbent tout le revenu. 
Cependant il y a des cultivateurs qui 
. devront renoncer aux bénéfices faciles | 


| 


qu'ils ont connus et se décider à pro- 
duire au moins pour la consommation 
familiale: oeufs et viande, lait, beur- 
re, et légumes. 
Qu’adviendra-t-il?—1/Ouest renai- 
tra à la prospérité, mais pour attein- 
dre cette fin, il faudra que tous, gou- 
‘vernants, fédéraux et provinciaux, 
ainsi que les fermiers apprennent que 
les vertus d'ordre et de modération 
dans les besoins, sont toujours de mise 
et qu'elles devraient entrer en ligne 
de compte dans les éléments de ce 
renouveau économique de ce jeune 
territoire. Sinon, un cataclysme éco- 


‘nomique attend gouvernements, mu- : 


nicipalités, industrie, commerce, ban- 


COLLEGE DES JESUITES 


Mardi dernier, après souper, la salle| Distribution des prix du con- 


de récréation prenait un tout nouvel 
aspect. Nos grands, formés en rangs, 
le buste droit, les pieds en arrêt, se 
préparent à évoluer, sous le comman- 
dement du sergent-major Barker. 
C'est le premier exercice de la gym- 
nastique-milice que feront, grands et 
petits, deux fois la semaine. De ce 
premier essai le sergent-major s'avoue 
fort satisfait, tous montrant une 
grande attention et une suffisante 
souplesse d'exécution. C'est un pré- 
sage de progrès pour tous. D'ailleurs, 
chacun sait qu'il gagnera dans ces 
exercices collectifs une excellente for- 
mation de muscles. Nos enfants aussi 
en. profiteront. La force d'une équipe, 
on le sait, dépend du jeu d'ensemble, 
discipliné, où chaque joueur coordon- 
ne ses efforts à ceux de ses partisans. 
Il faut pour cela de la maîtrise de 


LA SURVIVANCE 


PINCHER CREEK 


cours de français de l’A.C.F.A. 


Dimanche dernier une grosse auto 
s'arrêtait en face du presbytère à 
l'heure de la grand'messe. C'étaient 
les officiers de notre Association na- 
ionale, M. le vice-président général, 
le Dr Beauchemin, M. R. Miquelon, 
récemment réélu échevin de Calgary, 
accompagnés de leurs dames, qui ar- 
rivaient avec les prix du dernier con- 
cours de français. 


Ils avaient franchi 150 milles avant 
déjeuner pour venir apporter à nos 
élèves de français la récompense de 
leurs succès, les encouragements à 
poursuivre cette étude en même 
temps que l'exemple d'un ‘’dévoue- 
ment sincère et désintéressé à la 
cause de notre langue. 


A deux heures précises, les élèves, 


soi. Or les évolutions d'ensemble de la| leurs maitresses, nos dévouées Filles 
gymnastique, exécutées consciemment, ; de Jésus, et leurs parents, installés 
sont une excellente discipline d’ac-!|qans la spacieuse salle du couvent, 


tion coordonnée. voyaient entrer le Dr Beauchemin, 


joueurs de gouret surtout, d'en pro- | ses compagnons de voyage, du prési- 
fiter. Moins d'étoiles qui “essaient des dent du cercle local, le Dr G. Dubuc 
montées sensationnelles”, mais des et du R. P. curé. 

joueurs, maîtres d'eux-mêmes et s’en- 


Aussitôt le programme est attaqué. 
tr’aidant à vaincre. 


| Le groupe des concurrents chante le 
Un vrai régal de rires fut servi, choeur de Larrieu: “Madeleine de 


Souhaitons à équipiers, | i 4 ie à ité PURE 5 : 
à tous nos équipiers,! un gros paquet sous le bras, suivi de! l'on envoie à Edmonton au comité qui s'était fait depuis l'inauguration 


COLLEGE ST-ANTOINE 28: eo ef ee ec fn fa fa fa fa fe fa fe aa af in a af fa fo fa af fo fa fa fa a fc aa fo fa a fo fo cc 36 


_ La vie en Alberta 


DE fo Ge Ge ee Ge Ge Ge ee fe ee fo fe he ee fo fe ee fe ef fe A fe fe ep fee ee he ee 


æ 
R 


PEPE 


recevrez des prix dans quelques ins- 
tants, adressez une petite lettre à 
celui qui vous le donne afin de le 
remercier pour la générosité qu'il a 
montrée aux concours de français, et 
ceux qui ne pourraient le faire, je de- 
manderai aux parents et aux religieu- 
ses de leur aider dans ce travail. Plus 
de miile dollars ont été réalisés cette} O'Neill, curé, d'adresser la parole à 
année par les donations de nos com-|l’assemblée assez nombreuse et sur- 
patriotes du Québec et d'ailleurs et|tout très intéressée. M. le curé s’exé- 
les nôtres de la province. C'est vous cuta avec un à propos fort remarqué. 
qui en bénéficiez, mes chers enfants, |11 demanda aux paroissiens de garder 
et vous leur devez des remerciements.| leur langue, de la faire apprendre 
À ce dernier concours il a été décerné très exactement aux enfants, évitant 
à nos petits canadiens par toute la | soigneusement les anglicismes et les 
province 531 diplômes et 900 prix. Et|tournures incorrectes. Il recommanda 
vous, mes chers compatriotes, qui réa-|aux Canadiens français de faire par- 
lisez la somme de travail qu'un tel|tie de l'A.C.F.A. qui a à coeur les in- 
concours a dû requérir, travail de)térêts des compatriotes albertains. 

demendAer des COIBUUONS; travail Le R. P. Routhier, supérieur du 
d'organisation, de correction, etc. etc. Juniorat St-Jean parla ensuite de 
je vous demanderai ceci: supportez|j;hilité du français pour la conserva- 
notre association provinciale de toute tion de 1 
la force de votre âme lorsque l'on fait 


du recrutement ponr PAC-FA. On écossité des concours pour susciter 
entend parfois faire cette remarque: l'intérét chez les enfants dans l'étude 


pourquoi ce dollar par membre que de leur langue, le progrès constant 


VILLENEUVE 


Distribution des prix de l’A.C.F.A. 


Dimanche après la grand'messe eut 
lieu la distribution des prix de l'A. 


a foi, des relations commer- 
ciales ou diplomatiques, expliqua la 


central? Lame SRbIE M ESAATES €tläe ces concours et leur importance 
Messieurs, Que Je n'ai pas besoin de grandissante. Il félicita les maitres et 
vous le dire maintenant. Vous _. commissaires d'avoir préparé ou fait | 
cette année fondé ici un cercle de l'A. | préparer les enfants au dernier con-; 
C.F.A., vous en êtes contents, j'en suis AOUTE: | 
sûr, et comme vice-président de l'A. 


C.F.A. à la salle paroissiale. M. Ma-| 


LE Re du cercle local, ouvrit | prix des plus pratiques furent empor- | 
a séance en demandant à M. l'abbé : {és comme suit: pour les dames: Miles 


PAGE 5 


lente condition 
Deux seulement— 


PICARDVILLE 


| La partie de cartes de MM. les mar-| 
guillers fut des plus satisfaisantes. Les | 


Louise Breault et Yvonne St-Louis: 
consolation: Léontine Breault. Pour 
les hommes: MM. Cyrille Lambert et 
Adonias Cloutier; consolation: M. 
Cyprien Garon. 


Les prix de saison pour l'an dernier 
furent gagnés Dar Mme Nap. St-Pier- 
re, Mlle Alphonsine Fradette, et MM. 
Raoul Boucher et Johnny Frigon. 


La comédie exécutée par Mme Adé- 
lard Garon ne manqua pas d'être vi- 
vement applaudie. Les personnages 
étaient: M. et Mme Adélard Garon, 
Alphonsine Fradette et Georges La- 
pierre. 


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on marché. 


AN I se Ve 


BONNES AMIES 


L'assemblée régulière aura lieu le 
premier lundi de décembre, donc le 7. 
Toutes les Bonnes Amies devraient 
être intéressées d'assister à cette réu- 


«: 


nion et voudront bien se rendre chez . 


Mlle Jeanne Patenaude, 10173 1l4e 
rue, ce soir-là, à 8 h. 15. 


En ce moment, les divers comités . 


se démènent pour mener à bonne fin 
les entreprises du cercle pour le mois 
de décembre. : 

Tout d’abord le thé de bienfaisance 
qui aura lieu probablement dimanche 
le 20 décembre. Mile Germaine Lam- 
bert et son comité est en charge de 
ce thé. Puis il y a la.loterie de $5 en 
or dont le sort sera décidé ie même 
jour. Le produit du thé et de la loterie 


servira à l'achat de vétements, nour- 
riture, friandises et jouets pour les 
petits enfants moins fortunés à Noël. 
L'année dernière les Bonnes Amies 
ont procuré un heureux Noël à plus 
de quatorze familles. Cette année le 
nombre en sera certainement augmen- 
té; aussi les Bonnes Amies comptent 
plus que jamais sur la générosité de 
tous. 

La soirée projetée par les Anciens 


M. le curé a terminé sa visite de 
paroisse. Pour la première fois il visi- 
tait les nouvelles familles appartenant 
désormais à Picardville par le fait 
que l’église est maintenant au village. 


Ainsi par décision de S. E Mgr 
l'archevêque les familles Beauchamp, 
Pombert, Jolivette, Mercier, Corbeille 
sont des nôtres. Nous nous en réjouis- 


samedi après-midi, aux enfants qui 
emplissaient la salle de l'Ecole Sépa- 
rée de la 103e rue: “La répétition de 
Mes Mémoires”. On y remarqua avec 
satisfaction une grande clarté de dic- 
tion, même chez les acteurs débu- 
tants. C'est un présage encourageant 
pour la représentation de mardi soir. 


Nos deux académies du cours uni- 
versitaire se sont constituées en “par- 
lement”. Dorénavant nos séances de 
discussions imiteront celles de 
Chambre des Communes d'Ottawa. 
Inutile de dire que l'innovation ‘a 


C.F.A., je vous le demande en toute 
sincérité, parce que c'est là les senti- 
ment que j'éprouve moi-même. Vous 
devez être prêts à faire tous les sacri- 
fices pour soutenir l’'A.C.F.A., dans le 


Verchères”, après quoi les petites sou- 
haitent de gentille façon la plus ai- 
mable bienvenue. 


Ces charmantes paroles ont le don 
d'inspirer le vice-président général qui 
répondit par l’allocution suivante: 


M. le président, mon Rév. Père, E périr dans la prochaine génération. 
Mesdames et messieurs, | Puis on fit la distribution des prix 
L'honneur qui me revient aujour- et diplômes aux g'ades I et II. Il fal- 

d'hui de venir vous présenter au nom | lait voir la surprise mêlée de fierté de 


la, de l'Association canadienne françaiseices petits, recevant de la main des 


de l'Alberta les prix distribués pour le officiers supérieurs la récompense de 
dernier concours de français, me tou-:leurs premiers efforts dans l'étude de 


suscité chez tous le plus vif intérêt. | che grandement. Rien ne me fait plus | notre belle langue. 


Nos orateurs auront maintenant l'im- 


plaisir que de prendre part à une Mile Françoise Brusset nous dit 


pression que leurs discours ne sorit ! fonction quelconque où l'intérêt cana-| avec le plus pur accent de France, 


pas un vain déplacement d’ 
étant prononcés devant les représen- 
tants du peuple: 
Ajoutons à cela ies procédures parle- 
mentaires qui rehausseront l'éclat de 
nos séances: et la satisfaction, bien 
naturelle, d’être hon. ministre ou hon. 
député; et la réconfortante sensation 
de faire masse avec son parti et d’être 
par lui soutenu. Autant de stimulants 
pour nos orateurs. 


Dimanche soir, première séance de 
notre “Chambre des Communes”. 
L'hon. député de Labelle (M. St- 
Arnauld) proposait un Bill en vue de 


qui, 


éloquence, | dien français est en jeu. Travailler {égèrement grasseyant, quelles sont 


pour grandir les nôtres est si stimu“'les “notes à la mode toujours trop 


les hon. députés. |[lânt chez moi qui m'enthousiasmel élevées: notes du boucher, de lépi- 


par-dessus tout, et je dois vous l’af-lvier, etc., et promet que l'an prochain 
firmer en toute franchise je suis heu-|ce sera les notes de français. 


[ta province, expliqua l'importance 


travail qu'elle s’est tracé, car sans elle dèles aux traditions de nos ancêtres. on. Venez en foule encourager notre 


nous serions nécessairement destinés | Chacun doit faire sa part. L'union des | jeune et dévouée jeunesse. 
“individus fait la force du groupe. Il 


.|Kkatchewan et Lamoureux est établi 


M. Tremblay, agronome bilingue de ! SOnS. 

ce, Dimanche prochain une soirée bien 
d’appartenir à l'A.C.F.A. pour que par lintéressante est au programme: c'est 
le groupement de toutes nos forces |la partie de cartes des jeunes filles. 
nous puissions continuer à exister fi- | Elles nous réservent une surprise, dit- 


l 
_—Gorr. | 
fit remarquer que si le nombre de 
ceux qui avaient participé au dernier 
concours dans la paroisse n'était pas 
grand, leurs notes étaient générale- 
ment bonnes; il termina en deman- 
dant aux parents et aux commissaires 
de voir à ce que l'an prochain tous 
les enfants prennent part au con- 


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reux aujourd'hui de prendre part à! Ceux des grades III et IV viennent | solidement depuis une semaine. C'est 

votre distribution de prix. jà Jeur tour chercher leurs prix, etlla première fois que nous voyons la 
Vous étes-vous véritablement de-;mlle Yvonne Pelletier déclame avec! rivière geler tout d’un coup, sans 

mandé aujourd'hui ce qu'étaient Ces |äme la “Vision de Montcalm”. |laisser d'ouverture, et au point de 

concours de français organisés par | Ensuite les élèves des 7ème et 9ème! permettre presque immédiatement le 

l'Association canadienne française de: grades reçurent des diplômes ct des! passage des voitures. 

l'Alberta. Le travail qu'il demande, : volumes plus gros, comme de raison. 


le bien qu'il peut apporter. Vous le | Léo Gagnon à convoqué ‘Une as” 


trie De k €) A la manière résolue dont ces heu-; ujjés en vue d'établir une coopé- 
comprendrez facilement, il à été'reux élèves enlevèrent le choeur GE) TER DOS LES rÉda tions A autonus 
organisé pour garder à-la jeune géné-; rieu: “ -êpes” evinait lal.. , Sont 

- | Larrieu: “Des crêpes” on devinait 4 \};es L'avantage de cette société se- 


faire élever le tarif sur les machines, | ration qui pousse cet amour pour la ! détermination de mettre encore plus|.. np Ë 
soir lui ont idit-Et font à de langue française que tout Cana dien | rait de fournir à M. Gagnon le capital 


d'ardeur à l'étude du français cette! écecsaire pour un outillage complet 


société un tort inappréciable. L'hon.| français bien né doit avoir. Mes Chers | année afin de décrocher de plus gr05/4{ en même temps les abonnés pour- 
s ji ji avoir | jcunes amis, c’est pour vous que l'on i : in | Re j 
député accusait la Machine d’avoir , q et plus nombreux prix au prochain | ,Qnt avec un minimum de dépenses 


amené la crise actuelle, en enlevant 
du travail à des millions d'hommes, 
en produisant une surabondance de 
produits, en réduisant les ouvriers in- 
telligents à n’être plus dans les usines 
que les rouages humains de machines 
perfectionnées. 


L'hon. député de Welland (M. Des 
Rosiers) fit valoir contre le Bill pro- 
posé, les immenses progrès accomplis, 
le bien-être obtenu dans la société 
grâce au développement des machi- 
nes. Restreindre l'usage des machines, 
en élevant le tarif, ce serait nous pri- 
ver d’une source de confort et d’un 
élément considérable de progrès. 

L'hon. député de Labelle trouve 
dans le Tr. hon. premier ministre (M. 
Deschène) un soutien éloquent, dont 
la phrase se développe pressante, 
scandée par le mot juste que frappe 
et l'expression forte qui vrille en vous 
la conviction. Un hon. ministre (M. 
Dumas), invoquant sa longue expé- 
rience au ministère des pêcheries, fit 
un réquisitoire contre les machines 
destructrices des poissons. 

Contre ces adversaires redoutables, 


le Très hon. ministre de l'Opposition | ! 


(M. .Mastalish) et l'hon. député du 
Cap Breton (M. d'Appolonia) se levè- 
rent. Ce fut une rude attaque par un 
escadron d'arguments qui faillirent 
désarçonner les défenseurs du Bill 
Mais heureusement, l'hori. - premier 
ministre se défendit avec-science. Il 
n'en reste pas moins d'honneur aux 
deux habiles assaillanis, 

On peut espérer que les séances à 
vehir trouveront nos députés aussi 
ardents à lutter pour l'honneur de 
leur et de notre “Parlement”. 
Oo 


HOPITAL DE LA 
MISERICORDE 


Les gardes-malades de ‘PAssociation 
des enfants de Marie, à l'hôpital de la 


Miséricorde vous invitent cordiale- 


fait joyeusement tout ce travail afin 5 : ï 
10 ; concours de l'A.C-F.A. . assurer les réparations et l'entretien 
que dans ans, 20 ans, 30 ans, vOuS| Invité par le président, M. Miquelon | de leurs voitures. L'idée est bonne 
puissiez prendre notre place et garder|se dit enchanté par ce qu’il vient de! 4} à déjà D eba d'entaite odidite 
our les plus petits d'alors ce quel voir , "à l ss ; : : 
P p p q voir et d'entendre et qu’à l'encontre | ourquoi ne serait-elle pas un succès 


nous essayons de garder pour vous. lqu conquérant célèbre de l'antiquité] 
C'est donc avec cette idée que les | il “vint, il vit, mais fut vaincu”. | 


concours de français ont été organi-| Le R. P. Tessier, O.M.I, curé, ajou- | 
sés et je m'excuse ici de ne pas vouS|ta quelques mots de félicitations et 
donner les noms de ceux qui furent | d'encouragement aux heureux concur- 
les pionniers de ce travail, ça m’en-|rents, faisant ressortir l'importance 


à Lamoureux? Aidons un des nôtres, 
encourageons-le, au lieu d'aller se 
faire rouler. . . par des étrangers. 


Léonie Roque, fille de Charles Ro- 
que, a été opérée de l’appendicite la 


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mi-novembre n'a pas eu lieu à cause 
des activités nombreuses, thés, con- 
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trainerait trop loin. Je vous dirai tout!et les avantages de l'étude de notre 
simplement qu'en 1929 il y eut 52|belle langue, une des deux langues 
écoles qui prirent part à ce concours. | officielles du pays. Pour n'avoir pas à 
En 1930 il y en eut 58, en 1931 il y en ‘rougir de sa langue, faute de la savoir 


semaine dernière. Elle est à l'hôpital 
de la Miséricorde, et est en bonne voie 
: de guérison. 

| Nous sommes heureux de dire aux 


COCOOOOODODOOOPDODCODODODDDDPODODODHDODF DO DDDDVEDOS 


Bois de charpente et de sciage 


eut 67. Nombre d'enfants en 1930, 2190; 
1931, 2568. Donateurs de prix 1930, 
235: 1931, 309; et je veux vous faire 


suffisamment, il faut la cultiver, sans | organisateurs et aux artistes qui nous 
quoi, comme le champ négligé, elle | ont donné un beau concert français 


‘devient toute hérissée de fautes, del à la radio lundi soir, que nous avons 


remarquer ici que plus de la moitié 
des donateurs sont de la province de 
Québec, sans oublier la vieille France 


barbariémes, d’anglicismes, qui la dé- | réellement joui de les entendre. Nos 
figurent et font qu'on a honte de le félicitations pour leurs efforts et leur 
parler. “Soyez fiers de votre langue, ; bon travail. —Corr. 


qui chaque année, par l'intermédiaire dit-il, c'est la langue des découvreurs | ————000 Re 
de M. P. Suzor, son consul général! et des évangélisateurs de notre pa- IMM ACULEE. 
pour l'Ouest, donne généreusement | trie: c'est aussi la langue de la diplo-i 

pour le concours de français de l’Al- | matie et da la classe cultivée de tous CONCEPTION 


berta. Comme vous le voyez nous pro- 
gressons chaque année ét nous vou- 
drions l'an prochain, si possible, que 
tous les petits canadiens français de 
’Alberta prennent part à ce concours. 


les pays”. De même que dans les années pas- 
Le Dr Dubuc dit le mot de la fin. Il}gées notre partie de cartes à l'occa- 
télicita et remercia les distingués vi-|sjon de la fêle Ste-Catherine fut un 
siteurs d'être venus de si loin rohaus-| magnifique succès. Plus de 200 per- 
ser de leur présence et de leurs sages | sonnes assistaient à la soirée organi- 
Vous de Pincher Creek, j'ai à vous | conseils cette fête du français. Saisée par les Dames de Ste-Anne. Les 
féliciter de la part que vous y avez|conservation n'est pas chose facile i heureux gagnants des prix furent 
prise cette année. Mes félicitations | quand on est isolé au milièu d'une; Milles M. Jenvrin, M. Ferguson, S. 
s'adressent d'abord aux religieuses ad- | majorité de langue étrangère, mais la! Desrochers, Mmes J. H. Ethier, et E. 
mirables de dévouement; l'histoire | beauté et la noblesse de la langue | Bruyère, et MM. J. H. Ethier, L. Le- 
nous dira plus tard que dans l'Ouest | française vaut l'effort requis pour laltain, J. Simard et R. Paquette. Les 
comme dans l'Est le clergé aura été la | garder et la transmettre à nos des-|suivants contribuëèrent au concert qui 
sauvegarde de notre peuple, Je üois | cendants. Ii félicita nos dévouées re-{fut des plus intéressants, Mme L. 
aussi des félicitations aux parents, ils ligieuses dont le travail persévérant | Williams, Miles J. Perron, M. Fergu- 
sont là pour encourager leurs enfants, |a été couronné de succès, succès quilson, Mme Corriveau, et MM. J.-L. 
et en dernier lieu à vous, mes chers!n'est, dit-il, en terminant, qu'un | Montpetit et Breux. L'orchestre Blue 
enfants, qui avez pris part à ce con- | commencement dans cette bonne voie.| Bird joua pendant la partie de car- 
cours, je voudrais aujourd'hui pouvoir| L'hymne national chanté en fran-|tes. Nos félicitations et nos remercie- 
décerner des prix à tous, cependant | çais par toute l'assistance mit fin à | ments aux organisatrices et aux artis- 
je ne le puis. Travaillez fort cette cette fête dont on parlera à Pincher |tes. 
année, et l'an prochain nous tâche- Creek. ; i à 
rons de vous donner davantage. Aux| Un détail à noter. "Trois élèves de eee a 
gagnants des félicitations barticuliè- | notre école ont réussi dès la première |; billets jaunes se vendent 75 sous 
res, surtout aux gagnants de prix pro- | année à enlever un prix provincial:| + Qümettent deux personnes et les 


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EST DU CANADA 


vinciaux, ce dont Pincher Creek doit 


Berthide Fournier, Georges Jetté' et 


ques ayant des intérêts dans l'Ouest. 
.” Réflexion et action saine, irréflexion 
ou crise accentuée; vers lequel de ces 
deux pôles s'orienteront gouvernants 
et dirigeants? Nous le saurons d'ici 
cinq ans. Rod. Laplante. 
Nouvelles —Neige.—Comme tout ce 
qui nous vient du ciel est immaculée, 
il nous faisait grand plaisir de voir 
tomber drus ces blancs “flocons de 


neige qui jonchent en ce moment la! 


terre. endeuillée de Novembie. C'est 
l'hiver qui vient prendre place chez 
nous; c'est la -joje des enfants avec 
les traîneaux, les courses en patin, les 
- glissades, etc. Pour les plus âgés, c’est 
le triste cortège, les malheureux souf- 
frent beaucoup l'hiver. Contre leurs 


maux, il faut qu'on les-protège. Il fait 


si froid dans leurs foyers désirts, etc. 
Donnons pôur les êtres. souffrants. 
Et. ce- qu'on donne aux malheureux 
sur. terre,.un jour au ciel, par -Dieu 
sera rendü.- Qui donne aux pauvres. 
prête; à Dièu.". 


être fier, car comme vous le savez les 
prix provinciaux sont décernés aux 
premiers de la province et Pincher 
Creek en compte un certain nombre. 


Maintenant, mes chers enfants, j'ai 


ment à une partie de cartes pour 
Aider leur charité de Noël. La soirée 
aura lieu mercredi soir, le 2 décembre 
à 8h. 15 p.m.,, à l'hôpital de la Misé- 
ricorde. Les jeux de whist et de 
bridge seront joués. Entrée 50 sous. 


Helen Pifer, cette dernière, une fil- 
lette de 8 ans, étrangère (son nom 
l'indique) à notre langue. Preuve qu'il 
n'est nullement nécessaire d'être aca- 
‘démicien ni même de langue fran- 
çaise pour décrocher dés prix au con- 


‘billets rouges 50 sous et admettent 
une personne. Vous pouvez vous pro- 
curer ces billets au magasin de M. J. 
W. Pigeon, ou au presbytère de l’Im- 
maculée Conception. Des artistes bien 
connus de la ville joueront dans la 
pièce “Les Boulinard” qui sera pré- 


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Saskatchewan et d’Alberta 


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LUNDI, 30 NOVEMBRE 
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une faveur à vous demander. Vous qui - 
‘ . : : cours de l'A.C.F.A. 


M. le Dr Beauchemin voulut bien 
nous dire sa satisfaction et celle de 
ses compagnons, du succès de nos 
| élèves et de notre petite célébration. 
|lQu'il veuille bien croire .que nous 
garderons un souvenir ému et recon- 
naissant de leur trop courte visite. 

| . — Corr. 
———000 —— | 
- Toilette féminine 
Entre maris. é A 


sentée à cette occasion. Il y aura 
aussi un programme musical très in- 
téressant. Procurez-vous vos billets 
immédiatement. - 


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Les Soeurs de lFAssomption vous 
invitent à une séance que leurs élèves 
‘l'aonneront dans la salle de l'Ecole 


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me qu'industrieuse; elle m'a fait une|srimme musical qui sera- des plus 
cravate avec une de ses viellles robes. | jntéressants les élèves rendront deux 


L'autre—Æh bien, la mienne s’est| courtes comédies. Venez en foule en- 
‘| fait une robe avec une de mes xene) 


cravates. . 


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courager ces - jeunes élèves -par votre 


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ECONOMIE, VIE SIMPLE, 
PETITE INDUSTRIE 


Voila le salut 


Nous souffrons d’un mal moral. C’est ce que j'appellerai la 
fausse et très fausse conception de la vie rurale, et même du 


bonheur rural. 

Je m'explique: 

Depuis la guerre maudite, toutes les classes de la société 
ont comme perdu la tête. Tout d’un coup, une pluie d’or est 
tombée sur le pays. Tous ont cru, sans plus y réfléchir, que ça 
durerait toujours. Quelques journaux, ont crié à la prudence. 
lis ont crié dans le désert, au son du canon dans les Flandres 
et des pétards impérialistes dans les deux chambres parlemen- 
taires. Et l’on a roulé sur l'or. . . Et l’on a continué. . . Et l’on 
veut continuer. Il est vrai que depuis 1918, les parts baïissaient, 


“[qu'il y a cing ans, les banques crevaient, qu'il y à un an, la 
* Bourse coulait, mais. . . on ne voulut rien entendre. Les écono- 


mistes prédisaient des années de disette, les évêques de la 
province de Québec ont même eu le courage de tout prophétiser 
en 1925, on ne voulut rien entendre. Tout craquait dans 1a 
maison, les fondations, le cadre et le toit, mais le jazz arrivait 
par le gramophone et le radio, on ne voulait rien entendre. Les 
autres pays criaient famine: l'Angleterre et l’Allemagne avec 
leurs huit millions de chômeurs, on ne voulait rien entendre. .. 
Et cela, personne ne peut le nier, dans toutes les classes de la 
soiciété, 

I y à 17 ans qu'on danse, le plancher s’est usé. . . et il faut 
rebâtir. 

Nous nous sommes ruinés nous-mêmes, en brisant avec nos 
traditions d'économie: il faut revenir à l'économie. 

Nous avons dépensé en reconstructions, en voitures, en 
éducation mal dirigée (je dirai pourquoi à qui me le demandera), 


[en beaux habits de ville, en meubles de villes, en voyages, etc.: 


il faut revenir à la vie simple. 


Nous avons abandonné nos petites industries, et, depuis plus 
de quinze ans, nous payons 5 fois au moins nos produits, nos 
propres produits, mais manufacturés, ce que nous les vendons 
aujourd’hui. Nous faisons vivre la pharmacie et les comptoirs 
de prfumerie, nous faisons vivre le boucher du village, les met- 
teurs en conserves des villes, les grandes manufactures de 
chaussures, les marchands de tapis, tapisseries, boîtes à musique, 
et ils ne nous font pas vivre. Regardez le prix d’une semelle pour 
soulier de fille de 14 ans, et pensez à ce qu’on vous donne pour 
une peau de veau! Autrefois, la femme tissait, le jardin et l’étable 


.|nourrissaient la famille, mais depuis, le rouet sèche au grenier, 


et on achète des “cans” chez l’épicier. Les catalogues dévorent 
les “coups d'argent’. Les filles, on les décore comme des actrices 
au profit des modistes de la ville; on les éduque, non pour la 
terre, mais pour épouser un petit notaire; les garçons, on ne 
réve pour eux que les emplois “dans le gouvernement”, etc. Il 
faut garder les nôtres chez nous, en remettant en honneur la 
petite industrie de chez nous. 


ECONOMIE, VIE SIMPLE, PETITE INDUSTRIE: voilà le 
Salut. Il dépend de nous. C’est notre volonté qui doit y revenir. 


de forcer les tout jeunes à revenir au simple bon sens. 


C’est, en effet, le simple bon sens qui le veut. Nous nous 
sommes éloignés du passé qui nous a gardés dans une heureuse 
aisance et liberté; le présent se charge de nuages d'angoisse, 
parce que nous sommes égarés sur une route, en des manières 
de vie, qui ne sont pas faites pour nous. Revenons au passé et 
aux vertus et pratiques qui ont fait le passé heureux et fécond. 


Puis, surtout, c’est Dieu lui-même qui nous donne aujour- 
d'hui une leçon, et une bonne! Sachons bénir la main qui nous 
sauve en nous blessant. La Providence a toujours réservé de 
petits profits aux agriculteurs parce qu’elle les veut dans la 
simplicité des goûts et des moeurs. 
beaucoup de désirs. Aussi, la culture 
d'épreuves; mais, je vous le deman 
Providence vous a manqué? 


_ Ce sera de même, demain, si vous le voulez. Peu importe, 
Maintenant, ce que fera ou ne fera pas le gouvernement. Le 
succès est entre vos mains. Dans les mains de la mère, comme 
dans la main du père, et dans la m 
doivent réfléchir sur les graves véri 
mettre sous les yeux. Le problème 
Vaillez et demandez de l’aide: il est moral, surtout; travaillez et 
économisez, et retournez à la petite industri 
n'est que remède pire que le mal. Par dessus t 
dans la Providence et plus en vous-mêmes! 


Est heureux qui n’a pas 
est-elle souvent traversée 
de, quand est-ce que la 


ain des grands enfants, qui 
tés que nous venons de leur 
actuel est économique: Tra- 


€. Hors de là, tout 


Louis HEBERT, (Le Droit). 
—_—————, 
Les cultivateurs ont avantage 


à engraisser des boeufs 


+ Le prix raisonnable des animaux 
d'engrais et l'abondance des fourra- 


, paie pour les meilleurs boeufs produits 
e ;€n Angleterre même. 

8esS von marché à l'heure actuelle de-: (4) L'O i 

. uest offre d i ès 
vraient encourager les cultivateurs al favorables à la sr Suix 
se mettre à l'engraissement, dit G.! ÉRE 


.| Se . 

W. Nuir, B.S.A., éleveur suppléant aul st des boeufs engraissés d'un an. 
Dominion à Ottawa. Le marché do- | . (5) Dans l'Est les conditions favo- 
mestique et le marché d'exportation ; "St l'engraissement des boeufs, à 
ont tous deux fourni la preuve, Lane PART 4e l'âge de dix-huit mois jus- 
née dernière, qu'il existe une vive: à l'âge de deux ans, 
demande pour des boeufs bien à point, | (6) Il n’y a pas d'avantage à en- 
d'un bon type de boucherie et d'un|E'Aisser un animal âgé de plus de 
bon poids. M. Nuir résume la situation | dEUX ans. 
de la façon que voici: (7) L'alimentation en plein air est 

(1) Malgré les bas prix actuels gel énéralement pratique; on obtient 


la viande, on peut obtenir un bénéñ- | € SP ENVEUNCR de poids rapide au! 
ce raisonnable en se servant des| "€" d'orge, d'avoine et de son au | 


grains, dont il existe actuellement | "7 JUSqU'à deux livres par jour, 


une provision abondante et bon mar-| (? I! Y à toujours sur le marché 


ché, pour engraisser des veaux, des He DAAUE de BOSuts bien-à point, fe 
Corps profond, qui sont très recher- | 


boeufs d’un an et de deux ans. 


(2) Les jeunes boeufs bien engrais- | 
sés obtiennent une prime sur le mar- 
ché domestique ainsi que sur le mar- |. 
ché d'exportation. Ils trouvent tou- 
jours acquéreurs, 


chés aujourd'hui, et l’on fcrait bien 


de chercher à satisfaire cette deman- 
de. 


(3) Les jeunes boeufs bien engrais- 
ses se sont vendus sur le marché an- 
glais à des prix égaux à ceux que l'on 


publications du Ministère de l’Agri- 

culture à Ottawa distribue gratuite- 

ment à tous ceux qui Je demandent. 
. : 

Ure industrie qui les expositions nationales d’automobi- 


n’est pas à son déclinl!®S en janvier, dit le journal, et, en 


Le journal “Free Press” de Detroit, 
Michigan, prédit qu'on fabriquera des 
autos pour une somme de $120,000,000 
avant la fin des deux prochains mois 
et il ajoute que les programmes sub- 
séquents de production seront encore 
plus chargés. : 


“Les nouveaux modèles se succède- 
ront rapidement entre maintenant et 


lancées à toute vitesse. 


L'opinion généraïe des chefs indus- 
triels, corroborée par les banquiers, les 
économistes et les hommes d'affaires 


ans est maintenant passée 
de bon, dit ce journal. 


Moyen de prévenir la sécheresse 
| dans l’Ouest du Canada 


Toutes sortes de systèmes ont été 
proposés dernièrement en vue de pré- 
venir la sécheresse dans l'Ouest du 
Canada, mais il n’y à aucune garan- 
tie que Jeur adoption diminuerait 
sensiblement les mauvais effets de la 
sécheresse. 


Deux de ces moyens ont été haute- 
ment préconisés dans la presse. Le 
premier consisterait à faire de très 
grandes plantations d'arbres; le 
deuxième, à emmagasiner de l’eau 
dans des réservoirs. On prétend que 
Pun ou l'autre de ces projets rendrait 
l'air plus humide et provoquerait ainsi 
une chute normale de pluie. 


Ces projets n'inspirent pas confian- 
ce; tous les faiseurs de pluie ont si 
souvent échoué qu'ils sont très sus- 
pects aux météorologistes. Il est facile 
du reste de déterminer quel serait 
l'effet des arbres sur la hauteur de 
pluie. L’étendue que l'on propose de 


nécessaire de construire quelque 50,000 
digues. 

Ces deux systèmes ne tiennent au- 
cun compte de l'effet des facteurs 
naturels qui produisent la pluie. La 
pluie est produite par la vapeur qui 
se trouve dans l'air, mais la simple 
présence d'humidités dans l'air n'est 
pas une garantie qu'il va pleuvoir. 
Qu'arrive-t-il quand le vent souffle 
comme il le fait parfois dans les 
Prairies? Il est probable que la vapeur 
qui s'élève des arbres et des lacs arti- 
ficiels dans la Saskatchewan serait 
transportée dans le Manitoba, ou mê- 
me qu'elle irait jusque dans l'Okla- 
homa ou le Texas pour soulager la 
sécheresse qui règne là-bas. N'ou- 
blions pas que ie plus gros de la pluie 
de la Saskatchewan prend naissance 
dans l'Océan Pacifique, à au moins 
mille milles plus loin. 

Depuis plusieurs années la station 
expérimentale fédérale de Swift Cur- 


M au père et à la mère d'adopter cette ligne de conduite, et} sem 
out, ayez confiance | 


L'exposé complet de la situation est i 
donné dans le feuillet 143 (NS), qui! 
vient de paraitre et que le Bureau des! 


préparation de ces présentations sur 
le marché, les roues des fabriques sont 


est que la période la plus défavorable 
que l'industrie. ait connue depuis dix 


pour tout 


reboiser serait de 1,000 milles carrés.|rent, Sask., conduit des expériences 
On dit que ces arbres exhaleraient [Sur l'humidité du sol, qui est le fac- 
tous les mois 30 billions de gallons | teur fondamental pour prévenir la 
d'eau sous forme de vapeur, soit un |Sécheresse. On s'est également adressé 
total, pendant six mois, de 900 mil-|à tous les points du monde qui souf- 
lions de tonnes d'eau. Ce sont là des [ÉeRS de la sécheresse pour se rensei- 
chiffres impressionnants, mais il ne{8ner sur les moyens de résoudre ce 
faut pas oublier que l'étendue delProblème. Beaucoup de théories au 
terre à arroser est vaste également. | Sujet de l'humidité du sol ont été .dis- 
L'étendue affectée par la sécheresse | Sipées et des points importants ont été 
est de 80,000 milles carrés, soit 51,-{|@écouverts sur lesquels nos connais- 
200,000 acres. Les 900 millions de ton- | Sances sont encore très limitées. Rien 
nes d’eau, réparties sur cette étendue, | n'indique, par exemple, que la séche- 
ne donneraient guère plus de quinze resse dans l'Ouest du Canada soit le 
centièmes de pouce de pluie, à peine, Moindrement reliée au syftème de 
assez pour faire tomber la poussière! Culture pratiqué, ou qu'elle aille en 
et il faudrait pour cela six mois. empirant. Les pratiques agricoles ac- 
tuelles, qui sont le résultat de bien 
des années d'expérience sont fonda- 
mentalement saines, en ce sens qu'el- 
les ont pour but de tirer le meilleur 
parti possible de la provision d’humi- 
dité qui existe. La question pour les 
expérimentateurs est d'augmenter en- 
core leur efficacité, et de trouver ainsi 
un moyen de prévenir la sécheresse, 
reposant sur une base tout à fait pra- 
tique et scientifique. 


im mm 


Pourquoi pleurer? 


Les possibilités du réservoir ne sont 
pas plus encourageantes. La quantité 
totale d’eau évaporée sur les Prairies 
pendant une période de six mois est 
d'environ 30 pouces. 


La surface moyenne d'eau d’un cer- 
tain nombre de réservoirs serait de 
35 acres. Pour augmenter la hauteur 
naturelle de pluie d'un pouce pen- 
dant une période de six mois, il serait 
REP EEE 
glise, était le seul qui ne pleurât pas. 

Un curé faisait un sermon sur les|L® Curé lui demanda: “Pourquoi ne 
peines de l'enfer. Tout son auditoire pleures-tu pas FONIME les autres?— 
fondait en larmes. Un gros rustre, qui| MOi, répondit le paysan, je ne suis 
était appuyé contre un pilier de l'é- 


pas de la paroisse.” 


CCE EENET EEE ON TERS CSC SE RE EEE EPS MEN ENT] De 
CPR RE PS EE TEEN EE, 


Vous n’aurez jamais de meilleur serviteur 
que le “Bonhomme” Kilowatt—ou du moins 
à meilleur, marché. Sans doute il ne peut 
travailler au delà de vingt-quatre heures 
par jour; mais vous ne pouvez pas vous 
attendre à beaucoup plus pour les quelques 
sous que vous lui payez par jour. 

Appelez votre électricien afin qu’il vous 
démontre comment le mettre au travail 
dans votre cuisine. Tout simplement, ajus- 
tez les contrôles de votre poêle électrique 


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| 
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25 NOVEMBRE 1931. 


Lt 


“Le mori déjà au travall, 
les enfantsen marche pour 
l'école, comment faitess 
vous cela ?” 

Ah! c’est facile si vous leur 
servez le Shredded Wheat. 
Je prends les biscuits à 
même la boîte et je les sers 
avec de la crème, ou du lait 
chaud pour les matins froids 
d'hiver. Ma famille ne s’en 
fatigue jamais, et cela me 
plait, et avec raison, parce 
que le Shredded Wheat est 
un grand reconstructeur du 
corps humain. Les vitamines 
et les minéraux nécessaires 
sont là, et aussi le son qui 
est si important pour la 
bonne santé.” 


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et votre rôle de cuisinière est terminé. 
Le “bonhomme” Kilowatt fait le reste, : 

Vous n'avez pas même à le Surveiller. Au 
temps opportun, il cuit parfaitement. vos 
TépaS—ct ensuite les tient au chaud dans 
un fourneau hermétiquement fermé jusqu’à 
votre retour. Vous vivrez des heures heu- 
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tous les ennuis que la cuisson électrique 
banira de votre cuisine. 


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25 NOVEMBRE 1931. 


LA SURVIVANCE 


Une expédition record 
e boeuf marqué par 
le gouvernement 


Lorsque l’“Empress of Britain”, la 
reine de l'Atlantique du Nord et l’or- 

ul gueil de ia Marine marchande cana- 
dienne, a fait voile de Québec le 28 
octobre pour son dernier voyage de la 

| Dr saison, elle portait dans sa “lazerette” 
Paris a fêté jeudi le 29 octobre, le {ses confrères en journalisme ou même |55 pièces entières de boeuf de choix 
centenaire de l'entrée de Louis Veuil-|de ses frères en catholicisme le lais-| portant la marque rouge, la plus forte 
lot dans le journalisme. sent en apparence indifférent. expédition de boeuf qui ait été classée 
L'illustre rédacteur en chef dei Une seule angoisse tient son coeur: | Marauée sous le Service fédéral du 
l'Univers n'était point à cette date|je salut d'âmes rachetées par Notre- | Classement du boeuf. Ge boeuf cos. 
catholique. 11 ne devait écrire dans |Sejgneur. Il fait sans tergiverser son faire‘ partie des provisions que 
le journal de M. Bailly qu’ après sa | devoir. VEmpress consommera pendant son 
SORVEION en 1e | Et si on l’accuse de sectarisme ou JoyaBe Aurour amiante none Abel 
Petit clerc dans l'étude d'avoué de|de parti-pris: “Je n'ai qu'un drapeau, Le dr taie 
Me Fortuné Dalavigne, frère du poète | écrie-t- cembre. Pour fournir les denrées ali- 


il: celui de la vérité catholi- 
mentaires de la meilleure qualité, le| 
célèbre, Veuillot accompagna en 1831 que. Au milieu des factions de toute ia dei picinione ie 


à Rouen un jeune homme de riche l'espèce, je neveux appartenir qu , sn 
famille bourgeoise, avec lequel il s’é- Pb re or sn 


acteur de Echo de la Seime-Infé |, 1.96%? donné, 1 s'est dévout, 1 sest\les paquebots du CPR, achètent 
rieure. livré sans réserve du jour où il l'&ljeurs provisions par soumission sur 

connue, à la vérité souveraine, COnS-|jes marchés et les soumissions exigent 
cient de trouver en elle la gardienne | Je classement du gouvernement en ce 


è s par excellence du droit sens ur concerne le boeuf, les oeufs, les 
tard, du même jeune homme, Gustave volailles, les fruits, les légumes et les 


3% 

Olivier, devait décider de son avenir ù | conserves. Les catégories du gouver- 
religieux, comme son amitié avait] Avec un courage intrépide et, com- |nement sont le type modèle de qua- 
déjà déterminé sa vocation d'écrivain.|me dirait l’ouvrier notre contempo- | 
. À pareille date, le retour à la pra-|rain, avec un cran parfait, il n’hésita 
tique sacramentelle d'un homme in-|d'’ailleurs jamais à prendre parti 
telligent, instruit, jouissant dans le | quand une décision s'imposait pour 
monde d'une belle situation, consti-|diriger son activité. 
tuaient un événement sensationnel. “Plébéien, écrit  Ollé-Laprune, 

Veuillot en fut profondément ému. Veuillot a dans le génie je ne sais 
Avec la loyauté de son caractère et! quoi de robuste et de sain”. L'esprit 
l'énergie de son tempérament, il en|prand seigneur ne fut pas son fait, 
tira rapidement les conséquences l0- nj davantage l'esprit bourgeois. 
giques. Mais il eut surtout de l’homme du 

Olivier l'ayant invité à faccompa-|pbeuple que l'intelligence et la bonne 
gner dans un voyage en Jtalie eb en|fortune ont élevé à une situation 
Orient, il en revint chrétien. Une | autorité l'âme d'un chef. et le Conseil de développement de 


RE re Du oi “Dieu m'a donné un glaive, décla-|salaisons canadiennes, se sont mis| 
Jésuites de Fribourg, fut le Couron- Lit; et je ne le laisserai pas rouil-|membres du Conseil; il en résultera | 
nereN Ar Cette PARNESe Elle point | ler. Et advienne que pourra! C'estlun développement important dans 1e 
de départ d'un apostolat par la plume je ‘chose dont je n'ai pas à m'oceu-| travaux de ces jeunes cercles. 11 y 
EDR AS QUAAAleuRQNeeS actuellement plus de 15,000 ue 

: Belles aroies que plus d'un mili- | dans le cercle des jeunes agriculteurs, 

Comme l'a écrit M. Léon Jules, “de},t de notre Action catholique ai-|et cette organisation a pris un déve- 
par ses origines et de part les fibres | era à relire et à méditer! iloppement rapide en ces dernières 
les plus secrètes de son coeur, Louis! Celui qui a toujours peur de se[années. Vingt et une équipes de jeu- 
Veuillot était du peuple”. compromettre, de prendre ses respon- | nes membres des différentes provinces 

Au milieu des controverses les plus) LS de Subir es critiques injus-|Concourront à l'Exposition agricole 
délicates et des situations les plus| tifiées a l'opinion publique, peut être | royale d'hiver pour le championnat 


ff k 1 ; 
complexes qui effrayent l’intellectue jun esprit distingué, un caractère raf- [au Dominion dans l'appréciation du 
et déroutent l'homme du monde, la bétail. 

 finé. Ce n'est pas un chef. 


1 
rectitude, le désintéressement et le: Cdminent, dérendra-til ‘à justice | 


1 4] , ; 
CONTABS 1e AL mANqUerent JAM lorsqu'elle sera opprimée? Comment | À ls éTISTaISSE 


jlà i it égal en- 
VOS QUES st Rent SORPRE ne t-il la vérité quand elle sera | plus de bestiaux | 
dre comment le père le plus aimant! Sélorniées | 


et l'ami le plus tendre devenait, au lots. Veulotine-Sest Jamais posé Le dernier numéro du rapport sur) 
moment nécessaire, le polémiste aux le commerce du bétail accuse une 
apostrophes cinglantes et aux indi- ces questions. D'instinct, il a UR | forte augmentation dans l'expédition 
gnations terribles. vaillant. Son buste placé dans la basi- | de boeufs et de veaux d'engrais pour 
lique du Sacré-Coeur, à Montmartre, |; ’engraissement. Jusqu'à Ja dernière 
, le représente entre deux grandes [semaine d'octobre il s'était transporté 
L'homme du peuple est tout d'une | dames, la Foi et la Vaillance chré-| ares ra bétlaut dk Dares-d'éhs 
pièce. Quand il a reconnu son erreur, }[tenne. Le seulpteur Fagel ne pouvait gvais 73,000 boeufs contre 60,000 pour 
il brûle, comme Clovis, ce qu'il à adoré | mieux choisir. i l'année dernière. L'augmentation dans 
SH DAertee AA RER: | La désinvolture de sa polémique |;, transport des veaux d'engrais est 

Eclairé des lumières de la foi, Veuil- | semble parfois passer même les auda- Ansst acbive que Tannée: dernière Un 
lot n'hésite pas un instant à vivre | ces permises. VER “spéciaientent à -Slenaler. ses le 
Fit CROIRE: Dégoûté des faiblesses de la géné- | transport des boeufs de l’Ouest sur les! 

Le service de Dieu, le salut des ration qui l'entoure envers les cory- fermes de l'Est pour l'engraissement; 
âmes, l'amour de Notre-Seigneur, le| bhées de ia critique patentée, il fla- le total de ces boeufs a été de 22,000 | 
dévouement. à l'Eglise, l'obéissance | selle à plaisir les idoles littéraires et! pour les 41 semaines de l'année, soit | 
absolue et empressée au Pape: telles! bhilosophiques de son temps. Il af- 


x 1100 pour cent de plus que l'année | 
furent, dès lors, tout naturellement, | fiche sans ménagement son mépris | P P Œ 


dernière. A. l'heure actuelle on ne 
les préoccupations dominantes de Sa! Lour les penseurs dévoyés et les hom- | trouve pas assez de bons animaux | 


vie. mes d'Etat sectaires. Il invective les | our cdtistatre lardemande Le mon 
catholiques qu'entraine, dans le but; que de qualité a toujours nui à cel 

Le christianisme artificiel, tout en|légitime de reconquérir au Christ le coMmeérée 

surface, de trop nombreux catholi-!monde moderne, la politique néfaste 0O0—- 

ques de la classe bourgeoise en 1830; des concessions; trop facilement, | Le succès couronne 

devint pour lui un objet d'horreur. !d'ailleurs, il se défie des transforma- , ee : 

Et encore plus cette apologie toute tions qui s'imposent aux institutions l'exposition coloniale 
humaine d'un ordre matériel, qui nelet aux méthodes d'apostolat avec l'é-| PARIS. —L'exposition coloniale de 
‘tient aucun compte des besoins du NORHOR des siècles. Non content dela France, qui attire des touristes de 
peuple, de ses aspirations, de ses souf- donner son plein assentiment aux|tout le monde, se terminera probable- 
frances, de ses besoins. dogmes enseignés par le. magistère ment bientôt. Le gouvernement a dé- 

Veuillot sentait combien ce. conser- indéfectible de l'Eglise, il renchérit ! cidé que l’exposition ne sera pas rou- 
vatisme étroit, à la mode païenne,|sur la foi du charbonnier et adopte|verte en 1932, malgré le désir de’plu- 
était injuste et dangereux, et il n'en lavec enthousiasme la totalité des |sieurs commerçants et propagandistes 
augurait rien de bon pour l'avenir usages ecclésiastiques et des traditions ; coloniaux. 

Volontiers son courage Le succès de l'exposition a dépassé 


UN CENTENAIRE 
DE LOUIS VEUILLOT 


Le prince des journalistes homme 
peuple 


"à 
l'Eglise et à la patrie”. 


4 se 


La conversion, quelques années plus 


lité pour les institutions de service 
public de ce genre. Elles veulent avoir 
le meilleure qualité et c’est la façon 
dont elles l’obtiennent. 
000 = 
De nouveaux membres 
prêtent leur appui aux 


petits cercles agricoles 


M. À. E. Maclaurin, secrétaire gé- 
néral du Conseil canadien sur les tra- 
vaux des petits cercles agricoles, an- 
nonce que la Eastern Dairies, Limited, | 


, per”. 


ee 
LS 


—— "0 (0 


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de la société. religieuses. 
Croyant authentique et militant | revêt un air quelque. peu provocateur. [les attentes. Il est probable que, 
habitué à envisager l'histoire de l'hu- Cruce et calaimo. Sa plume entrai-; quand elle sera terminée, elle aura été 
manité sous un jour foncièrement {nante, mordante, pleine de verve, fut | visitée par 35.000,000 de personnes, 
chrétien, il déconcertait les esprits|pour Veuillot l'agent de presque la population continenta- 
irrésolus que le romantisme invitait | victoires, l'occasion aussi—on le de-!le de la France. Les Belges ont été les 
à des abdications et que l'intransi- | vine—de nombreuses croix. Mais il | plus nombreux, vu leur proximité. | 
geance austère . du redoutable polé- | savait que de la criox sort le salut.| Viennent ensuite les Suisses, les Al- 
miste risquait de compromettre. Journaliste catholique et purement | lemands, les Tchèques et les gens des 
IL s'agissait de défendre la foi des ! catholique, il n'avait jamais voulu étrelautres pays européens. Les Anglais 
petits et le bonheur des humbles sa- |autre chose. Le secret de son influence | sont venus en moins grand nombre. 
crifiés à des fantaisies nébuleuses et est dans la fidélité qu'il garda à cette: vu leur situation financière. Trois 
à un égoïsme inconscient. ambition exclusivement surnaturelle.; rois et deux reines ont été au nombre 
Veuillot ne pouvait trahir leur au Son exemple demeure; sa renom- | des visiteurs: le roi Albert et ia reine 
se, qui était la sienne, puisquelle était | mée littéraire croit et se consolide. |'Elisabeth, de Belgique, Feisel, de 
la cause du Christ et de l'Eglise. Pour sa grande âme, jeudi, tous nos: il'Irak, le sultan du Maroc et la reine 
Profondément désintéressé, il dé-/lecteurs ont eu un pieux souvenir. | Wilhelmine, de Hollande. Pratique- 
daigne les places et les honneurs. Léon MERKLEN, |ment toute nation européenne a été 
L'approbation ou la désapprobation de (La Croix).' représentée. 


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Petites Nouvelles | 


LONDRES-—L'hon. Philip Snowden, 
ancien chancelier de l'Echiquier sans 
le cabinet travailliste de l’hon. Mac- 
Donald, vient d'être créé vicomte. On; 
se rappelle qu’il fut l'une des figures: 
les plus marquantes de l'ancien gou- 
vernement travailliste et que sa tena- 
cité lui avait fait décerner le nom de 
“chancelier de fer." 

PARIS.—Le ministre de l'agricultu- 
re estime que la récolte du blé pour 
l'année courante sera de 278,853,000 
boisseaux alors qu'en 1930 elle était de 
239,023,724 boisseaux. Malgré l'excé- 
dent de la récolte de cette année sur 
celle de l'année dernière, on croit que 
l'on sera obligé d'importer 50,000,000 
de boïisseaux de plus pour les besoins 
domestiques. 


PARIS.—Le vapeur géant que ia 
compagnie française A 
fait actuellement construire aux | 
chantiers maritimes de Penhoet, à 
St-Nazaire, portera tout probablement 
le nom de JEANNE D'ARC. La com- 
pagnie a reçu plus d'un millier de 
lettres, dont un bon nombre venant 


d’Américains, lui demandant de don- 


ner à ce navire le nom de l'héroïne 
française. La compagnie a pris ces 
demandes en sérieuse considération. 
CHRISTIANSTED, Je de la Vierge. 
—Une fièvre étrange, qui fait perdre 
la mémoire à ceux qui en sont frap- 
pés, règne ici à l’état d’épidémie de- 
puis quelques semaines. Les hôpitaux 
sont remplis. Cette fièvre est attri- 
buée à la piqure d'un moustique. 


OTTAWA.—Les Vétérans de la 


KIRKLAND LAKE, Ont. — Seuls) Grande Guerre à leur récent banquet 
dans leur petite maison isolée à Uni, nnuel, ont adopté la résolution sui- 


demi-mille d'ici, Edwin Algar, 30 ans, 
et sa femme Betty, 24 ans, ont perdu 
la vie au cours d’un incendie qui a 


détruit leur résidence.Leurs corps cal- |: 


cinés ont été retirés des ruines une 
demi-heure après la découverte de 
l'incendie. 

ROME.—Deux prêtres chinois de 
plus ont été consacrés évêques: Mgr: 
Youvg et Mgr Joseph Chow. Le pre- 
mier a été consacré Evêque auxiliaire 
de Canton; le second, Vicaire apos-! 
toligue de Paotingfu. C'est pour la | 
première fois, en Chine, que les Mis-| 
sions étrangères ont cédé un vicariat | 
entier avec tous ses organismes au: 
clergé indigène. 

BUDAPEST.—La Fédération natio- 
nale des écrivains et journalistes ca- 
Itholiques hongrois, réunie en assem- 
blée, a voté à l'unanimité une réso- 
iution protestant contre la persécu- 
tion de l'Eglise catholique en Espa- 
gne. 

Jotte résolution attire l'attention 
du monde civilisé et de toutes les ré] 
dérations nationales catholiques de 
l'étranger sur les traitements infli- 
gés aux églises, aux couvents, aux 
prêtres et aux religieux. 

MOULINS.—Le car dinal Segura,an- 
cien archevêque de Tolède et primat 
d'Espagne, vient de subir une crise: 
très grave de coliques hépatiques qui] 
a mis ses jours en danger. | 

Le cardinal est entré, depuis peu, 
en convalescence, mais reste trés dé- 
primé. 


| 
| 
| 


ATHENES, Grèce. — Le ministre | 
grec de l'économie nationale annonce | 
que son pays n’abandonnera pas l'é- LE 
talon-or. Le gouvernement a pris des 
mesures pour la stabilisation de la 
drachme. 


BUDAPEST.—On annonce que le! 
prince Nicholas, de Roumanic, a 
quitté Bucarest en secret avec 
Mme Jana Lucia Deleij, en dépit: 
de la défense de son frère, le roi Carol, Ê 
et que le couple s'est marié dans 1e | 
village de Tohan. | 


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CIXE DU- VATICAN.—Le pape à| 

nommé Mgr Gregory. Murray, évêque! 

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vante: ‘“‘Possédant l'expérience de la 
guerre et en connaissant toute les 
horreurs, cette assemblée enregistre 
à l'unanimité son horreur de la guer- 
re et exprime l'espoir que le gouver- 
nement canadien utilisera son ïin- 
fluence dans toutes les circonstances 
à la cause de la paix.” 


ROME. — Pendant que plusieùrs 
peuples du monde célébraient la fête 
| de l’Armistice l'Italie fêtait le soixan- 
te-deuxième anniversaire de naissance 
de son roi, Victor-Emmanuel III. 


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de Marie, Mile Comeau était assistée, Hedwidge Boisvert, il laisse trois en- 


MORIN VILLE de Mile Blanche Montpetit, présiden- 


Dimanche. dernier les enfants de te de la congrégation et de Mlle 
nos écoles recevaient les prix pour le |Marlie-Anne Tieulié, secrétaire tréso- 
dernier concours de français de juin |rjière, et c’est devant une assistance 
1931. L'on était venu de toutes les 
écoles de la paroisse et chaque dis- | gation à la Vierge Marie. L'union fut 
trict scolaire se vit attribuer un bon | ensuite bénie par M. le curé H. Gou- 


nombre de récompenses. Le couvent |{jer et la messe nuptiale fut célébrée 
par le R. P. Alexis, O.F.M. Les témoins | P. Gaborit, S.C.J. 


fit excellente figure entre toutes les! 
écoles et la chose n'a rien de surpre- 
nant pour quiconque songe à l'excel- ! 


étaient Arthur Comeau, père de la 


dans cette maison. Le président de | tiques de circonstance furent chantés 
l'Association canadienne 


du collège d'Edmonton. et de M.\pélicitations et sincères voeux de 

Allard, professeur à l'université de PoneuE et de prospérité. 

la capitale. Ces messieurs ont bien | 

voulu dire un mot d'encouragement | 

à nos enfants et de félicitation aux 

gagnants et aux institutrices. 
Ajoutons que ce dévouement de nos 

chefs ne doit pas rester sans écho 


dans notre population canadienne | ; 
française et en effet il ne serait pas | Nous avons le regret d'annoncer le 


juste de leur laisser tout le fardeau | décès de M. Achille Patry, âgé de 76 
et de ne rien faire pour les seconder!ans. Le défunt ne fut malade que 
dans leurs efforts. Aussi avons-nous|trois jours. Tous ses enfants de 
appris avec plaisir que les dames de|Jeffrey, Edmonton et même Calgary} 
la paroisse qui font partie de l'Exécu- | étaient à son chevet, Les funérailles 
tif du cercle local sont en träin d'or- |auront lieu jeudi de cette sëmaine 4} 


ganiser une partie de cartes pour di- ! 10 h. du matin. | 
manche prochain afin d'aider à l'Asso- La patinoire est prête. Nous n'a- 
ciation. Nul doute que l'on répondra | vons plus qu'à grouper les joueurs et 
avec générosité à leur invitation et inos parties de gouret recommenceront 
que la salle sera comble pour la cir-|sous peu. 1l est à souhaiter que nous 
constance. recevrons comme l'hiver dernier, l'en- 

Notre rond à patiner est terminé | Couragement du public. | 
depuis quelques jours et dimanche, Baptême.—Léo Théodore Joseph, 
dernier notre équipe de gouret se né de Narcisse Gélot et Alice Ouellet. | 
mesurait pour la premiére fois avec | Parrain et marraine, M. et Mme 
celle de Saint-Albert. La partie futi Théodore Gélot, grand'parents de 
des plus contestées et la victoire resta : l'enfant. Porteuse Mme Joseph Ouel- 
avec les nôtres. Îlet, grand'mère maternelle. 

M. Léon Coulombe conduisait lun-| Mille Yvonne Bailey est partie pour | 
di dernier à l'autel Mlle Alma Houle. | Edmonton où elle a ouvert un salon 
Nos meilleurs souhaits les accompa-|de coiffure au “Queen's Hotel”, 8729 
gnent. avenue Jasper. Cordiale invitation à 

Il nous a été donné, lundi, soir, | toutes ses amies de Legal. —Corr. 
d'entendre le concert français orga- Oo 


nisé par l'A.CF.A. C'était charmant BEAUMONT 

du commencement à la fin et il nous N sn 

tarde d'entendre le prochain qui se | pus POS 4 FORTE Q'AvoI + 
annoncer le décès d'un pionnier et 


donnera en quinze jours. 

[run de nos compatriotes les plus en 
Do —— . j vue dans la personne de M. Eugène 
Moreau. Il est mort samedi le 21 no- 
LEGAL vembre, d'une angine de poitrine 
Le mardi 24 courant, eut lieu le | n'ayant été malade que quelques 

mariage solennel de Joseph Garneau, | heures. 
fils de Mme veuve Séraphin Garneau,; M. Eugène Moreau habitait l'Ouest 
et Lucille Comeau, fille aînée de M. et | depuis 25 ans et était âgé de 68 ans. | 
Mme Arthur Comeau. Etant enfant Outre son épouse inconsolable, née 


M. et Mme Edouard Blanchard nous 
ont quittés et s'en retournent dans 
l'Est, à Embrun, province de l'Onta- 
rio. Nous regrettons leur départ et| 
nous osons espérer qu'ils nous re- 
viendront plus tard. 


—Corr. 


GOUVERNEMENT DU 
DOMINION DU CANADA 


Emprunt de Service National 


Le ministre des Finances offre 


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deux échéances (an choix du suuscripteur) comme suit: 


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BONS DE 10 ANS À 5%, ÉCHÉANT LE 15 NOVEMBRE 1941 


Le principal est payable sans frais, en monvaie légale du Canada, 


BONS DE 


Receveur général du Canada, à Ottawa, 
Charlottetown, Montréal, Toronto, 


émue qu'elle lut l'acte de sa seal 


mariée et Alfred Garneau, frère du | milieu d’une grande affluence de pa- 
A : ! . . 
lence de l'enseignement qui se donne | marié. Durant la messe de jolis can-|rents et d'amis. 


française par MM. Arsène Therrien et Thomas]|et Mme Pilon, M. et Mme Alex. Mor- 
s'était fait un devoir de se rendre & | Lessard. Après la cérémonie les heu-| neau, 


Morinville pour l'occasion et il était |;eux époux partirent pour un voyage | Heatley, M. et Mme J. W. Mowle, M. 
accompagné du P. Béliveau, recteur |Ge noce à Edmonton et Waïnwright.| Curry et beaucoup d’autres. 


ou au bureau du Receveur général adjoint à Halifax, Saint-Jean, 


A TO UKVILVANCE 


l'Association et particulièrement son 
président général d’avoir bien voulu 
Yhonorer dans la personne de son 
secrétaire général pour venir distri- 
buer les diplômes. Il profite de sa pré- 
sence pour le prier de transmettre au 
Dr Petitclere les condoléances sincè- 
res de la population française et de 
toutes les personnes présentes pour 
les douloureuses épreuves au'il a eu à 
supporter en si peu de temps. 


un cercle de Livournes Blanches. Le 
département offre de faire visiter les 
poulaillers des personnes organisées, à 
des périodes régulières et de venir en 
aide par ses conseils, à ceux qui dési- 
rent se perfectionner dans cette In- 
téressante ligne. 

Lâ saison des mariages est floris- 
sante à Bonnyville. Cette semaine 
verra s'unir les couples suivants: M. 
Lucien Hêtu et Mlle Jeanne Bartier; 
M. Eugène Bélanger et Mlle Jeanette 
Mercier; M. Théo. Vasseur et Mlle 
Elizabeth Lirette; M. Gérard Mer- 
cier et Mlle Lucille Séguin, tous de 
Bonnyville. Nos meilleurs souhaits 
sont acquis à ces braves et populaires 
jeunes gens. ; 

La semaine dernière nous remar- 
quions parmi nos visiteurs les parents 
de M. Omer Durocher, de Fort Sas- 
katchewan. L'on dit que quelques-uns 
de ces messieurs seraient désireux de 
s'établir dans nos parages. Mais oui! 
il faut venir. 

Dimanche dernier plusieurs person- 
nes de Bonnyville se rendaient à l'in- 
vitation de M. l'abbé Lepage à Saint- 
Vincent pour l'inauguration de sa 
magnifique salle paroissiale. L'on rap- 
porte une très, très jolie soirée. Par- 
mi les visiteurs, M. le curé Lapointe, 
M. et Mme Josaphat Hamel et les 
demoiselles Philomène et Berthe Li- 
moges. 

Mme J. Nap. Vallée était de passa- 
ge à Edmonton pendant quelques 
jours. 
=————0Co- 1 À lhôpital depuis quelques jours 

BONNYVILLE i sous les soins du Dr S. Sabourin, Mlle 
Olive Laberge, qui se rétablit d'une 

Nous jouissons depuis samedi d’une | opération sérieuse. —Corr. 
température beaucoup plus modérée. Oo 
Le peu de neige permet tout de même C ASTOR 
d'avoir des chemins d'hiver qui sont 
beaucoup appréciés sans nuire aux| Distribution des prix et diplô- 
autos. Beaucoup de grain se dirige| mes du concours de français 
encore vers les élévateurs malgré la! Le temps est froid, très froid, et 
baisse du marché. Les affaires repren- | cela a empêché beaucoup des nôtres 
nent considérablement et les gens|à venir assister à la distribution des 
s’encouragent. prix et diplômes du concours de fran- 


Mardi dernier, MM. Tremblay et | Sais. 
Nicholls, conférenciers sur les volail-| Il est 8 h. du soir, lorsque le secré- 


fants, Marguerite (Mme Lessard), 
Albert et Rosaire. 

Il laisse aussi trois frères: Théodore, 
de St-Sylvère, P.Q., Joseph, de St- 
Célestin, P.Q. et Georges, de Midna- 
pore, Alta. 5 

La levée du corps a été faite à 1 
demeure mortuaire par le curé, le R. 


Les funérailles eurent lieu lundi au 


Il annonce ensuite qu'il renouvelle- 
ra pour la région les prix oratoires de 
français parmi les enfants de langue 
anglaise pour 1932. 


M. U. Baudry, secrétaire général de 
l'AC.F.A., parla en anglais et en 
français de l'Association et de ses 
concours français; de l’heureux résul- 
tat que ces examens apportent par 
l'étude de la langue française, un 
lien qui grandira et resserra l'amitié 
entre les deux grandes races par une 
meilleure entente de la langue fran- 
çaise, il montre le nombre toujours 
croissant des écoles et des élèves qui 
prennent part au concours. Ces con- 
cours sont ouverts à tous, quels que 
soient leur race, religion ou couleurs; 
mais notre Association entend conser- 
ver son autonomie. 


Parmi l'assistance on remarquait M. 


d'Edmonton, M. et Mme 


De nombreux témoignages de sym- 
pathie furent envoyés à la famille en 
offrandes de messes et bouquets spi- 
rituels par les personnes suivantes: 
ses enfants: Albert, Rosaire et Mar- 
guerite, M. et Mme Emile Pilon, M. 
et Mme Adrien Blackburn. 

Les porteurs étaient: M. Pierre 
Bérubé, M. Napoléon Bérubé, M. Da- 
vid Magnan, M. Charles Soucy, M. 
Eugène Goudreau, M. Hubert Rivard. 
M. Pierre Royer portait la croix. 

Au nom de la famille, M. Rosaire 
Moreau remercie tous ceux qui lui 
ont témoigné leurs sympathies dans 
la douloureuse épreuve qui la frappe. 

—Corr. 

La ‘“Survivance” prie les membres 
de cette famille d'agréer l'expression 
de ses sincères condoléances. 


Il remercie pour les témoignages 
de sympathie que le président du 
cercle l’a chargé de rapporter à notre 
président général et dit qu'il se fera 
auprès de lui l'interprète de tous. 


Ensuite a lieu la distribution des 
diplômes et superbes volumes aux 
heureux lauréats, puis des deux mé- 


rite, offertes par M. F. Jaboeuf, qui 
ont été gagnées par: ère médaille, 
Mile Anie Van Orlee; 2ème médaille, 
Mlle Mildred Harvey, de l'école The- 
resetta. 


La soirée se termina par des chants. 


On nous annonce qu'au prochain 
concours quatre écoles de la région y 
| prendront part. 


M. U. Baudry qui fut l'hôte de M. 


les, venaient, sur invitation, rencon- | taire général de l'A.C.F.A. accompagné | H. Déchêne, est reparti pour Edmon- 


trer les gens intéressés pour leur|du président et du vice-président au|t°n Par le train du matin. —Corr. 
aider dans la sélection de leur voilier! Cercle Castor de l’A.C.F.A. pénètrent Dee —C00 — 
et tâcher d'encourager les gens à!dans une des salles de l’école Mon- COWLEY 


améliorer leurs volailles en s’organi- | fort, mise à notre disposition pour la 
sant. Ces messieurs furent très inté-|soirée. Les enfants sont là, impa. | 
ressants et surtout très pratiques. tients, Parmi l'assistance nous remar- 
Plusieurs ont profité de leurs bons|quons plusieurs personnes de langue 
conseils et nous avons le plaisir de |anglaise. 

voir un cercle d'Eleveurs de volailles] Le président du cercle M. F. Jabeuf, 
Plymouth Rock grises en formation. | ouvre la séance par une adresse de 
Espérons que le nombre de membres ! bienvenue à M. U. Baudry, secrétaire 
grandira, et que l'on pourra voir aussi général de l'ACFA. Il remercie | Un libéral élu dans Ontario 


Nous serons très heureux de 
publier le courrier de Cowley si 
le correspondant veut bien nous 
faire connaitre son nom. 


La rédaction. 
———0Q 


GUELPH.—Pour la seconde fois de- 
puis trente ans, la circonscription 
onftarienne de Wellington-sud a élu 
un député libéral à la Législature: M. 
D.-Paul Munro a obtenu mercredi, 
une majorité de 258 voix sur son ad- 
versaire conservateur, M. W.-P. Gam- 
ble, dans une élection partielle ren- 
due nécessaire par la mort de M. 


Lincoln Goldie, ancien secrétaire 
provincial dans le gouvernement 
Ferguson. 


Les libéraux comptent maintenant 
15 députés à la Législature, les con- 
servateurs 88, les progressistes 5, les 
conservateurs indépendants 2, les 
United Farmers of Ontario 1, et les 
travaillistes 1. 


Rhumes-Bronchites- 


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dailles d'argent représentant le mé-| 


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Un remède qui mérite des louanges 
‘Mme Napoléon Roy, de Birchton, 
Qué., écrit: “Le Novoro du Dr Pierre 
est un remède qu’on ne peut louanger 
assez hautement. La moitié d’une bou- 
teille de cette médecine fut suffisante | 
pour restaurer mon appétit et règler; 
la fonction des intestins.” Cette pré- 
paration faite de plantes augmente la 
sécrétion digestive et affecte d'une 
façon bienfaisante le procédé d'élimi- 
nation. Elle devrait se trouver dans 


é-|: 


selon leur vocation. 


25 NOVEMBRE. 1931. 


D 
naient de remporter des prix. Il ex- 
horta ensuite tous les Junioristes à 


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développer en eux l'obéissance et la 


piété, ces deux vertus qui doivent être 
à la base de leur vie d'étudiants, s'ils 


veulent. devenir un jour des apôtres 


Sa dernière parole fut pour accor- 


der un grand congé aux élèves afin de 
leur permettre de célébrer la Sainte- 


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JUNIORAT SAINT-JEAN 


Dimanche soir, S. E. Mgr l’archevé- 
que nous faisait l'honneur de prési- 
der à la distribution des prix du 
concours de français. L'A.C.F.A. était 
représentée par son secrétaire géné- 
ral, M. Ubalde Baudry, MM. Allard et 
Pilon, et les RR. PP. Boyer et Bou- 
cher, tous membres de l'Exécutif. On 
remarquait aussi dans l'assistance le 
R. P. Alac, O.MI, du vicariat de 
Grouard. 

La séance s’ouvrit par un morceau 
d'orchestre. En plus d’une petite say- 
nèête: “Saint-Délicat”, le programme 
comprenait un dialogue et quelques 
duo: violon et chant. 

Le R. P. Supérieur souhaita la bien- 
venue à Son Excellence au nom du 
Juniorat, et M. Baudry en celui de 
l'A.C.F.A. Puis le secrétaire général, 
ayant fait l'historique des concours 
de français de l'Alberta, nous en mon- 
tra toute l'importance et procéda en 
suite à la distribution des prix et des 
diplômes. 

À son tour, Mgr l'archevêque en- 
couragea les élèves à bien profiter de 
ces concours et félicita ceux qui ve- 


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vous faille trois gros repas par jour, 
vous pouvez les prendre à condition 
d'assurer la neutralisation des acides 
dangereux que les aliments formeront 
dans votre estomac.” 

Lorsque votre estomac est surchargé, 
la masse de la nourriture s'aigrit ra- 
pidement et forme des acides qui pa- 
ralysent l’activité gastrique bien avant 
que le travail de la digestion soit 
terminé.L’estomac s'affaiblit alors et 
s'irrite et vous commencez à souffrir 
journellement d'indigestion, de flatu- 
lence, d'acidité, de ballonnement et 
de douleurs d’indigestion. Vous perdez 
aussi l'appétit—vous êtes fatigués et 
vous avez des vertiges—et les repas 
qui faisaient votre joie deviennent des 
cauchemars redoutés. 

Si vous voulez neutraliser rapide- 
ment ces acides dangereux, rafraîchir 
et nettoyer votre estomac et l'aider à 
bien digérer ces joyeux repas sans que 
vous en soutiriez, procurez-vous du 
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immeubles) aux Fi 


‘diocèses, 


VICTOR MATHIEU, NP. 
NOTAIRE DE CINQ DIOCESES | 


durée de 5 ans 
paroisses, 


Téléphone 25151 


Se 


(sans hypothèque sur les 


‘Saskatchewan, du Manitoba et de l'Alberta, te religieuses -de la 


88, rue -St-dosepn, QUEBEC 


re pour a vomes À